Débuter un nouveau morceau

Voilà les inscriptions au nouveau cours sur le prélude de Chopin sont terminées. Comme d’habitude, je ferme les inscriptions au bout d’une semaine. Cela me permet d’accueillir les membres, de répondre à leur question et de finaliser les derniers détails.

La plupart ont déjà commencé. C’est le stade de la découverte du morceau. C’est le stade du déchiffrage.

Pour aborder un nouveau morceau, que ce soit par la lecture ou bien par l’écoute, j’ai appris à passer par l’étape de l’analyse.

Cette idée est venue naturellement après des années de pratique. Mes toutes premières analyses remontent du temps où je prenais des cours avec Agnès Postec. Elle est la pianiste qui m’a le plus aidé. Avec elle, j’ai passé des heures à analyser des oeuvres de Messiaen, Brahms ou Fauré.

A cette époque, je commençais tout juste à comprendre l’aide précieuse que cela pouvait m’apporter. Et il faut le dire, je manquais de compétences pour le faire. Je suivais les cours de Formation Musicale, mais ils restaient limités sur l’apprentissage de l’analyse.

***Tiens ! cela me fait penser que j’aimerais parler de Formation Musicale. Ce sera pour un prochain épisode.

Revenons à l’analyse du prélude de Chopin. Je dois dire que cette analyse nous aide à bien déchiffrer les accords de la main gauche. Avec un peu d’analyse, le déchiffrage devient plus facile. Et cela se sentira plus tard, au moment de la mémorisation et de l’interprétation.

J’aimerais que tu prennes un temps pour toi pour t’observer. Observer tes habitudes, ta manière de faire. J’aimerais que tu réfléchisses aux actions que tu fais au tout début d’un nouveau morceau. 

  • L’écoutes-tu ?
  • Avec ou sans partition sous les yeux.
  • A quoi penses-tu quand tu l’écoutes ?
  • Essaies-tu de comprendre comment le morceau est construit ?
  • Ou bien es-tu simplement branché sur la notion de plaisir ?

J’ai bien conscience que cela fait beaucoup de question, mais j’ai à coeur de comprendre comment tu fonctionnes. Car, chacun fonctionne différemment.

Saches que je lis toujours tous les commentaires. Je n’ai malheureusement pas le temps d’y répondre de manière personnelle. Mais tous les commentaires alimentent ma réflexion. 

A ton tour maintenant de me dire quelles sont tes habitudes quand tu débutes un nouveau morceau ?

44 réflexions sur « Débuter un nouveau morceau »

  1. Bonjour Aurélie,
    Quand je débute un nouveau morceau c’est parce que, dans un premier temps, je l’ai écouté et qu’il m’a procuré des émotions. Ensuite, je cherche la partition et là je situe plus ou moins le niveau de celle-ci par rapport au mien. Si je me sens apte à l’apprendre, je cherche les phrases musicales. Ensuite je repère s’il y en a des identiques ou similaires avec très peu de changements. Je repère les passages difficiles. Mon analyse n’ira pas plus loin car je n’ai pas assez de notions d’analyse musicale.

    • Bonjour Rose !
      Merci pour ton partage:) je vois que la notion de plaisir est au première loge. Et puis une analyse courte mais une analyse tout de même. Bravo pour ces bonnes habitudes !

  2. Bonjour Aurélie,
    Pour débuter un morceau…. j’utilise tour à tour les procédés que tu énumères ! Ils se complètent, et quand j’ai le temps, je les emploie tous !
    Bonne journée !

  3. Bonjour Aurélie,
    Je débute un morceau soit parce que je l’ai entendu et que cette écoute m’a donné envie de le travailler, soit parce qu’il m’est proposé par une de mes amies, soit parce que parfois je fais de la lecture à vue et que cela me donne envie d’aller plus loin avec tel ou tel morceau.
    En fonction de l’entrée, je prends différents chemins, et tous ceux que tu énumères, mais pas toujours dans le même ordre.
    Pour ce qui est du Prélude n°4, j’ai commencé par la lecture et l’analyse, je suis allée ensuite écouter les deux propositions d’interprétation, et j’ai ensuite suivi l’ordre de présentation pour le travail de la MD, MG…
    Et j’avoue que j’ai bien apprécié de commencer par l’analyse, car en fait, je me suis rendu compte que je ne faisais appel à l’analyse que lorsque je butais sur une difficulté et que j’essayais de comprendre pourquoi je n’arrivais pas à jouer tel ou tel passage. C’est souvent le cas pour des morceaux de Bach où je ne sais plus où j’en suis des deux ou trois voix et où il faut alors que je reprenne la partition pour bien retrouver chacune d’elle et pouvoir ainsi retrouver la logique de construction du morceau.
    Quand j’écoute un morceau, je prends de temps en temps la partition, mais grâce à Youtube, j’aime bien aussi “regarder” jouer les pianistes pour observer leur posture, la position de leurs mains…

  4. Bonjour Aurélie,
    La première chose que je fais, c’est d’écouter le morceau : il faut avant tout qu’il me plaise. Je choisis souvent au feeling : qu’est que je ressens lorsque je l’écoute (émotions, sensations…) Avec l’écoute j’ai aussi une petite idée des difficultés. Je peux suivre la partition en même temps mais pas toujours si je ne l’ai pas. Je n’analyse pas plus que cela mise à part la tonalité, le rythme.
    Belle journée à toi et encore merci pour tous les conseils que tu nous dispenses !

  5. Pour répondre à tes questions Aurélie :
    1) L’écoutes-tu ? oui, je vais l”écouter, sur YouTube souvent ou si j’ai le CD.
    2) Avec ou sans partition sous les yeux. souvent avec la partitions sous les yeux, j’essaye de suivre les mesures, mais je n’arrive pas toujours à suivre en regardant la partition. Et puis je regarde beaucoup les doigts du pianiste quand la vidéo le permet;

    3) A quoi penses-tu quand tu l’écoutes ? cela dépend du morceau, par exemple le prélude de Chopin me fait penser à un instant romantique, moi j’essaye de retrouver cet état là, cette ambiance.
    4) Essaies-tu de comprendre comment le morceau est construit ? Oui j’essaye de comprendre, parfois je vois quand cela change de vibrations et là je me dis il y a quelque chose qui se passe, une nouvelle structure, un nouveau mouvement, c’est pour cela j’adore écouter Mendelssohn.

    5) Ou bien es-tu simplement branché sur la notion de plaisir ? je partage le plaisir d’écouter et de comprendre un peu la musique. Je possède plusieurs volumes de “les génies de l’opéra” que j’avais achetés quand je suivais mes cours de chant classique, il y a déjà bien longtemps, et bien cela me permet de me documenter un peu sur ses grands hommes lorsque j’écoute une de leur musique.

  6. Bonjour Aurélie, lorsqu’un morceau retient mon attention, c’est précisément parce qu’il me parle, qu’il me capte. Je le réécoute encore et encore pour bien m’en imprégner. Et seulement ensuite je cherche la partition pour voir si cela est possible pour moi, si elle est claire. si je me sens en capacité de la travailler. À partir de là, j’essaye de la comprendre, de voir si il y a un motif qui se répète, le rythme et où se logent les difficultés et surtout la charge de travail de la main gauche et par rapport à la main droite et son contraire. Mais c’est avant tout le plaisir et l’évocation émotionnelle qui sont déterminants.

  7. Bonjour Aurélie, quelle bonne idée se travail sur Chopin, que je prendrai que dans quelques mois après la reprise de la formation. Comme tous ces témoignages, c’est d’abord la ‘melodie’ qui me transporte et m’amène à construire une histoire un conte…j’j’écoute plusieurs fois le morceau pour m’en imprégne, puis je prends la partition et coupe les phrases pour repérer celles qui se répètent. Je commence a étudier main droite, soit une phrase a la fin de la partition, puis une au milieu, au début…et rassemble quand ça a l’air d’aller!
    Puis quelques jours après main gauche.
    Mais le passage a 2 mains je bloque…
    Merci Aurelie

    • Bonjour Evelyne,
      Oui Chopin sera pour après plaisir piano 🙂
      Merci pour ton partage . En ce qui concerne ton bloquage pour le passage à deux mains, plaisir piano va t’aider !

      • Bonjour Aurélie,
        J’en suis certaine Aurelie…je m’accroche…belle journée et MERCI

  8. Bonjour Aurélie,
    Bon, j’ai loupé l’inscription à Chopin!
    Mais je tenterai de faire l’analyse quand je m’y mettrai, avec mes notions de FM sur les accords, déjà…
    Pour aborder une nouvelle partition, je la lis et l’écoute plusieurs fois, par plusieurs interprètes, si possible…
    Je ne la travaillerai que si, déjà, je l’ai choisie parce-que je l’aime!
    Mais ça n’empêche pas des vrais crises de panique, quand il faut mettre les doigts sur le clavier: “oh lala! mais c’est beaucoup trop dur pour moi, oh, mais tout ce “caviar”, c’est terriblement compliqué!”, “je vais mettre un siècle à venir à bout de tout ça!”…etc
    Puis le goût du défi, ou mon inconscience peut être, plus mon attrait (appétit?) pour “croquer” dans cette belle partition, finit par l’emporter, alors je retrousse mes manches, et je m’y mets, en essayant d’appliquer les méthodes de travail les plus raisonnables! (lesquelles, en fait, ne sont pas toujours les mêmes, d’un morceau à l’autre! )
    Cela dit, je regarde tout de suite la tonalité du morceau, majeur/mineur, les altérations et modulations, le rythme…
    j’essaye de bien lire toutes les notes de bas en haut, voir ce qui est pour la main droite puis pour la main gauche.
    Voilà! Aborder une nouvelle partition, pour moi, c,est à la fois bcp de joie, mais pas mal d’angoisse et de doute de soi, surtout quand on place l’oeuvre très haut dans son échelle de valeur!
    Merci, Aurélie, pour tes conseils qui redonnent confiance!
    Jacqueline

    • Bonjour Jacqueline,
      Merci pour votre retour. Ce que je constate c’est que les frayeurs du début finissent par disparaître. Et le résultat arrive, même si il met du temps. On en a eu un bel exemple avec Schuman. La vitesse faisait peur au début et finit par arriver d’elle même !

      • OUI, ça finit par venir, mais après des heures de répétitions des morceaux ainsi choisis, qui doivent sans cesse être repris, améliorés, retravaillés de différentes manières:
        tantôt de mémoire, (mais ce n’est pas suffisant pour moi,) ,tantôt en reprenant le seul contact visuel de la partition, pour améliorer le travail des doigts ,et leur perception des touches du clavier, afin de les rendre vraiment autonomes
        Et ça, pour moi, c’est parfois TRÈS difficile, mais, je crois, indispensable pour assurer la connaissance technique du morceau, afin de passer plus librement à… l’interprétation!
        Qu’en penses tu, Aurélie?
        Jacqueline

  9. Bonjour Aurelie
    Et à tous

    Vivement un Enseignement
    Conçue par Aurélie sur
    La Formation Musicale

    Belle Et Musicale Journée
    à tous les pianistes

    YM

  10. Bonjour Aurélie,
    Avant de rejoindre ton enseignement, je cherchais des partitions à partir de pièces entendues. D’un coup d’oeil, je repérais si c’était de mon niveau ou pas. Une fois achetée, je faisais comme j’ai appris enfant: déchiffrage main droite/ déchiffrage main gauche/ tentative mains ensemble/ essayer d’avancer en découpant le morceau en plusieurs parties….puis seulement interprétation…
    Bref… c’était avant d’avoir ton éclairage sur l’analyse des harmonies, avant de savoir repérer les grilles avec ta “formation improvisation”, avant d’avoir suivi la formation à la “lecture à vue” avec Caroline.
    Je pense que je ferais les choses bien autrement, avec tous tes conseils.
    J’attends ta prochaine analyse de morceau ( car j’avoue que le prélude N°4 de Chopin appartient trop à mon passé d’élève pianiste).
    Bravo pour tout Aurélie. Et MERCI

    • Bonjour Sylvie,
      on peut dire que tu débutais ton morceau avec la structure grâce à ton découpage en plusieurs parties. C’est la manière la plus répandue de travailler ses morceaux.
      C’est vrai que connaître l’analyse, repérere les harmonies etc… permet de comprendre et de ganger du temps en lecture. Merci beauocup pour ton témoignage Sylvie.

  11. Bonjour Aurélie,

    Non je ne fais pas d’analyse de la partition (peut-être à tort) car je n’ai pas d’une part les compétences requises (harmonie, etc) et d’autre part je n’ai ni le temps ni la patience pour le faire. Je déchiffre d’une manière “standard” d’abord main droite seule, ensuite main gauche seule et enfin mains ensemble. Je fais ça soit ligne par ligne, soit par phrasé soit encore mesure par mesure plus le 1er temps de la mesure suivante si la partition est complexe.

    Autre chose qui n’a rien avoir avec le sujet d’aujourd’hui :
    J’ai vu un jour dans l’une de vos vidéos qui sont excellentes au demeurant, présenter la méthode “J’apprends simplement le piano”; Volume 1 et 2. Je l’ai ais achetés et je dois dire qu’effectivement les morceaux qui sont proposés sont d’une qualité rare et très progressifs. Dans cette méthode je n’utilise que les morceaux pour le plaisir. Pour la technique, je travaille que et beaucoup des études très progressives dans lesquelles toute la technique pianistique est présente.
    Merci encore pour nous avoir fait découvrir cette méthode.

    Cordialement,
    Laurent

    • Bonjour Laurent,
      la méthode que tu décris est déjà un bon début. C’est la mnière de faire la plus répandue quand tu prends des cours de piano.
      Merci pour ton petit mot pour “j’apprends le piano tout simplement”. Tu peux en témoigner directement de ma part auprès de Chritophe Astié. il sera ravi.

      • Merci Aurélie.
        Par quel moyen puis-je témoigner de l’utilité de cette méthode auprès de son auteur Christophe Astié ? As-tu une adresse mail, un site web à me communiquer stp ?
        Cordialement,
        Laurent

  12. Bonjour Aurélie

    Tout d’abord, j’écoute la mélodie. Il faut qu’elle me parle, me procure du plaisir sur les harmonies, la vitesse, le rythme.
    Ensuite, je cherche la partition pour savoir si je me sens ou pas capable de la jouer.
    J’aime analyser le morceau par ces cadences, ses accords. Il m’arrive parfois de changer certains accords.
    Puis lorsque je sais jouer le morceau, j’essaie d’improviser sur celui-ci.
    Travailler un morceau doit être du plaisir, de la joie.
    Merci à toi et ta soeur pour vos conseils précieux.
    Sergio

  13. Bonjour Aurélie. Certainement, comprendre la construction d’un morceau aide à la mémorisation et à l’interprétation. Je commence à composer des petits “trucs” chouettes et comme c’est moi qui les ai construits, je les retiens et les jouent beaucoup plus facilement. Sensibilisé doucement à cette approche, je m’étais étonné d’avoir d’abord remarqué tout seul comme un grand sur une vidéo youtube d’un jeune compositeur allemand (Niklas Blumenthaler – Wide Awake) qu’il ne jouait que sur les touches blanches (ce n’est pas évident sur les vidéos, on regarde sans voir, d’habitude), puis que cela ressemblait à du Yann Tiersen. Et finalement compris que ce jeune gars partait de deux motifs simples et les développés de la même façon que Tiersen le fait dans sa “comptine d’un autre été” et cela avant (début décembre 2019) que toi, tu nous proposes l’analyse de cette dernière. Super, je suis maintenant au ange quand je m’assied au piano. Bien à toi, cordialement.

    • Bonjour Pierre,
      Comme tu le dis, on regarde sans voir les vidéos. En tout cas, bravo à toi d’être passé au niveau supérieur et de réussir à écouter et regarder ce pianiste en profondeur. (je ne le connais pas, j’irais regarder ce dont il s’agit!)

  14. Bonjour Aurelie, bonjour à tous
    -Je commence par numéroter les mesures.
    -Puis je fais une analyse selon mon niveau des differentes phrases musicales, les répétitions, les respirations, les accords quand je les reconnais.
    -J’ecoute le morceau avec la partition
    -Puis main droite 1ère et dernière phrase
    2ème et avant-dernière phrase
    3ème et avant avant-dernière phrase
    Etc….
    Reprise de l’ensemble dans l’ordre
    Main gauche pareil
    2 mains ensemble pareil
    Travail des passages difficiles
    Mémorisation
    Travail des nuances et interprétations
    Bonne journée

  15. Bonjour Aurélie j’ai eu la chance d’avoir étudié une année et demie à temps plein dans une école de musique un CEGEP en piano jazz et classique avec d’excellents professeurs je faisais de la formation auditive de la littérature musicale etc c’était un projet de retraite malheureusement j’ai dû arrêter car les exigences entre autre était à un niveau très élevé ils formaient des professionnels j’ai beaucoup appris et j’ai pris conscience de l’importance de tous les aspects à développer pour être un musicien entre autre l’analyse d’une pièce surtout de Chopin peut s’avérer très utile et agréable dans la mesure que l’on a les outils pour la comprendre la musique c’est comme la vie c’est un Tout merci

  16. Bonjour aurélie, et tous,
    pour débuter un morceau, je recherche les couleurs qui vont avec, un paysage ou une situation que je pourrais associer, une peinture, une température, une forme. bref, tout ce qui n’est pas musicale et qui sera l’ambiance.

  17. Bonjour Aurélie,
    En général, je regarde la partition d’un morceau qui m’a touchée et que j’ai envie d’apprendre.
    J’écoute le morceau, la partition devant les yeux, puis j’essaie de suivre sur la partition. Même si je n’y comprends rien de prime abord, je suis sensible au mouvement et au “dessin” que composent les notes en évoluant sur les portées.
    Je capte en premier les nuances, les changements de tonalité, les altérations car l’oreille me les impose et je les repère sur le papier sans vouloir particulièrement analyser, comme si une personne me lisait une lettre à voix haute et que par-dessus son épaule je regardais l’écriture qui, par son trait, soutient ou trahit la manière d’exprimer l’état d’âme.

    Merci pour ta formation.

    • Bonjour Nadine,
      avec toi on sent l’influence de la musique avec les arts visuels comme la peinture par exemple. Je reconnais bien là ta grande sensibilté artistique.

  18. Bonjour Aurélie,
    J’en suis certaine Aurelie…je m’accroche…belle journée et MERCI

  19. Bonjour Aurélie,

    Comme pour la plupart de tous, avant de travailler un nouveau morceau, il faut qu’il me touche profondément, qu’il me parle et que j’ai envie de me l’approprier parce qu’il est pour moi une évidence..
    Généralement, c’est un morceau que je connais déjà et que je rêve de jouer..
    -Tout d’abord, je l’écoute attentivement avec la partition, ce qui me permet de déterminer si je pourrai ou non le jouer, en tenant compte de mon niveau, de mon ampan et des difficultés techniques du morceau…
    (Déjà, le choix de mes possibilités est un peu plus restreint car je ne peux jouer que des mouvements lents depuis les séquelles d’un accident ou j’ai eu de multiples fractures au majeur et à l’annulaire de la main droite.. Mais je rejoue après des années d’interruption, et c’est déjà un “miracle” !)
    -Ensuite je m’imprègne de la partition le soir dans mon lit. (j’ai testé l’efficacité de “cette méthode” avant sommeil..)
    Je commence par regarder l’armure, le rythme, comment le morceau est construit, les difficultés techniques que je devrai maîtriser, les doigtés, afin de mieux mémoriser la partition.
    Je regarde aussi la ligne mélodique, les ornements, et des images me viennent alors à l’esprit..
    C’est ma façon de préparer “le terrain” pour la mise en pratique au piano du lendemain.
    – Devant le piano, je me sens alors déjà familiarisée avec la partition, donc un peu plus à l’aise, en confiance.
    Puis, je travaille phrase musicale par phrase musicale en essayant de mettre directement les 2 mains ensembles. Si ça ne va pas , je travaille chaque main plusieurs fois (en fonction de la difficulté) puis le tout ensemble jusqu’à ce que ça soit parfaitement en place et en rythme et je ne vais pas plus loin tant que ce n’est pas le cas..
    C’est long, mais ça me permet de fixer mon travail et aussi de maîtriser l’indépendance de chaque main.
    Et tout se met en place, petit à petit…
    Ensuite, vient la joie de l’interprétation du morceau……………………..
    Merci Aurélie pour tout ce que tu nous apportes.
    Bonne journée et bon piano.
    Bisousss

  20. C’est d’abord l’écoute. Plusieurs fois et par des interprétes differents. Dans un 2eme temps je regarde la partition mais , n’ayant pas confiance en moi, je baisse un peu les bras. Un nouveau morceau doit d’abord me toucher, et parler au coeur.
    Evelyne trijol

  21. bonjour Aurelie , je travaille dèjà au déchiffrage ,puis je regarde en même temps le tempo , la durée des notes par phrase musicale ; j’écoute plusieurs fois le morceau en suivant le tempo ; je mets en pratique votre méthode (plusieurs fois MD puis MG ) avec le métronone mais c’est un peu difficile . tout cela bien sur si le morceau me plait . je recherche toujours une méthode par rapport à mes problèmes de DMLA . je travaille beaucoup à la mémoire du morceau . merci à vous .

  22. bonjour Aurélie
    je réponds avant d’avoir regardé ta formation sur le prélude, que j’ai déjà appris il y a plusieurs mois; mais je voulais voir ce que ça donnait avec une analyse complète, en plus du déchiffrage, de l’interprétation , etc..
    Pour ma part, il faut à la base que le morceau me plaise, et pas seulement à ma prof… ensuite j’ l’écoute, puis je le ré ecoute avec la partition sous les yeux, j’essaie de voir les difficultés et je prete attention au doigté (qui est encore un souci)
    ensuite, j’essaie de voir ça page par page, et dans chacune, main droite, main gauche et assez vite j’essaie ensemble. , par “portions”; , les nuances, la pédale et la vitesse, viennent seulement ensuite. Et enfin j’essaie de relier ça en mémorisant, surtout les passages plus délicats. J’allais oublier, il y a une étape ensuite, que je ne faisais pas avant, c’est dans la mesure du possible, de rejouer les morceaux le plus souvent possible, si ce n’est tous les jours. Et c’est seulement comme ça que je peux les “conserver” et pour la plupart, les jouer sans partition.
    A bientot
    Eric

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