L’indépendance des mains au piano

L’indépendance des mains est un sujet au coeur de la vie du pianiste. Quand on débute au piano, c’est vraiment LA difficulté majeure, celle qui nous bloque le plus.
Si jouer une mélodie avec la main droite seule ne pose aucun problème, dès qu’il faut ajouter un accompagnement à la main gauche, c’est le vrai casse-tête.
Les mains ne sont pas synchronisées. Le plus souvent, c’est la main gauche qui ne suit pas et le pire c’est de ne pas reconnaitre le morceau joué. 

Après avoir buté sur certaines notes, le rythme n’est plus là et on finit par s’arrêter. Jouer les mains ensembles est tellement difficile qu’on se demande comment faire pour y arriver…

Parfois les émotions prennent le dessus. L’envie de pleurer ou pire encore, quitter le piano énervé en pensant ne jamais y arriver. 

Est-ce que vous aussi, vous vous êtes senti perdu, sans savoir comment s’y prendre ? Avez-vous déjà eu l’impression que tout le monde y arrive facilement alors que pour vous ça parait impossible ?

Pourtant avec une méthode adaptée et des répétions régulières, la magie opère. Les doigts se synchronisent petit à petit pour notre plus grand plaisir. Au bout de quelques semaines, le morceau est acquis. La mélodie est magnifique et l’accompagnement sublime le morceau.

Pourquoi l’independance des mains est-elle si difficile au piano ?

Et c’est pourquoi, aujourd’hui je me pose la question : 

POURQUOI L’INDEPENDANCE DES MAINS EST-ELLE UN SI GROS PROBLÈME AU AU PIANO ?

Aujourd’hui je vous propose un article long qui parle en profondeur de ce sujet problématique. Je vous fait part de mes réflexions autour de l’indépendance des mains. Je me suis mis dans la peau de l’apprenant en me remémorant mes débuts au piano. Et c’est pour ça que vous trouverez de nombreux passages ou je parle à la première personne du singulier.

Je partage aussi mes réflexions du point de vue du professeur. Ce qui me permet de classer mes idées pour la cohérence et la clarté.

Dans ce texte sur l’indépendance des mains je parlerai :

  • des raisons physiologiques, liées au corps humain avec la latéralité et la chiralité.
  • des raisons musicales avec les différentes couches sonores.
  • des raisons liées à l’instrument lui-même : la forme du clavier, le parallélisme des touches noires et blanches.
  • enfin des déplacements de mains sur le clavier lié au fait que les piano a 88 touches et que nous avons seulement 10 doigts.

Ensuite, je vais explorer ce que j’entends pas indépendance des mains, avec la différenciation, la bilatéralité, la coordination, la synchronisation. Nous verrons enfin ce qu’il faut faire pour acquérir une bonne technique d’indépendance des mains et quels sont les sens qui nous servent dans ce cas.

Ça vous va ?

Alors, c’est parti !

POURQUOI L’INDEPENDANCE DES MAINS EST-ELLE UN PROBLÈME AU AU PIANO ?

Dans la vie courante, il y a très peu d’activités où nous demandons à nos mains de faire des choses différentes. Le piano demande aux mains de faire des gestes différents avec des mouvements d’une grande précision. Le corps n’a pas l’habitude de ça. Il faut donc s’exercer à faire les bonnes commandes et s’entraîner à les exécuter le plus rapidement possible. Au moment de jouer, nous sommes dans l’urgence, nous n’avons plus le temps de réfléchir à ce qu’il y a à faire. Les mouvements doivent se faire rapidement. C’est pourquoi le pianiste s’entraîne des heures pour obtenir geste précis et jeu fluide.

Le rôle du cerveau dans l’indépendance des mains.

Parce que nous développons notre latéralité

L’être humain est droitier, gaucher ou plus rarement ambidextre. Dans le cerveau, chaque hémisphère s’occupe d’un côté du corps. L’hémisphère gauche s’occupe du côté droit et inversement. Le contrôle est croisé.

Pendant notre enfance nous avons développé une préférence pour un des 2 hémisphère. C’est ce qu’on appelle la latéralité. C’est pour ça qu’il existe des droitiers et des gauchers. La latéralité se définit chez l’enfant et elle est très difficile à modifier à l’âge adulte. Avec cette latéralité que nous avons développé, il est plus facile pour un droitier de jouer au piano de la main droite et la main gauche reste la main « faible ». Pour le gaucher, c’est l’inverse !

Parce que nos 2 mains sont identiques mais non superposables.

Ce qui génère une difficulté de taille !
Ça n’a l’air de rien, mais jouer Do Re Mi fa sol au piano avec les 2 mains n’est pas facile. Avec la main droite, j’utilise le pouce pour jouer le DO, l’index pour le RÉ, le majeur pour le MI, l’annulaire pour le FA et l’auriculaire pour le SOL. Tandis que la main gauche utilise l’auriculaire sur la touche du DO, l’annulaire sur le RÉ etc…
Jouer au piano une chose qui parait si simple : les même notes aux 2 mains, relève d’un défi pour les débutants. Quand nous jouons un morceau de piano avec une mélodie identique aux 2 mains, imaginons ce qui se passe dans notre cerveau : ça se croise entre les 2 hémisphères et à la moindre difficulté, on se s’emmêle les pinceaux !
Il faut faire comprendre à notre cerveau qu’on est dans un système différent pour la main droite et la main gauche.

C’est pour ça qu’au piano, c’est assez fréquent de confondre la main droite et la main gauche. C’est un peu comme en voiture, on nous dit de tourner à droite et on tourne  gauche ! Pourtant, en théorie on connait sa droite et sa gauche.
Un bon entraînement est nécessaire pour que le cerveau sache commander les yeux fermés nos 2 côtés. Peu à peu avec un entraînement adapté, on obtient une belle indépendance des mains, des doigts et des gestes.

L’indépendance des mains au piano, la linéarité des touches.

Parce que le piano est linéaire

Le clavier du piano est parfaitement linéaire, les touches s’organisent en 2 rangées parallèles : les touches noires et les touches blanches. En plus de ça, les touches noires sont légèrement décalées en profondeur et en hauteur. Ça va directement avoir 3 incidences Majeures pour le pianiste :

  • La hauteur des touches noires demande plus d’effort pour le doigt . Je dois anticiper l’attaque de la note en levant davantage le doigt avant d’appuyer sur la touche.
  • Le décalage des touches noires dans la profondeur du clavier nous demande d’anticiper le placement de la main « à l’intérieur » des touches noires avant de jouer la note.
  • Les 2 rangées parallèles ne sont pas adaptées physiologiquement pour les mains. Les pouces et annulaires sont largement désavantagés à cause de leur petite taille. La position de la main est à adapter pour que les pouces et 5e doigts soient alignés sur le clavier du piano.

Ces 3 points augmentent la difficulté de jouer les mains ensembles. Chaque main ayant sa propre position, son placement et ses mouvements de doigts à anticiper. 

Parce que le piano est un orchestre à lui tout seul. 

Lorsque j’écoute un morceau de piano, j’entends une mélodie et un accompagnement. Dans l’accompagnement il peut y avoir plusieurs couches : une basse et des accords formant l’harmonie du morceau.

La basse peut être doublée et l’accompagnement harmonique peut être joué sous forme d’accords plaqués ou arpégés. En plus de ça, j’ajoute le rythme.

Bien souvent l’accompagnement et la basse se jouent à la main gauche. La main droite joue la mélodie. La mélodie peut être simple ou doublée à l’octave ou bien accompagnée par un contrechant. 

Plus la mélodie et l’accompagnement sont complexes, plus notre partition est complexe. Et….  plus c’est difficile à jouer. Nos mains jouent chacune des rôles différents. C’est pour ça qu’il est bon de reprendre le morceau par couche sonore.
C’est à dire que je décortique pour voir où est la mélodie, où est la basse et où est l’accompagnement. Ensuite, j’isole la mélodie, la basse seule et l’accompagnement. Décortiquer les couches sonores me permet d’identifier les couches sonores et comprendre le morceau.

Je garde en tête que c’est la mélodie qui doit être mise en valeur. L’accompagnement, lui,  doit rester feutré.

C’est le casse-tête du pianiste : faire ressortir la main droite tandis que la main gauche reste au second plan. C’est le coeur du problème d’indépendance des mains au piano.

Mettre en valeur une jolie mélodie à la main droite par rapport à l’accompagnement de la main gauche demande une bonne indépendance des mains.

Parce que le piano a 88 touches et nous, seulement 10 doigts. 

Ce qui implique de nombreux déplacements. Je n’ai pas de statistiques pour savoir combien de touches on utilise dans chaque morceau, mais plus le morceau est difficile, plus on utilise de touches différentes. Nos mains se déplacent sur le clavier parfois dans le même sens, parfois à l’opposé ! Regardons de plus près les différents types de déplacements.

  • Les extensions :
    La technique de base au piano place les doigts sur des touches qui se suivent. Dans cette position, la main est souple et détendue. Il n’y a pas de tension ce qui évite les crispations. Mais voilà, la musique ne se contente pas des notes qui tombent sous nos doigts… Bien souvent il faut aller chercher des notes et cela nécessite des extensions. Entre le pouce et l’index, on peut facilement jouer Do Mi ou Do Fa car c’est entre le pouce et l’index que l’écart est le plus grand.
    Pour les autres doigts : index/majeur, majeur/annulaire, annulaire/auriculaire les écarts sont plus difficiles à jouer. Pour ma part, je me limite au écarts de tierce. Si ça dépasse, je change de doigté.
    Comme vous pouvez l’imaginer, les 2 mains ont leur propre position et chacune joue ses extensions indépendamment de l’autre main. Ce qui nécessite une grande indépendance des mains.
  • Les sauts :
    Quand l’extension ne suffit pas, on utilise le saut. La main se déplace du grave vers l’aigu et inversement. Les sauts sont très utilisés dans les accompagnements de main gauche. Elle joue une basse puis se déplace pur jouer un accord par exemple. La main gauche assure de grands déplacements tandis que la main droite fait son chemin de son côté.
  • Les sauts d’une main par dessus l’autre main :
    Dans certains morceaux, on voit la main du pianiste se déplacer par dessus l’autre main pour aller chercher des notes extrêmes. Cette technique est extra car elle permet d’avoir un accompagnement continu et un jeu entre les basses et la mélodie. Par exemple, la main droite joue dans le medium un flot ininterrompu de notes (accompagnement) et la main gauche passe du grave à l’aigu en sautant par dessus la main droite.
  • Les mouvements parallèles :
    les 2 mains vont dans la même direction. Quand je joue une gamme par exemple, les 2 mains se déplacent vers l’aigu puis reviennent vers le grave. On parle de déplacement en mouvement parallèle. Même si les mains se déplacent dans le même sens, les doigtés sont déifférents 🙂
  • Les mouvements contraires :
    Les mains se dirigent dans les sens opposés, les mains s’écartent ou bien se rapprochent. J’imagine bien le pianiste classique, jouant un trait de virtuosité avec les mains qui s’écartent. Il termine sur un accord bien appuyé en sautant légèrement de son siège et décoiffant ses cheveux dans l’élan.

Tous ces déplacements sont à acquérir pour une bonne technique pianistique. Les déplacements à apprendre sont nombreux.  Pour éviter le découragement, il faut les aborder petit à petit.

L’idéal pour apprendre le piano, c’est d’être accompagné par un pianiste ou un professeur. On a besoin d’un guide. Quand on est tout seul on ne se rend pas bien compte des difficultés. Même si on arrive à déchiffrer les partitions, il y a des gestes à connaitre.

La plupart des pianistes qui travaillent seuls réussissent à déchiffrer les partitions mais peuvent avoir des problèmes liés aux gestes. C’est plus facile quand on a quelqu’un à côté de soi pour apprendre à jouer avec les bons gestes dès le départ.
C’est difficile de deviner tout seul et ça demande beaucoup plus de temps.
Un mauvais geste entraîne des problèmes de rythmes, de souplesse et a un impact sur le son. On arrivera pas à doser le son. Ce qu’on ne sait pas au début, c’est que les problèmes liés aux gestes ont une conséquence sur le rendu final.

Après avoir compris pourquoi l’indépendance des mains est difficile au piano, voyons ensemble qu’est-ce que l’indépendance des mains.

Différencier les mains pour une meilleure indépendance.

QU’EST-CE QUE L’INDÉPENDANCE DES MAINS ?

 L’indépendance des mains c’est :

  • la différenciation :
    Au piano, je fais la différence entre la main droite et la main gauche. Mais aussi, je fais la différence entre chaque doigts de la main droite et chaque doigt de la main gauche. Ce qui va m’aider c’est de commencer avec le jeu mains alternées. Je joue en alternance la main droite et la main gauche. En jouant en alternance, je passe d’une main à l’autre sans changement dans la sonorité. La ligne mélodique est passe d’une main à l’autre, en fermant les yeux, j’imagine qu’il n’y a qu’une seule main qui joue. Je ne perçois pas de changements. D’ailleurs, il y a beaucoup de méthodes pour débutants qui sont basées sur cette technique et … c’est une excellente chose. Donc si vous jouez du piano, que vous soyez débutants ou non, pratiquez des morceaux mains alternées. Sachez que c’est une très bonne chose à faire.
  • La bilatéralité :
    C’est prendre conscience que nos 2 côtés sont bien distincts. Nous avons besoin de sentir la bilatéralité du corps, des bras et des mains en particulier. Les pianistes doivent tout faire pour obtenir des réflexes. Une fois les réflexes acquis, on passe à l’étape suivante qui est : la précision rythmique avec la coordination.
  • La coordination :
    Les 2 mains se complètent, on l’a vu avec la différenciation juste au-dessus. Maintenant je vais plus loin. Prenons un exemple hyper original (ah ah ah 🙂 : ma main droite joue une mélodie et ma main gauche un accompagnement. Mes mains sont parfaitement coordonnées.
    Pour les instruments à cordes comme le violon ou la guitare les 2 mains se coordonnent pour créer le même son.
    Alors que pour les instruments comme la harpe, le piano, l’accordéon les 2 mains se coordonnent pour créer des sons différents. C’est pourquoi au piano on parle plutôt de dissociation des 2 mains.
    Le fait  de jouer les 2 mains ensembles, d’associer un doigt avec un autre. J’en ai déjà parlé plus haut, quand on se met en position de DO, on va avoir un doigt différent aux 2 mains. Il faut s’habituer à jouer les même notes aux 2 mains pour imprimer des gestes qui deviendront automatiques. Si je veux jouer la même note aux 2 mains , je dois pouvoir le faire automatiquement. Une fois que j’ai associé les mains de façon automatique, je peux passer à l’étape suivante : jouer des choses différentes à la main droite et la main gauche.
    Toutes ces étapes sont à bien travailler tout au long de sa vie de pianiste. Pas seulement quand on est débutant mais aussi quand on a un niveau confirmé. Ce sont des choses qui se travaillent sur le long terme.
  • La synchronisation :
    Elle donne un aspect rythmique a la coordination. Je cadence dans le temps ma coordination des mains. Je compte. Je vais un peu plus loin que la coordination puisque là je synchronise dans le temps. Quand je débute un morceau j’ai pas mal de boulot au départ.  Et à force de répéter cela devient assez naturel.

Maintenant que nous savons ce qu’’est l’indépendance des mains ça nous donne de belles pistes pour travailler ça !

S’exercer avec des exercices adaptés.

COMMENT AMÉLIORER SON INDÉPENDANCE DES MAINS ?

Les « petits » pianistes commencent par pratiquer des exercices avec les différents mouvements dont on a parlé. On débute le piano avec des positions de mains en DO ou en SOL, avec les doigts qui se suivent sur chaque touches conjointes. 

Puis on intègre les extensions. C’est important de faire travailler chaque extension entrechoque doigt, pour la main droite et pour la main gauche.

Une fois les extensions acquises, je peux aborder les déplacements comme : les sauts, les mouvement parallèles et les mouvements contraires. 

C’est là que les exercices prennent leur sens. Dans les méthodes de piano ou cahier d’exercices, on trouvera des petits exercices à travailler. Ces exercices, permettent de développer l’ouverture, l’équilibre et la stabilité de la main.
On cherche aussi à développer la dissociation des doigts, la souplesse et l’élasticité des phalanges.
On travaille la sensibilité de la main pour développer un rendu sonore agréable avec une belle qualité du son.
L’éducation de la main et de l’oreille sont étroitement liés.
Nous avons 2 sens qui ont un rôle Majeur pour une bonne indépendance des mains. C’est la sensibilité extéroceptive  et la sensibilité proprioceptive. La première pour la perception de la pression du doigt sur la touche et la deuxième pour la perception de l’état de tension des muscles et des articulations.
Je prends conscience de mes sens en détendant mes muscles qui ne font pas d’effort. Je respire profondément, ça m’aide à faire passer des messages plus claires et plus rapides au cervelet.

Voilà les pistes de travail à faire pour développer ton indépendance des mains au piano. N’oublie pas de te faire aider dans ces techniques car elles sont liées au geste et tu auras besoin de quelqu’un pour te montrer ces gestes là. 

C’est pour cette raison qu’avec Caroline on a créé notre formation Plaisir Piano. On y travaille l’indépendance des mains sous toutes ses coutures. 

Dis-moi dans les commentaires ce qui te frappe le plus dans ce problème d’indépendance et surtout dis-moi si tu as trouvé des techniques sur lesquelles tu vas te pencher dès maintenant !

P.S. : Une petite note si tu penses que ton âge ne te permettra pas d’avancer : Selon Catherine Vidal, neurobiologie française, la plasticité cérébrale persiste avec l’âge et l’épaississement du cortex est proportionnel au temps d’apprentissage. Cela signifie qu’il n’y a pas d’âge pour progresser car c’est davantage l’interaction, l’environnement et le mon de extérieur qui favorisent l’apprentissage, beaucoup plus que l’âge des cellules de notre corps.
Il faut favoriser un environnement propice à l’apprentissage de la coordination et visualiser le X  de nos 2 hémisphères qui dirigent notre corps de façon croisée.

Le Guide Du Pianiste

Les secrets pour jouer
fluide
et sans fautes
au piano en toutes circonstances. 

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 Que vas-tu trouver dans ce guide ?

  • Mon histoire avec le piano. Tu verras que mon parcours n'a pas été tout rose.
  • Quelles sont les techniques qui marchent vraiment si tu veux progresser au piano.
  • Pourquoi tu n'y arrives pas (et ce n'est pas de ta faute).
  • Les actions à mettre en place pour faire des progrès rapidement.

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22 réflexions au sujet de « L’indépendance des mains au piano »

  1. bonjour
    j’ai un problème bien particulier, je joue aussi du piano à l’extérieur mais pour jouer du jazz je n’arrive pas du tout à jouer les déplacements importants et rapides de la main gauche. (exemple de la pompe très utilisée) merci de vos conseils

    • Bonjour Bruno,
      la pompe demande de la rapidité dans les déplacements, non seulement tu dois aller vite mais en plus tu dois taper “juste”. Pour progresser c’est le geste que tu dois travailler. Si tu veux que je t’aide, contacte-moi par email : piano@1piano1blog.com

  2. Bonjour,

    Là où j’ai vraiment du mal est ce que j’appelle l’indépendance des phrasés (faute d’avoir trouvé une autre expression)
    Du genre : staccato à la main droite, legato à la main gauche (ou vice versa). Il y a des oeuvres ce genre de configuration (j’ai un exemple en tête mais il faut que je retrouve le compositeur et l’oeuvre en question).
    Et je ne sais pas trop comment travailler cela !
    Dans un autre ordre d’idée (car il s’agit d’indépendance des doigts), faire timbrer une note à l’intérieur d’un accord…

    • Bonjour Bruno,
      en effet l’indépendance des phrasés, (je retiens l’expression) est vraiment difficile à acquérir. Elle demande un soin méticuleux pour la mise en place.
      Ma méthode consiste à mettre un miroir grossissant sur le passage en question (ou bien isoler quelques mesures) et grossir les traits en exagérant.
      Pour l’indépendance des doigts dans les accords, c’est à travailler avec le transport de poids.

      • Bonjour,
        Il se trouve que j’ai trouvé un exemple par hasard. Ce n’est pas celui auquel je pensais au départ mais peu importe.
        Il faut écouter (et lire la partition) à la fin de ce nocturne de Tchaikovski (vers 3 minutes et 3 secondes). Déjà on a un 3 sur deux (triolets à la main droite contre croches à la main gauche) mais en plus, le phrasé est totalement différent. Et cela ce n’est pas simple.

    • bonsoir Bruno,
      j’ai lu attentivement vos commentaires sur le très bon article d’aurélie sur l’indépendance des mains. (encore mille merci pour tout le blog) j’ai vu que vous mettez aussi des commentaires sur d’autres blogs ou vidéos,
      vous êtes déjà pianiste confirmé ou prof de piano ?

      • Bonjour,
        Ni l’un ni l’autre…
        En fait, j’ai fréquenté le Conservatoire dans ma jeunesse (c’était à l’étranger et cela ne s’appelle pas comme cela mais le niveau est identique) durant une dizaine d’années. J’ai bien fait deux ans dans un Conservatoire français cette fois mais en parallèle avec des études en Faculté (mais seulement en harmonie) dans une toute autre discipline et cela devenait trop compliqué ce qui fait que j’ai ensuite abandonné durant quelques decennies.
        J’ai repris “en solo’ il y a quelques années. Je ne suis pas un débutant complet et je travaille donc sur un acquis (10 ans cela compte…). Je rencontre des problèmes qui ne sont pas les mêmes qu’un débutant notamment sur la question de l’indépendance des mains.
        Pour le reste guère de problème…Pas sur le solfège en tout cas. Lorsque l’on s’est coltiné avec toutes les clés (un changement de clé (clés de fa, clés d’ut…) devant pratiquement chaque note, des changements de mesure récurrents (on passe de 3/8 à 4/4) voire des mesures très “exotiques” (du genre 5 et 1/4 sur 4 par exemple…), avec tous les rythmes possibles. Voire avec des difficultés spécifiques comme l’écriture manuscrite (Ah les petits manuscrits de Lavignac !). Le tout chanté sur des “oeuvres” (c’en est pour certains) très… contemporaines et sur un accompagnement pour le piano conçu pour dérouter…Bref, de ce côté là il y a de beaux restes…
        Le gros problème pour moi, c’est la dextérité et les questions techniques.Mais cela revient assez vite…

  3. Bonjour Aurélie !

    Merci pour cet article complet et bien construit.

    Etant passionné de ce que la science peut nous apporter comme connaissances et concepts qui facilite l’apprentissage de la musique, j’ai tout particulièrement apprécié le post-scriptum 😉

    Et oui, il n’y a pas d’âge pour apprendre, surtout quand on emploie les bonnes stratégies !

    • Bonjour Roman,
      oui en effet, on m’a tellement ressassé que : commencer le piano après 15 c’était trop tard …

      Pour devenir un pianiste classique international ?
      Peut être que oui.

      Mais tout le monde ne souhaite pas devenir un grand pianiste 🙂
      Je connais tellement d’adultes qui ont simplement envie/besoin de se faire plaisir grâce à la musique 🙂

      • bonsoir aurélie et aux millions de lecteurs (rire!!!!),
        je vous apporte mon témoignage que l’on peut apprendre à tout age, j’ai fait parti d’une association ou certains apprenait un instrument à 80 ans et d’autre continuait de prendre des cours de chant à 90 ans. pour ma part j’ai 52 ans et suis débutant depuis 2 ans dans l’apprentissage du piano , c’est un plaisir, je n’ai pas l’intention de devenir concertiste, c’est un loisir comme un autre, c’est aussi un médicament, d’après mon médecin, une sorte d’auto musicothérapie, mon but avec la musique et le piano est de transmettre cela quand je serais en retraite et que j’aurais acquis suffisamment de connaissances, bien sur.. ma dernière petite fille n’a que 20 mois, donc ça va j’ai encore du temps pour m’améliorer avant qu’elle est l’age de commencer le piano si elle le désire !!!
        sur ce, bon piano à tous

        • Bonjour,
          Ce qui est spécifique à l’apprentissage d’un instrument est la circonstance qu’il met en jeu des capacités psychomotrices à l’instar de l’apprentissage de la conduite automobile ou d’une langue étrangère. Ce qui n’est pas la même chose que les mathématiques , d’histoire ou d’économie par exemple.

          Je pense que le problème vient du fait que l’on a souvent affaire à des personnes (qui n’ont pas nécessairement une formation initiale élevée et qui n’ont donc pas “appris à apprendre”) qui ont perdu l’habitude “d’intégrer du nouveau” au cours de leur vie . Et quand je dis “d’intégrer du nouveau”, je ne parle pas de se perfectionner dans un domaine que l’on connaît bien au départ.

          En d’autres termes, c’est une question entraînement…

          Une chose est certaine. Les capacités “digitales”, c’est-à-dire la dextérité (et la virtuosité) ne sont pas nécessairement altérées par l’âge, sauf pathologies par exemple . Arthur Rubinstein (et d’autres) faisait encore des récitals à 90 ans avec des programmes redoutables techniquement.

          Allez un exemple : une concertiste de 80 ans dans un récital (elle joue une rhapsodie hongroise de Franz Liszt. Admirez les traits d’octaves et d’arpèges ! ) :
          https://youtu.be/lautkLC0sQE

          Evidemment, vous allez me dire que c’est une professionnelle. Mais tout de même…

        • Bonjour Franck,
          merci pour ton partage. C’est une démarche très originale que tu as avec ton association. C’est vraiment une belle initiative qui je pense va se développer partout et d’ailleurs j’aimerais bien 🙂

  4. bonjour Aurélie, comme tout le monde, merci pour toutes vos vidéos et articles.
    concernant cette indépendance des mains, il est très important de comprendre les gestes pianistique et ce, dès le début de l’apprentissage, car quand de mauvaises habitudes ont été prise, cela est très dur de réapprendre !!! je suis autodidacte, sénior et je me suis mis au piano par plaisir depuis à peine 2 ans avec le solfège, pas de prof, ni de musicien dans mon environnement, mon parcours avec la musique est un peu trop long à expliquer, mais je pourrais l’écrire si quelqu’un est intéressé.
    bref concernant cette indépendance des mains et le geste pianistique,
    Avez vous déjà entendu ou vu, les vidéos de Mr deloeul jean-luc Atelier du Geste Pianistique (c’est sur youtube) ?
    sur ce, merci encore pour votre blog et tout le travail que cela représente.
    et au plaisir de vous lire ou de vous voir en vidéo, je ne sais si on vous l’a déjà dit, mais vous transmettez pleins de bonnes choses et on vous devine épanouie avec le piano.

    • Bonjour,

      Les vidéos de Jean Luc Deloeul sont très intéressantes. C’est une démarche extrêmement originales.
      Dans le principe, ce n’est pas neuf. Il est un peu dans la lignée de Dorothy Taubman ( voir https://youtu.be/suwdLaYBaAs ) ou de Maria Saboya ( https://youtu.be/zZWhyrorn7g ).
      Mais pour des débutants, surtout des enfants, ce n’est pas utilisable, car c’est assez complexe bien qu’il semble se concentrer sur des points très “basiques”. On reprend des choses apparemment très simples mais en effectuant une véritable réflexion dessus.
      En particulier sa tentative très originale de codifier le geste est assez ardue à comprendre mais comme l’écrit Marie Cécile Baritou dans les commentaires sous une des vidéos “C’est du concret et précis. Ça peut paraître prise de tête, mais l’imprécision l’est bien plus à long terme”. Je suis d’accord avec cela.

      • Bonjour bruno,
        je lis votre commentaire et je vois que j’écris exactement la même chose que vous 🙂
        Et en effet, pour les débutants ça va un peu trop loin.

    • Bonjour Franck,
      en effet le geste pianistique est TRES important au piano. Oui je connais les vidéos de Jean Luc Deloeul. Sa démarche est très originale et ses vidéos sont très bien faites.

  5. Bonjour Aurélie,

    Un grand merci pour tout le travail pédagogique que tu réalises pour l’apprentissage du piano.
    Je suis très attiré par tous les instruments à clavier, mais plus particulièrement par ceux dont les sonorités sont variées.
    Pour l’apprentissage, la sonorité piano me convient, cependant je ne peux pas résister lorsque j’aligne quelques suite de notes d’une musique, de passer en sonorité orgue électronique, guitare, instruments à vent et autres générateurs de sons musicaux.
    Mon instrument à clavier est un piano d’arrangement CTK 7200 CASIO avec une grande panoplie de sonorités.
    Dernièrement des événements imprévus m’ont obligés à arrêter de “pianoter” pendant quelques mois.
    Mais je pense reprendre.
    En parallèle j’apprends le solfège c’est très important, mais apprendre cette discipline sans instrument à disposition, c’est comme faire de l’informatique sans ordinateur, apprendre à conduire sans voiture, etc … c’est perdre son temps et décourager, c’est une évidence.
    La pratique de la musique doit être un plaisir, chacun doit y trouver son compte.
    Actuellement j’arrive à pianoter des accords plaqués de la main gauche, avec quelques petites mélodies de la main droite.
    Mais le rythme est mon problème principal, je m’en rends compte lorsque j’écoute un de mes “enregistrements”, il est certain que je ne travaille pas assez, de plus j’ai tendance à passer d’ une méthode à une autre, sans approfondir. J’ai conscience de mes défauts, mais j’assume …
    Il est certain que la présence d’un professeur, m’aiderai beaucoup, mais je ne l’envisage pas, de plus d’autres activités me passionnent, j’ ai tendance à m’intéresser à beaucoup de choses.

    Excuse-moi d’avoir été un peu long.

    Merci de nous faire profiter de ton expérience.

    Lionel

    • Bonjour Lionel,
      merci pour ton message “un peu long”, c’est interessant à lire 🙂
      Je comprends ton attirance pour les sons. Les claviers arrangeurs et autres ont une panoplie de sons variée. Et ça peut nous rendre fou fou comme un enfant quand on commence à explorer toutes les possibilités qui se cachent à l’intérieur.
      Prendre ou non un professeur est un choix personnel. Je respecte ton choix. En tout cas tu trouveras sur 1piano1blog et sur les sites de mes collègues beaucoup de conseils 🙂

  6. Merci Aurélie pour cet article clair et très complet.
    Du temps où j’avais encore un professeur de piano, elle me disait que ma technique était bonne mais qu’il me manquait les gestes “pianistiques” qu’aucun de mes précédents professeurs n’avait pensé à me transmettre. Je réalise à quel point ces gestes me manquent pour une belle interprétation!
    Ce pourrait être l’objet d’une prochaine vidéo ?

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