Sublimer son morceau de piano

Voici un nouvel épisode de l’instant piano, dans lequel je vous parler “musique”. Je vous montre comment lire la partition pour sublimer votre morceau.

Comment jouer avec ressenti ?

Vous vous demandez comment faire pour interpréter votre morceau au piano. Voici une vidéo qui vous montre comment faire 🙂

Merci d’aimer cette vidéo si vous trouvez ce contenu intéressant et de la partager à d’autres pianistes qui en auraient besoin !

Comment utiliser le poids du corps ?

Jouer au piano

Crédit photo : PianoSteinway422737Pixabay

Quand vous jouez du piano vous sentez des points de contraction, des tensions ou de la raideur. Votre poignet est fixe, les épaules sont relevées, la mâchoire est serrée. Vous arrêtez de respirer, vous êtes en apnée. Le son de votre jeu devient dur, et peu agréable.

Bonne nouvelle, cet article est fait pour vous !

Notre raideur, nos tensions musculaires ont un impact direct avec notre son. Si on veut un beau son chantant, notre façon de jouer doit être détendue et souple.

Nous avons vu dans un article précédent comment s’installer au piano.
Nous allons nous concentrer sur la position et le poids du corps pour apprendre à garder une souplesse musculaire.
Cela nous permettra de garder une certaine détente pendant l’exécution d’un morceau.

Mais alors comment avoir un beau son plein ?
Asseyez-vous et cherchez vos appuis sur les ischions (petits os dans les fesses).
Prenez appui sur vos pieds dans le sol.
Une fois que vous avez trouvé la stabilité, redressez-vous.
Grandissez-vous, cherchez à vous sentir large au niveau des omoplates.
Vous allez rechercher le mouvement naturel.

Le poids du corps

Asseyez-vous au piano.
Posez les 2 mains sur vos genoux.
Levez la main au dessus du clavier du piano, assez haut.
Vous allez laisser tomber votre main sur le piano avec votre bras complètement détendu. Votre bras est lourd, vous faites le poids mort.
Il doit être tout mou comme une poupée de chiffon.
Le choix des notes importe peu. Vous pouvez jouer un cluster par exemple.
Ce qui est important c’est de laisser la main tomber avec tout le poids du corps et le bras lourd. Vous devez vous laissez aller.

Exercice

Prenez votre cluster.
Vous allez le jouer sur plusieurs octaves en montant vers les aigus puis en descendant dans les graves.
Jouez le cluster en laissant tomber la main au fond du clavier avec tout le poids du corps. Montez la main en l’air et prenez de l’élan pour aller jouer l’accord suivant en laissant tomber la main avec tout votre poids, sans forcer. Laissez tomber votre main dans le fond du clavier de la manière la plus détendue possible.
Ainsi de suite.

Vérifiez votre position

Quand la main est sur le clavier, vous pouvez vérifier votre position :

  • la voûte doit être bien formée
  • l’articulation du pouce est en dehors
  • le poignet est bas et souple
  • les doigts sont arrondis  jusqu’à la dernière phalange.

Crédit Photo : PianoMainHommePublicDomainPicturePixabay

Pas de mouvements parasites

Vous allez vérifier que vous ne faites pas de mouvement parasite.
Pour cela, faites le minimum. Ce n’est pas la peine de faire des gestes de souplesse dans tous les sens. Le geste est dans la préparation avant de jouer la note. Une fois que la note est jouée, c’est trop tard, inutile de faire des gestes supplémentaires. Ça ne changera rien au son de faire des petits ronds avec le poignet, ou d’écarter les coudes. C’est ce qu’on appelle les mouvements parasites.
Ces mouvements sont à éviter !

Le plaisir de jouer

Vous allez ressentir un véritable plaisir de jouer avec le bras complètement souple. Votre main placée au fond du clavier, avec vos doigts ancrés dans les touches. Votre jeu va être plus solide. C’est une sensation très agréable. Vous allez jouer sans fatigue et vous pourrez vous concentrer sur l’égalité des doigts et la sonorité.

En prenant l’habitude de jouer avec le poids du corps, vous allez développer une sonorité intéressante. Peu à peu vous sentirez de la puissance au bout de vos doigts et vous pourrez faire des nuances plus larges.

Pratiquez cet exercice régulièrement et surtout allez voir, même une fois, un prof de piano près de chez vous. En effet si vous avez pris l’habitude de travailler seul, laissez-vous tenter par un cours de piano de temps en temps. Le prof pourra vous guider dans ce travail délicat et  vérifier votre posture !

52 réponses

  1. Très intéressant cet article. D’autant plus que je me reconnais un peu dans la petite description du début. Je vais essayer ça dès que possible. Merci aurélie !

  2. Bonjour Aurélie,

    Encore merci pour votre générosité, je lis consciencieusement vos articles et je pratique tous vos conseils, tous vos lecteurs progressent sûrement.
    J’ai une question, qu’est-ce qu’un cluster ?? ce mot n’est pas dans mon vocabulaire.
    Merci et bonne journée
    Nathalie

    1. Bonjour Nathalie, merci pour votre message, ça me fait plaisir et me donne plein d’énergie pour continuer !
      Un cluster est un groupe de notes jouées ensembles. Contrairement aux accords les notes du cluster ne sonnent pas harmonieusement ensemble. Par exemple si vous jouez les notes Do Ré Mi Fa Sol en même temps, vous jouez un cluster.

  3. J`aimerai savoir si vous faite des vidéos d`accompagnement pour pouvoir chanter en s`accompagnement . Et merci pour vos explication . Là je part en vacance mais je vous écris en revenent pour plus information

  4. j`aimerai bien jouer la chanson J`ai un problème de Johnny Hallyday .
    faite vous ça et la partition et vidéo et combien ça peu goûté tout ça . Merci Johanne

    1. Bonjour Johanne,
      Pour jouer la chanson de Johnny, je te conseille d’apprendre les accords au piano. Connaitre les accords te permet de jouer énormément de chansons au piano. Pour l’instant je n’ai pas de formation sur l’accompagnement des chansons au piano. J’ai fiât une vidéo sur la chanson “Love you like a love song” de Cats on Trees que tu trouveras en suivant ce lien : https://1piano1blog.com/cours-de-piano-en-ligne-love-you-like-a-love-song-facile/
      et une version pro : https://1piano1blog.com/9-etapes-pour-jouer-love-you-like-a-love-song-au-piano/
      A bientôt 🙂

  5. Bonjour Aurélie,
    J’ai beaucoup apprécié cette vidéo, comme toujours une merveilleuse capacité à transmettre vos connaissances, merci merci.
    Petite question, sur quoi mettez-vous la pédale, la basse ou l’accompagnement?

    1. Bonjour Nathalie, merci pour ton commentaire.
      En général la pédale se met au moment du changement d’harmonie. Le plus souvent c’est sur la basse de l’accord.
      Je prends note de ta question pour en faire un sujet de vidéo 🙂

  6. Bonjour,
    L’interprétation, vaste question…
    Je trouve que “la dispute” évoque assez bien l’atmosphère de la guinguette montmartroise d’avant-guerre ou de l’immédiat après-guerre. En tout cas, pas du tout de l’eau qui coule !
    D’autant qu’il y a une introduction lente avec un instrument dont j’ignore le nom mais qui évoque un peu l’accordéon.
    La dispute jouée par le compositeur lui-même (et où l’on peut constater que les compositeurs ne sont pas obligatoirement les meilleurs interprètes de leurs propres œuvres):
    https://youtu.be/aAHs0pZjjJM
    ou
    https://youtu.be/hvqQGTA34eQ
    La dispute dans le générique du film :
    https://youtu.be/7JfhL6WIc2I
    Et la partition :
    https://tinyurl.com/y96ah4yw
    Cordialement

    1. Bonjour Bruno, merci pour votre commentaire. En effet, chacun a ses références pour les évocations 🙂
      Juste une petite remarque concernant vos commentaires, ils atterrissent de façon automatique dans les commentaires indésirables à cause du nombre de liens que vous mettez. Merci à l’avenir d’en tenir compte 🙂

      1. Bonjour,
        Cela doit pouvoir se régler mais je ne connais pas suffisamment WordPress pour savoir comment procéder. Car ce serait dommage de ne pas pouvoir faire des liens. Internet regorge de pépites à faire partager…
        Pianistiquement Vôtre…

  7. Aurélie,
    Merci pour tout ce que vous faites.
    Aurelie, je suis des cours de Piano et mon professeur me dit que je me crispe au fur et à mesure que je joue. Et elle a raison, mes muscles raidissent et mes doigts commencent à déraper. Et ça devient presque une lutte pour arriver au bout.

    Je ne sais pas ce que je dois faire pour éviter cela.
    Merci d avance pour votre conseil.

    Calogera

  8. Bonjour
    Un gros merci pour tous ces petits trucs qui m’aide à avancer chaque semaine. Il y a 4ans que j’apprends le piano et je voudrais bien être plus avancée, mais lorsque je vous entends répondre à des personnes qui vous disent que ça fait 10 ans et qu’ils ont encore de la difficulté cela me décourage un peu… je me demande si je vais arriver à être satisfaite un de ces jours… mais quoi qu’il en soit je ne manque aucun de vos vidéos que j’attends toujours avec impatience.
    Merci et surtout ne nous abandonnez pas
    Pierrette

    1. Bonjour Pierrette,
      au bout de 4 ans de piano vous pouvez déjà aborder un bon nombre de morceau satisfaisant. Faites une liste des morceaux que vous savez déjà jouer pour voir les progrès accomplis.
      Au piano, plus on avance, plus on a envie de jouer des morceaux difficiles. C’est ce qui nous motive au quotidien.
      Pas d’inquiétude, je ne vais pas vous abandonner. J’ai simplement un peu de mal à m’organiser et parfois mon travail arrive en retard 🙂

  9. Bonjour Aurélie
    tuto très intérressant
    merci pour tout le travail réalisé sur votre site.
    bonne continuation
    Henri

  10. Bravo
    beaucoup de finesses dans les explications, et surtout tu parles du sensations des touches par le bout des doigts
    Joussif !!!

  11. Bonjour Aurélie

    Merci pour vos vidéos qui évoquent de façon claire les sujets que se posent notamment les débutants. Pour ma part je suis un “jeune” débutant avec 2 ans et demi de piano commencé à 60 ans …
    Le besoin “d’affiner” mon jeu (je pense ne pas être encore au stade d’interpréter), m’est apparu récemment lorsque j’ai abordé la sonate n°2 (dite au clair de lune) de Beethoven, et surtout avec le dernier morceau, le prélude n°4 de Chopin, que je conseille vivement. Là plus question de tricher … au delà de la difficulté technique des mesures 17 à 19 …. la vrai difficulté et de rendre la sonorité répétitive mais admirable de l’accompagnement MG, pour lequel le dosage du touché est indispensable.
    C’est difficile … mais quel plaisir et cela mérite de persévérer.

    Merci à vous.

    Alain

    1. Merci pour votre partage Alain. Nous avons tellement de chance de pouvoir jouer un répertoire si riche au piano.

  12. Bonjour Aurélie, bonjour à tous
    Merci de cette vidéo qui met bien le doigt 😉 sur le problème majeur 😉 : faire de la musique et non “enfiler des notes” !
    Bravo à ceux qui arrivent à jouer des œuvres monumentales au bout de peu d’années de pratique, pour ma part, je suis en train de me débattre avec la version Pianino de Tristesse de Chopin. Certes je commence à arriver au bout de mes deux pages “transcription très facile”, mais à chaque fois je demande pardon à Frédéric Chopin…
    Donc, merci Aurélie, de vos toujours bons conseils : je vais jouer les yeux fermés, apprendre par cœur, “jouer avec les oreilles et le cœur” !
    Pas facile, ma bonne dame. L’insatisfaction permet de progresser, n’est-ce pas ? il faut aussi regarder le chemin parcouru, s’enregistrer pour pouvoir le mesurer.
    Bonnes répétitions à tous, et encore merci, Aurélie !

    1. @Gibi

      Comme vous le savez sûrement, “Tristesse” de Chopin est en réalité une étude (Opus 10 n°3). Sur Youtube, vous pouvez visionner une “masterclass” (un cours en fait) sur cette dernière. Bien sûr, il s’agit de la version originale de l’œuvre mais je pense que vous pourrez y trouver quelques indications intéressantes sur la manière de l’interpréter.
      Je ne vais pas vous donner le lien direct car cela risque de partir dans les commentaires “indésirables” . Mais vous pouvez aisément trouver la vidéo en utilisant les mots-clés suivants dans la barre de recherche : katsaris masterclass chopin étude
      Cordialement

  13. Bonjour,

    Élève, j’ai appris ainsi que vous le décrivez, à jouer avec les doigts arrondis. Mais apparemment, il y a une autre école qui recommande le jeu avec les doigts à plat, particulièrement en blues. Qu’en pensez-vous ? Faudrait-il adapter le positionnement des doigts selon les styles ?

    1. Bonjour Raphaël,
      plutôt que de se concentrer sur la position arrondie je préfère me concentrer sur la sensation des doigts sur les touches. A l’intérieur d’un morceau, je joue parfois arrondi et parfois à plat selon les besoins 🙂
      Après en blues, je pense que la position des doigts est moins contrôlée qu’en musique classique.

  14. Pour interpréter, je pense qu’il faut d’abord savoir entendre. Cela passe donc par beaucoup d’écoute d’autres interprètes (professeurs, amis, pianistes confirmés). Quel interprète préfère-t-on pour tel ou tel morceau ? que ressent-on quand on écoute une interprétation ? Quelle émotion cela nous provoque ? Quel est notre modèle en terme d’interprète ? Personnellement c’est Brendel ! Sans prétention, essayer d’imiter une interprétation que l’on aime.

    Voilà des pistes qui me semblent intéressantes pour travailler.

  15. Bonjour Aurélie,

    Cela fait une semaine que j’ai découvert vos merveilleuses et si intéressantes vidéos et votre blog bravo !
    Dans celle-ci ” jouer avec ressenti ” sujet dès plus complexe ou chacun peut avoir un avis personnel sur la façon d’interpréter une œuvre vous donnez quelques pistes et conseils très judicieux merci beaucoup. Personnellement je n’en suis pas encore là puisque nouveau retraité j’ai décidé de réaliser un rêve d’enfant me mettre au piano. Mais voilà un piano c’est un investissement conséquent,donc il ne faut pas se tromper, pour prendre le piano qui vous emmènera le plus loin possible dans la pratique de ce merveilleux instrument sans vous décevoir. Mais quand on regarde les sites web de revendeurs notamment un parisien,ils disent sur les entrées de gammes ” ce piano accompagnera l’élève la 1ère année voire la deuxième année mais pas plus ”
    Vous ne dites rien dans votre vidéo qu’en pensez-vous ? Est-ce que la qualité plus ou moins bonne de l’instrument peut influencer votre jeu, vos progrès, votre motivation, et dans le pire des cas avec un piano de mauvaise qualité vous faire abandonner. Vaste sujet. Mais peut-être qu’il y a un début de réponse,dans le fait que vous réalisez votre démonstration sur votre magnifique piano à queue et non pas sur votre piano droit que l’on aperçoit à droite.

    En tout cas bravo pour ce magnifique et si intéressant travail,encore merci
    Musicalement votre Alain

    1. Bonjour Alain,
      Merci pour ton commentaire.
      Choisir son piano est une vaste affaire.
      Je me souviens quand j’ai débuté, je ne faisais aucune différence entre les pianos. J’étais focalisé sur ce que je faisais sans m’écouter vraiment.
      Et au bout de 2 ou 3 ans, j’ai commencé à sentir que je préférais jouer sur tel ou tel piano.
      Depuis il y a des pianos avec lesquels je peux vraiment faire de la musique, des pianos qui répondent sous mes doigts, qui ont du “coffre”. Et d’autres pianos avec lesquels je m’ennuie.

      C’est un bon sujet, il m’inspire beaucoup.

      Alors : oui c’est important de bien choisir son piano. Mais le faire trop tôt ne sert à rien.
      Ce qu’on aime à 2 ans de piano, n’est pas la même chose qu’au bout de 4 ans.

      Je dirais que l’achat du piano numérique est une bonne chose pour le début et qu’il faut continuer à fréquenter les magasins de piano pour les essayer, plusieurs fois et avec plusieurs morceaux différents.
      Et au bout d’un moment, la révélation se fera.

  16. Bonjour,

    Il y a un point sur lequel j’aimerais revenir, ne serait-ce que pour éviter un malentendu.

    Si vous entendez par “mouvement parasite” un geste qui, au mieux, ne sert à rien et au pire est dangereux car susceptible de générer des blessures, je suis entièrement d’accord avec vous.

    Cela étant, vous dites : “Pour cela, faites le minimum. Ce n’est pas la peine de faire des gestes de souplesse dans tous les sens”.

    Je pense que “faire le minimum” ne peut que favoriser l’immobilité, ce qui au final génère un mauvais son et est aussi à la source de tensions musculaires particulièrement inopportunes.

    Je vais prendre un exemple : Cette Valse Sentimentale de Tchaikovsky jouée par Valentina Lisitsa :

    https://youtu.be/4Puw49Bry7U

    On observera qu’il y a énormément de gestes, pour un tempo assez lent.

    Ces gestes ne sont pas nécessaires pour simplement “jouer les notes” mais ils le sont indubitablement pour l’interprétation de l’oeuvre. Et ce sont probablement (en fait j’en suis sûr !) ces gestes qui font la différence entre une bonne et une mauvaise interprétation. Ce sont ces gestes qui font la différence entre un jeu mécanique et un jeu avec des phrasés superbes.

    J’ajouterais que si on observe bien le jeu des très grands pianistes, on remarquera que très souvent, ils ont des gestes qui leur sont très personnels.

    Je pense même que les mouvements des mains (sans parler pour autant de chorégraphie encore que…) sont indissociables de l’interprétation elle-même.

    Ecouter un CD ou aller voir un récital sans voir les mains du pianiste est pour ma part extrêmement frustrant (et c’est malheureusement très souvent le cas). Il y a une “beauté” du geste pianistique, j’en suis persuadé.

    Qu’en pensez-vous ?

    1. Merci pour ton commentaire Bruno.
      Je pense que le mieux serait de remettre à jour cet article. En effet je l’ai écrit il y a longtemps et je n’avais pas encore l’habitude d’exprimer à l’écrit ces notions complexes. Je me rends compte que ce texte est mal compris.

      En tout cas, je suis POUR les gestes, je bouge moi-même beaucoup quand je joue.
      Mais ici je parle du poids et précisément dans cet exercice le geste est particulier.

      En revanche, j’ai beaucoup de respect pour la pianiste Valentina Lisitsa mais je n’adhère pas à son jeu.

  17. Merci pour la piqûre de rappel ! Bonne chose que de revenir aux fondamentaux. (Il ne faut pas le dire mais je n’aime pas les pianistes qui “cultivent “les gestes parasites). Merci pour ces conseils qui me font renouer avec mon corps quand je travaille.

  18. Bonjour Aurélie, hé oui, il m’arrive de souffrir de la main gauche et du poignet lorsque je joue des accords. Il s’agirait donc d’une mauvaise position… Merci à Nathalie d’avoir posé la question sur le cluster, je pensais aller voir sur Google car j’ignorais aussi la signification de ce mot…

    1. Bonjour Chantal,
      Oui le piano se joue sans douleur. Si tu as une douleur quelque part en jouant du piano, c’est la position du corps ou dans le geste qu’il faut chercher la solution.

  19. Bonjour Aurélie,
    il y a quelques années, alors que je suivais encore des cours de piano, j’ai travaillé le poids du corps. Faisant beaucoup de yoga et de Qi qong, j’avais, me semblait-il, les articulations déliées et souples.
    Mais la difficulté pour moi de jouer avec le poids de mon corps, c’était le plan de travail qui pour moi relève de 2 directions (avant/arrière, gauche/droite).
    Même si j’avais acquis une bonne technique, ma professeure me disait que je n’avais pas encore les gestes du pianiste. Donc du travail en perspective avec votre article que je trouve très clair.
    Comme je regrette d’avoir rencontré votre méthode si tardivement dans ma vie de pianiste amateur.
    Merci de nous éveiller à tous ces gestes qui semblent spontanés…mais qui ne le sont pas autant que ça! Bonne journée
    Nathy

    1. Bonjour Nathy,
      en effet, la spontanéité ….. elle s’acquiert avec le temps.
      Merci pour ton témoignage qui me montre que la souplesse du corps est une chose, les gestes du pianiste, une autre !

    1. Tout à fait d’accord avec toi Nathy !
      J’apprécie beaucoup le jeu de cette artiste. En fait, je suis admirative de son jeu.
      Et c’est tellement incroyable de voir la différence entre le haut du corps qui bouge à peine et les doigts si agiles 🙂

  20. Bonjour Aurélie,
    Merci pour vos conseils, ils sont absolument utiles. C’est vrai que J’ai tendance à être crispée pour ne pas dire “coincée” et je vais faire les exercices décrits dans votre article au plus tôt. D’autre part, les commentaires, les questions et vos réponses sont aussi pleines d’enseignement.
    Merci,
    Nathalie

  21. Re-bonjour,
    Un mail très intéressant et très important.
    Moi quand j’ai le trac effectivement, je suis beaucoup trop tendu, les épaules relevées, sans bien respirer, pas détendu, et tu l’as vu.
    Quelques remarques /questions :
    1) d’abord qu’est ce qu’un cluster? Une définition à toi car selon JF Zygel ce n’est surement pas ce que tu veux dire.
    2) Ensuite très bon exercice que tu proposes.
    3) Que veux tu dire par ‘l’articulation du pouce est en dehors’.
    Moi j’ai un défaut c’est qu’il est très , beaucoup trop en dehors , il traine même parfois en dehors du clavier. Mon prof me le fait ramener sur la touche, mais j’ai du mal. Toi tu sembles proposer une certaine ‘ouverture’. A préciser peut être.
    4) en introduction tu écris “vous sentez des points de contraction, des tensions ou de la raideur. Votre poignet est fixe, les épaules sont relevées, la mâchoire est serrée. Vous arrêtez de respirer, vous êtes en apnée.”
    Alors là c’est exactement comme cela que j’étais (et quand je suis en public. épaule ! respiration !… Ah là là il faudra y revenir s’il te plait.
    Et puis il y a même toute la chaine depuis l’épaule jusqu’aux doigts, là ou devrait se sentir le poids…???
    Merci, c’est bien vu, qu’est ce que tu bosses !… respect.
    Dominique

    1. Bonjour Dominique,
      1) d’abord qu’est ce qu’un cluster? Une définition à toi car selon JF Zygel ce n’est surement pas ce que tu veux dire.
      Que veux-tu dire par là ? Que dit Zygel de différent ?

      Oui, je vais préciser pour l’articulation du pouce. Je pense qu’il que j’explique davantage la différence entre le pouce en dehors et l’articulation du pouce en dehors. Car ce n’est pas la même chose. Et j’ajouterai une photo pour illustrer.

      Oui,je bosse beaucoup. C’est parce que j’aime ça ! C’est la passion. J’aime partager ce qui me tient à coeur.

  22. bonjour Aurélie,
    très bon article surtout que tu connais mon trac quand il s’agit de jouer devant des personnes malgré des progrès mais pas la caméra pour moi très impersonnelle. Une machine qui te regarde. J’ai toujours tendance à avoir les
    épaules trop relevées. Il faut que je corrige cela pour me détendre et être plus souple au clavier et avoir une meilleure respiration.
    Amicalement

    1. Bonjour Jean-Marc,
      oui en effet, le trac révèle encore plus ce problème. On passe tous par là et il faut faire un effort constant pour y penser et s corriger.

  23. J’ignorais moi aussi ce que voulait dire “cluster”. On apprend beaucoup de choses avec toi Aurélie. Merci. Lorsque je joue du piano non je ne ressens pas de douleur. J’apprécie beaucoup le rappel de tes conseils car on a souvent tendance à les oublier. D’ailleurs je les ai photocopiés pour les avoir près de moi. “ce qui est important, c’est de laisser la main tomber avec tout le poids du corps et le bras lourd, vous devez vous laisser aller, prenez votre cluster”… je vais faire cet exercice car je jouerai peut-être plus détendue ? j’oublie aussi la respiration. Et le trac pour l’instant je l’ai toujours. Dany

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