Hania Rani, la pianiste au grand cœur

Hania Rani est une pianiste et compositrice toute jeune et pourtant déjà si inspirante. Comme on dit : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ».

Née en 1990, d’origine polonaise, elle partage aujourd’hui sa vie entre Berlin et Varsovie. J’ai découvert Hania il y a 3 mois. C’était un samedi d’avril, à Tallinn ; et là, ça été le « choc ».

Il y a des rencontres musicales qui nous hypnotisent complètement et nous laissent sans voix, sans mot pour décrire ce que l’on ressent. Cela a été mon cas !

Une véritable révélation pour moi. D’ailleurs, j’avais écrit à ce moment-là un petit article sur elle pour vous expliquer pourquoi je m’étais fait piéger 😉

Vous étiez nombreux à m’avoir dit que sa musique vous faisait penser aux mélodies de Yann Tiersen et Ludovico Einaudi…

Cela me tient vraiment à cœur de vous faire connaître cette artiste exceptionnelle. Et comme vous êtes nombreux à m’avoir confié votre désir d’en apprendre plus sur Hania Rani, il me paraissait évident de lui consacrer ce nouveau portrait.

Dans cet univers où les hommes sont très présents, je suis heureuse de mettre à l’honneur des femmes ; des femmes qui m’enthousiasment lorsque je les écoute jouer.

Je vous partage quelques découvertes sur cette pianiste très généreuse au talent immense.

Quelles sont les influences de Hania Rani ?

Bercée depuis son plus jeune âge à la musique classique, Hania se met ensuite à écouter beaucoup de jazz et d’électronique.

Parmi les artistes qu’elle affectionne particulièrement et qui l’inspirent, on trouve Radiohead, The Beatles, Nils Frahm, Murcof, ou encore Portico Quartet.

On dit que Hania fait partie de cette génération de pianistes « néo-classiques », tout comme Nils Frahm- qui mélangent aisément les techniques de jeu plutôt « classiques » avec des influences un peu pop.

Mais comme je n’aime pas ranger les artistes dans des cases, je dirais qu’elle est tout simplement une pianiste inclassable au talent brut.

Le temps des collaborations

Il faut savoir que Hania Rani a collaboré avec plusieurs artistes avant de se lancer en soliste. Elle a aussi créé un groupe en Pologne, nommé Tęskno, avec lequel elle a sorti un album en 2018.

Voici quelques-unes de ses collaborations.

Le titre Tak tak to ja avec Dobrawa Czocher :

Dans ce morceau, piano et violoncelle sont réunis. Hypnotique et enivrant, n’est-ce pas ?

Ce que j’aime particulièrement dans la construction de ce morceau c’est qu’il y a une véritable progression. On monte progressivement en intensité. Il y a des variations et des ruptures de rythme qui donnent une émotion incroyable à ce morceau.

On passe aisément d’une mélodie très douce à une mélodie plus rythmée et « volcanique ». Comme si on était pris dans une espèce de tourbillon infernale…

Hania a également collaboré avec Christian Löffler. J’ai pu retrouver un extrait de leur collaboration.

Enfin, Words Are Gone est le fruit de la collaboration avec Hior Chronik, dont voici l’extrait.

Vous remarquerez que la nature est toujours très présente dans ses morceaux.

Esja, un premier album prometteur

Fascinée depuis toujours par le piano, Hania va chercher à travers ses compositions, à exploiter au maximum les possibilités de cet instrument.

Habituée des projets et des collaborations, elle ne pensait pas se lancer dans la création d’un album solo. Cela n’était pas forcément prévu. Pas plus qu’il n’était prévu qu’il soit exclusivement enregistré au piano étant donné qu’elle joue de plusieurs instruments.

Esja est le titre de cet album. Un album tout en émotion, très intimiste, terriblement enivrant… C’est d’ailleurs ce qui nous charme, nous envoûte, je dirais même nous magnétise, tel un aimant.

On pourrait l’écouter inlassablement pendant des heures 😉

L’un des titres de l’album s’appelle aussi Esja.

On l’écoute…

C’est entre Berlin, Varsovie et Reykjavik qu’Hania Rani a enregistré son tout premier album solo. La compositrice a choisi de donner à son album le nom du volcan islandais dominant Reikjavik.

Tout comme Ludovico Einaudi, la jeune artiste aime intégrer des éléments naturels dans ses œuvres.

Certains voient dans son travail des similitudes avec Philip Glass ; la répétition de notes dont l’artiste américain raffole, est très présente dans les morceaux de la jeune pianiste.

Et comme elle aime nous étonner, Hania vient de sortir son 2e album, qui s’intitule « Home », et dont voici un extrait 

Si vous voulez comprendre un peu mieux son univers, je vous invite à écouter le morceau Glass.

Une fois de plus, j’espère que vous avez aimé cette découverte. Comme je vous l’ai dit au tout début de l’article, pour moi, cela a été une véritable révélation ; et j’espère que c’est le cas pour vous aussi.

Je vous quitte sur une vidéo spectaculaire. Vertigineux, n’est-ce pas ?

Vous aussi vous voulez jouer comme Hania ? Si, si, c’est possible !

Je vous invite d’ailleurs à découvrir mes cours d’improvisation musicale, durant lesquels je vous apprends à improviser progressivement, à prendre confiance en vous.

Vous voulez jouer avec facilité et aisance au piano ? Apprendre à vous détacher d’une partition pour laisser libre cours à votre imagination et à faire parler vos émotions. C’est par ici.

À très vite,

Aurélie 🌺

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Les doigtés au piano – 7 bonnes pratiques à connaître

La question des doigtés au piano revient régulièrement. En effet, comment fait-on pour savoir quel doigté utiliser sur un piano de 88 touches alors que nous avons  seulement 10 doigts ?

Tu sais j’explique le piano de façon empirique. J’aime toujours partir de l’expérience vécue et de l’observation pour comprendre les choses. Dans cet article sur les doigtés au piano, je ne vais pas reprendre l’évolution historique des doigtés.  Je vais partir de mes observations et mon expérience pour décrypter ce sujet complexe.

Choisir la bonne position des doigts au piano.
Il est très important de choisir la bonne position des doigts au piano.

Table des matières

Les doigtés, pourquoi faire ?

J’ai des images qui me reviennent souvent, celles de voir mes petites soeurs découvrir le piano. Elles avaient en commun de jouer en utilisant un seul doigt : l’index. Autre fait intéressant, le jeu était de taper sur les touches comme on joue de la percussion. Loin de combiner les sons entre eux pour faire de la mélodie.

Ma vision des choses est que l’humain part d’un geste de haut bas avec l’index. C’est le geste qui vient naturellement sans qu’on ait besoin de l’expliquer.

Quand tu regardes un-e pianiste jouer, c’est tout autre chose. Les 2 mains jouent ensemble sur la piano en utilisant les 10 doigts. Le tout avec beaucoup d’agilité, de souplesse et d’aisance. Ça l’air si facile.

Quand on apprend à jouer du piano, on ne sait pas par quel doigt commencer ni quelle position de mains adopter. On n’est pas à l’aise pour jouer des accords. On se retrouve dans des positions inconfortables. Certains doigts accrochent des notes qu’on ne veut pas jouer. On a les doigts qui s’emmêlent…

Notre but est de jouer de la musique, avec ressenti, nuances et agilité. Dans tous les cas, c’est toujours la musique qui nous sert de guide. Le sujet des doigtés est complexe. Et je préfère te le dire dès maintenant : il n’existe pas de recettes toute faite, ni de recettes miracles. Les doigtés demandent de l’observation et du bon sens.

Une « recette » qui fonctionne pour un morceau, ne fonctionnera pas pour un autre.

Il faut prendre en considération le contexte, le niveau du morceau, le style, ton niveau technique, ta souplesse et bien sûr ta morphologie. C’est pour cette raison que parfois, les doigtés donnés ne te conviennent pas toujours. Sache qu’il n’existe pas une solution, mais des solutions. Les doigtés conseillés peuvent parfois être légèrement modifiés en cas de besoin.

Tu l’as compris, pour savoir quels doigtés mettre, il faut prendre en compte plusieurs paramètres. Je vais tâcher de les énumérer.

la raison d'être des doigtés au piano

D’une règle générale, les doigtés visent à utiliser tous les doigts y compris les doigts faibles comme les 4e et 5e doigts. Ça te permet d’avoir plus de fluidité et de donner du mouvement à tes phrases musicales.

Les doigtés sont pensés comme un moyen de jouer le morceau. Les doigts sont au service de la musique et non pas l’inverse. A contrario, les exercices sont pensés pour faire travailler la position des doigts en fonction de leur faiblesse et aptitudes. C’est pour cette raison que les exercices sont souvent laids à l’écoute.

Il existe énormément de combinaisons possibles : le clavier  a 88 touches et nous avons 10 doigts. Je te laisse faire le calcul du nombre de doigtés possibles ! Pour savoir quels doigtés utiliser, il faut observer le morceau pour trouver le chemin le plus sûr, le plus rapide et le plus efficace pour le jouer. Je te disais plus haut. On fait appel à notre bon sens et à notre bonne intelligence.

Ton doigté te permet d’économiser les geste et les déplacements pour obtenir un jeu fluide. Travailler les gammes te permet de trouver une logique de doigté. Je te reparlerai des gammes plus tard. Dans tous les cas, une fois le doigté décidé, il faut le garder et l’utiliser à 100%. C’est très important pour toi. Cela te permet de créer une mémoire des doigts. Et tu gagneras un temps précieux dans l’apprentissage de ton  morceau.

Si tu travailles un morceau sur partition, alors, note tes doigtés sur la partition et mémorise-les.

Les doigtés sont là pour t'aider à jouer tes morceaux

Tu as besoin des doigtés au piano pour :

  • savoir comment commencer une mélodie,
  • savoir sur quelle note tu places ton pouce,
  • créer des gestes en automatisme en fonction de l’alternance des touches blanches / noires

Un-e pianiste doit connaître les différentes combinaisons et les adapter à toutes les situations. Pour trouver la position des doigts. Il faut pouvoir aller là où le compositeur veut nous mener. Certaines lignes mélodiques ont de longs traits qui dépassent 5 notes. Il faut avoir un doigté et une position des doigts qui permettent d’aller jusqu’à l’apogée de ma ligne et de revenir s’il y a lieu.

Pour jouer les accords, les doigtés sont indispensables pour :

  • avoir une position de main confortable
  • éviter d’accrocher des notes non désirées
  • avoir les doigts bien placés et en finir avec les doigts qui s’emmêlent

Après avoir énuméré les raisons de l’existence des doigtés, j’ai hâte de te retrouver demain pour définir avec toi ce qu’est un bon ou un mauvais doigté au piano.

Doigtés au piano : les erreurs à ne pas commettre

Définir le doigté au piano n’est pas une affaire aussi simple que ça ne paraît. Pour commencer,  nous pouvons prendre le mot “doigté” au pied de la lettre. Le doigté est le numéro de doigt que nous utiliserons pour jouer la touche. Nous avons 5 doigts. Que ce soit pour la main gauche ou la main droite, nous utilisons les même chiffre pour chaque doigt. Le pouce c’est le 1, l’index le 2, le majeur le 3, l’annulaire le 4 et l’auriculaire le 5e doigt. 

Prendre uniquement le sens littéral ne sera pas suffisant. Pour parler doigté, je prends en compte la position des doigts, la position de la main et la souplesse du poignet. On peut avoir un excellent doigté mais un mauvais geste. Cela nuirait complètement notre jeu, car nous obtenons un mauvais son. Mais surtout, ça nous emmènerait vers des douleurs qui pourraient nous emmener vers une tendinite. Qui est un mal tellement fréquent chez les pianistes !

Nous allons continuer cette lecture avec les mauvaises à habitudes de doigtés que tu dois absolument proscrire. Puis les bonnes habitudes à adopter.

 

Les mauvaises habitudes à éliminer

Voici la liste des choses à ne surtout pas faire  !

  • ne pas prendre le temps de “doigter” ton morceau.
  • oublier de prendre en compte ta morphologie et ta souplesse.
  • changer de doigtés au gré du vent. 
  • utiliser uniquement les doigts forts.
  • oublier d’utiliser les doigts faibles comme les 4e et le 5e doigts.
  • rester dans l’inconfort d’une mauvaise position des doigts alors qu’il existe une alternative.
  • continuer à avoir les doigts qui s’emmêlent et les laisser prendre le contrôle à ta place !

Les 7 bonnes pratiques des doigtés au piano

Voici les bonnes habitudes que tu dois adopter à chaque fois que tu veux apprendre un morceau.

Ecris-les sur ta partition

Commence toujours par prendre le temps de “doigter” ton morceau dès les premiers jours de l’apprentissage. C’est important de prendre le temps dans la première semaine de noter les doigtés que tu vas utiliser.

Prends-toi en compte

Prends en compte ta morphologie et ta souplesse. Bien souvent, les doigtés seront communs à la plupart des pianistes. Mais il se peut que pour certaines extensions, certains accords, tu  aies besoin de prendre en compte ta morphologie. Car nous avons tous une main différente, la taille de nos doigts, de notre paume, notre empan.

Choisir son doigté c'est l'adopter

Garde le même doigté. C’est à dire qu’une fois que tu as choisi ton doigté, tu le travailles. Si au bout d’une semaine de travail, tu peines toujours à mettre ton doigté, tu as deux solutions : ou le doigté est mauvais, ou tes habitudes de travail ne sont pas efficaces. Dans les 2 cas, tu as une solution pour rectifier le tir.

Utilise tes 5 doigts

Un bon doigté utilise les 5 doigts de la main. J’en parlais plus haut. Les doigts sont au service de la musique. À nous d’éduquer nos doigts, pour qu’ils soient dans la bonne position. À nous de les entraîner pour être prêts à jouer nos morceaux préférés.

Travaille tes doigts faibles

Travailler les doigts faibles comme les 4e et e doigts avec des exercices en routine journalière. Cela t’aidera à les rendre souple et forts. 

Apprends différentes combinaisons

Prends en compte le contexte. Certains doigtés se retrouvent très souvent,  mais, il n’y a pas de recettes miracles. C’est la connaissance des différentes types de doigtés te permettra de faire tes choix. En explorant les différentes combinaisons, tu seras à même de choisir celui qui sera le plus approprié. 

Entraîne-toi encore et encore !

Seul l’entraînement mené d’une manière intelligente te permettra d’avoir un doigté correct. C’est important de travailler son doigté et la position des doigts en conscience afin d’obtenir une bonne aisance avec les 10 doigts.

Voilà, je t’ai présenté les choses à ne surtout pas faire. Puis je t’ai fait un listing des bonnes pratiques à mettre en place. On continue maintenant pour savoir comment faire pour trouver  les doigtés au piano ?

Trouver les bons doigtés au piano

Maintenant que tu sais de source sûre l’importance du doigté, il faut s’y mettre. Comme je te l’ai dis plus haut, trouver le bon doigté dépend du contexte musical. C’est un travail très important, j’aime le rendre le plus agréable possible.

 

Prendre en compte le contexte

Pour cela j’ai pour principe d’y aller étape par étape, un peu comme si tu sortais tous les ingrédients du placard pour préparer un gâteau.

  • Tu commences par prendre ta partition ou bien un support audio si tu apprends d’oreille.  
  • Puis, c’est à ce moment là que l’analyse prend sa place. Tu observes ta partition et tu délimites la première phrase musicale. Si tu apprends d’oreille, c’est le même principe.
  • Ecoute la première phrase. Observe les notes que tu dois utiliser à la main droite.
  • Quelle est la 1ère note ? La note la plus grave, la plus aigue ?

C’est important d’avoir une vision d’ensemble de la phrase musicale. Fais exactement la même chose avec la main gauche. Tu auras sans doute plus de déplacements à la main gauche. Observe-les et repère-les.

À la recherche du meilleur doigté

Ensuite, tu vas partir à la recherche du doigté et de la meilleure position à adopter.

C’est à ce moment que précis que tu notes ton doigté sur ta partition. Il faut jouer. Tu explores, tu cherches, tu fouilles. Tu essaies différentes possibilités, jusqu’à ce que tu trouves le meilleur doigté pour toi. Tu reconnais que tu as le meilleur doigtés quand tu as une position de doigts la plus confortable possible.

Alors bien sûr,

  • si tu as des doigts faibles, tu seras tenté d’utiliser énormément les doigts forts.
  • Si tu n’as jamais travaillé d’exercices pour combiner les doigtés entre eux, tes doigts s’emmêleront.
  • Si tu n’as jamais travaillé la souplesse entre les doigts, ils continueront d’accrocher des notes non désirées.
  • Si tu n’as jamais travaillé la vélocité, tu continueras à manquer de fluidité et de rapidité.

C’est pour cela, que tu as vraiment un intérêt à travailler des exercices.

  • Des exercices systématiques pour que te doigts jouent en automatique.
  • Des exercices pour donner la possibilité à tes doigts de jouer naturellement sans que tu n’aies besoin d’y réfléchir.
  • Des automatismes qui prennent en compte : l’écriture du morceau (polyphonique ou mélodique) , la tonalité et les successions de touches blanches, touches noires.

Les pouces et les touches noires ?

D’ailleurs, as-tu déjà entendu dire qu’on ne devait jamais mettre le pouce sur une touche noire ?​

Cette fameuse phrase entendue tant de fois : ne jamais mettre de pouce sur les touches noires.
Il suffit de jouer une partition de Debussy, Brahms ou Chopin pour se rendre compte que c’est complètement faux. C’est une règle qu’il faut absolument nuancer. Car elle peut être vraie dans certains cas mais fausses dans d’autres.

Et c’est pour cette raison, que je travaille toujours mes doigtés dans toutes les positions y compris avec les pouces sur les touches noires. D’ailleurs j’en avais parlé dans ma routine avec le Hanon. Je transpose toujours tous les exercices sur les touches noires.

À demain !

Les solutions

Cet article nous a plongé dans l’univers du doigté. J’ai pris le sujet de tous les côtés et grâce à vous, j’ai compris vos préoccupations. Maintenant, il est temps de parler des solutions pour avoir un bon doigté. Et voici une bonne nouvelle : une solution existe !

Tu as vu que j’ai déjà donné pas mal d’informations dans cet article sur les doigtés au piano. Des informations qui vont te permettre d’avancer et de prendre des bonnes habitudes. Tu as compris qu’une partie des solutions est de travailler ses doigtés. Les doigtés se travaillent avec des exercices, des gammes et des arpèges. Il suffit d’ouvrir le Hanon, le Diélateur ou les exercices de Brahms pour travailler tout ça.

Mais voilà, si tu veux aller plus loin, comprendre les doigtés et savoir pourquoi on choisit tel ou tel doigté.

Ou encore, si tu te retrouves devant l’une de ces situations :

  • devant des partitions  qui ne comportent aucun doigté.
  • avec des doigtés que tu ne comprends pas.
  • avec des doigtés peu pratiques
  • des doigtés non adaptés à ton cas.

Ou bien encore, si tu veux te sentir confortable dans (presque) toutes les situations. Je dis presque car certaines musiques extrèmement difficiles sont par définition inconfortables. Si tu veux trouver à coup sûr la bonne position et jouer de façon souple et naturelle.

Alors tu as besoin d’aller plus loin. Tu as besoin de cas concrets qui t’expliquent comment choisir tel ou tel doigté en fonction des différentes situations. Tu as besoin de connaître les différents types de doigtés : comme les doigtés en position serré, les doigtés en extension, dans les accords, les substitutions, les doigtés croisés, les déplacements, les permutations.

Aucune littérature musicale ne t’explique tout cela noir sur blanc. Toutes ces informations sont comme gardées secrètes. Comme si les musiciens  voulaient garder tout ça pour eux.

Ça me rappelle un célèbre violoniste qui, en fonction du tarif payé par ses élèves, dévoilait tel doigté ou tel autre à ses élèves. Étonnant, non ?

Comme j’ai à coeur de te voir t’épanouir au piano, je suis sur le point de lancer une formation sur les doigtés. Une formation qui te permet de savoir comment faire dans toutes les situations.

J’ai déjà le plan en tête, je t’en dis davantage dans les jours qui viennent.

En attendant profite bien du soleil.

Si tu connais une personne qui pourrait être intéressée par cet article, merci de lui partager.

Débuter un nouveau morceau

En passant

Voilà les inscriptions au nouveau cours sur le prélude de Chopin sont terminées. Comme d’habitude, je ferme les inscriptions au bout d’une semaine. Cela me permet d’accueillir les membres, de répondre à leur question et de finaliser les derniers détails.

La plupart ont déjà commencé. C’est le stade de la découverte du morceau. C’est le stade du déchiffrage.

Pour aborder un nouveau morceau, que ce soit par la lecture ou bien par l’écoute, j’ai appris à passer par l’étape de l’analyse.

Cette idée est venue naturellement après des années de pratique. Mes toutes premières analyses remontent du temps où je prenais des cours avec Agnès Postec. Elle est la pianiste qui m’a le plus aidé. Avec elle, j’ai passé des heures à analyser des oeuvres de Messiaen, Brahms ou Fauré.

A cette époque, je commençais tout juste à comprendre l’aide précieuse que cela pouvait m’apporter. Et il faut le dire, je manquais de compétences pour le faire. Je suivais les cours de Formation Musicale, mais ils restaient limités sur l’apprentissage de l’analyse.

***Tiens ! cela me fait penser que j’aimerais parler de Formation Musicale. Ce sera pour un prochain épisode.

Revenons à l’analyse du prélude de Chopin. Je dois dire que cette analyse nous aide à bien déchiffrer les accords de la main gauche. Avec un peu d’analyse, le déchiffrage devient plus facile. Et cela se sentira plus tard, au moment de la mémorisation et de l’interprétation.

J’aimerais que tu prennes un temps pour toi pour t’observer. Observer tes habitudes, ta manière de faire. J’aimerais que tu réfléchisses aux actions que tu fais au tout début d’un nouveau morceau. 

  • L’écoutes-tu ?
  • Avec ou sans partition sous les yeux.
  • A quoi penses-tu quand tu l’écoutes ?
  • Essaies-tu de comprendre comment le morceau est construit ?
  • Ou bien es-tu simplement branché sur la notion de plaisir ?

J’ai bien conscience que cela fait beaucoup de question, mais j’ai à coeur de comprendre comment tu fonctionnes. Car, chacun fonctionne différemment.

Saches que je lis toujours tous les commentaires. Je n’ai malheureusement pas le temps d’y répondre de manière personnelle. Mais tous les commentaires alimentent ma réflexion. 

A ton tour maintenant de me dire quelles sont tes habitudes quand tu débutes un nouveau morceau ?

Jouer du Chopin sur un piano numérique : pour ou contre ?

En passant

Cela fait deux ou trois semaines que je m’essaie à jouer du Chopin sur un clavier numérique. Le résultat est sans appel !

Comme tu le sais, j’ai fait le choix d’une vie plus libre depuis quelques mois. Quand je dis libre, cela se lit à plusieur niveaux.

  • Liberté géographique pour voyager et ouvrir de nouveaux horizons.
  • Liberté d’horaires : j’ai peu de rendez-vous donc peu de contraintes horaires.
  • Liberté de choisir les pianistes que je peux aider. En faire moins, mais mieux.
  • Liberté de mes projets liés au piano en ouvrant ma propre voix sur les formations pianistiques.
  • Liberté financière : je me finance à 100% avec mes revenus professionnels. Je ne dépends d’aucune aide de quiconque.

Bref, tout cela fait rêver, mais parfois, il y a un prix à payer. Et je vais te l’expliquer.

Cela fait 3 semaines que j’ai le nez dans Chopin. La recherche des oeuvres les plus abordables, la recherche historique, le choix de l’oeuvre, les doigtés, l’analyse de la partition etc… Et de temps en temps, je prends le temps de jouer ! Parce que c’est un comble, il m’arrive de n’avoir pas le temps de jouer de piano quand je plongée dans mes recherches tant cela me passionne !

Mais voilà, avec ma vie de « digitale pianiste confinée à Tallinn », je joue sur mon clavinova. Et ….

pour jouer du Chopin …..

…..

Cela ne va pas ! Je n’arrive pas à obtenir la sonorité souhaitée et je n’ai pas beaucoup de plaisir à jouer. Tu sais, je suis née avec une cuillère d’argent dans la bouche. Depuis que je suis enfant, j’ai toujours joué sur des pianos à queue. Cela me berce depuis mon enfance.

Alors, en ce moment, la frustration me gagne.

Sais-tu le pire dans tout ça ?

J’adore ! Pour moi, rien de telle que l’expérience vécue pour me rendre compte à quel point essayer de jouer Chopin sur un clavinova peut être frustrante sur un piano numérique.

Je ne dis pas que l’on ne peut pas.
On peut. 

Ce que je dis, c’est que je ne retrouve pas les sensations aussi profondes qu’avec le piano. Je ne retrouve pas cet univers particulier et cette fusion entre l’instrument et moi-même. Je ne retrouve pas les émotions qui papillonnent dans mes tripes.

Tu vas te demander pourquoi j’aime ça alors ? 

Tout simplement parce que c’est justement cette expérience de digitale « pianiste confinée à Tallinn » qui révèle tout cela. Sans cette exérience vécue de l’intérieur, je ne me serais pas rendue conmpte physiquement. Même si j’en avais conscience. Mais ce n’est pas pareil.

Je te laisse avec une petite vidéo de Chopin sur un piano numérique. Et dis-moi dans les commentaires pour ou contre ! Je serais heureuse d’avoir ton avis !

Si tu veux rejoinde la formation pour apprendre ce prélude de Chopin, il suffit de cliquer sur ce lien : 

https://formation.1piano1blog.com/chopin-prelude-n4/

Quel est ton empan de main ?

En passant

Je lance un petit jeu aujourd’hui pour tous les lecteurs d’1piano1blog. Mesurons notre empan de main.

Chez moi :

  • main droite : 21,2 cm
  • main gauche : 21,1 cm
Empan de la main d4aurélie chevalier

Et toi ? Ecris-moi ta réponse dans les commentaires. Si tu veux mettre une photo, utilise facebook ou instagram. Partage ta photo dans les commentaires de ce post.

Je te rappelle que les inscriptions pour la formation sur le prélude n°4 de Chopin sont ouvertes. Si tu veux t’y inscrire en profitant du tarif de lancement, c’est par ici, jusqu’à lundi 11 Mai :