Le piano : mon ami, mon confident, mon tout

Le piano a toujours tenu une grande place dans ma vie. C’est mon ami, mon confident, mon tout.

Petite, il a été un précieux allié… J’ai toujours eu beaucoup de mal à me faire des amis. Je ne cherchais pas tellement à aller vers les autres. Je préférais rêvasser, me raconter des histoires, être dans mon monde…

J’étais différente, voilà tout ! Et on me le faisait bien sentir…

Le monde de l’enfance peut parfois être bien cruel.

Mon piano, il m’a protégé, tel un bouclier.

C’est notre histoire passionnelle que je vous compte aujourd’hui.

Image par hoahoa111 de Pixabay

Le piano m’a aidé durant les premières années de ma vie

Les enfants ne sont pas tendres, vous savez…

Comme je ne les comprenais pas et qu’il ne me comprenait pas non plus, je restais volontiers dans mon coin, dans la cour de l’école.

Je ne me suis jamais sentie à ma place au milieu des autres enfants.

J’étais sans doute « trop » douce, « trop » sensible. Je n’ai jamais compris cette méchanceté gratuite qui les anime parfois.

Les seules personnes avec qui je pouvais communiquer, c’était les adultes.

Sinon, la plupart du temps, j’étais dans mes histoires… Il y avait toujours un piano dans un coin de ma tête. Je m’imaginais dans un petit café en train de jouer. Du jazz… 

Dans mes rêves les plus fous, j’étais souvent accompagnée d’un trompettiste et d’un saxophoniste. Ne me demandez pas pourquoi !

Les enfants me considéraient comme « différente », venant d’une autre galaxie. Certes, je l’étais. J’étais dans « mon monde ». Comme de nombreux enfants rêveurs… 

Par exemple, je ne jouais jamais avec les jouets des enfants de mon âge. En tout cas, je n’en ai pas le souvenir.

Même au sein de ma propre famille, j’étais un peu comme une intrus. On était 5 enfants, et ça ne me dérangeais point qu’on ne me voit pas. Je préférais même qu’on m’oublie…

Je ne me suis jamais sentie autant à ma place que sur mon tabouret, devant mon piano.

Mon père a très vite remarqué que je ne serai pas comme les autres ; et que j’avais une prédisposition pour faire de la musique : une bonne oreille et une envie insatiable d’apprendre, sans relâche.

C’est simple. Je passais des après-midis, voire des journées à jouer. Et je n’avais que 6 ans… Quand les autres enfants faisaient du sport ou s’adonnaient aux loisirs de leur âge, moi je m’amusais sur mon piano. Je m’éclatais !

Au départ, cela me peinait de voir que les autres enfants me rejetaient. Qu’ils ne voulaient ni me parler, ni jouer avec moi… Et puis, après quelques années, je m’y suis faite. Je me suis endurcie.

Peu importe que l’on me rejette, que l’on m’exclue… Avec mon piano, je me sentais plus forte ! Et puis à quoi bon essayer de changer ? Je n’allais pas me transformer pour essayer de plaire…

Je savais qu’un jour je trouverai des personnes comme moi, des personnes qui me comprennent.

Et puis un jour, à l’âge de 8 ans, je me suis faite une amie. Elle s’appelait Camille. Elle aussi adorait la musique, le piano. Et c’est ainsi qu’elle est devenue ma meilleure amie.

Image par hoahoa111 de Pixabay

Mon père, mon idole

Mon père m’a toujours soutenue dans mon désir d’apprendre le piano. Et je lui en suis infiniment reconnaissante. C’est lui qui m’a transmis sa passion pour le piano. 

Il raconte que, dès que j’ai su marcher, je cherchais à escalader le tabouret pour atteindre le clavier. J’imagine bien la scène…

J’étais fascinée par cet instrument…

Mon père m’a transmis tout ce qu’il connaissait de cet univers.

Lui qui avait perdu ses parents alors qu’il n’avait que 12 ans, il se sentait investi d’une mission. Celle d’apprendre à jouer, coûte que coûte.

Eh oui, leur piano, c’était tout ce qu’il avait gardé d’eux en souvenir…

Ses parents étaient tous deux musiciens. Il avait forcément la fibre musicale.

Et en effet, il n’a pas eu besoin de prendre des cours. Il a appris tout seul, en autodidacte. Et c’est ainsi que le piano est entré dans sa vie.

Grâce à la musique, il continuait de garder le lien avec ses parents. Il m’avait confié, plus tard, que c’était un moyen pour lui de communiquer avec eux, et de faire perdurer leur relation.

Moi, je comprenais tout à fait ce qu’il me racontait.

Et quand je racontais mes histoires à table, mes frères et sœurs jacassaient, me riaient au nez. Je m’en souviens comme si c’était hier… Mes parents leur disaient de se taire et d’écouter mes belles histoires.

Je sais que ce n’était pas méchant venant de leur part. Ils ont toujours été bienveillants envers moi. C’est juste que l’on ne se comprenait pas toujours. Eux étaient plus « terre à terre ». Je ne leur en ai jamais voulu.

 Je crois qu’au contraire, j’aimais être la petite rêveuse, l’artiste de la famille. Mon rôle était de les divertir. De les amuser. Grâce aux histoires que je racontais, j’arrivais à capter l’attention. Et ce n’était pas rien, pour moi !

Il y a les histoires que l’on se raconte : Fictives, fantasmagoriques.

Et puis il y a les histoires vraies ; celle que je vous raconte aujourd’hui.

J’ai toujours le piano de mon père. Si je vous disais qu’il date de 1920. Vous ne me croiriez pas ! Et pourtant, il est toujours là, au milieu du salon. Oui, bien sûr, je l’ai fait réparer. Mais c’est bien lui qui m’accompagne. Tous les jours.

Il n’y a pas un jour où je m’en sépare. Et quand je pars en vacances ?

D’accord… C’est le seul moment où il n’est pas là. Mais cela ne dure jamais très longtemps ! Et puis, comme on dit, les retrouvailles sont merveilleuses.

On se manque.

C’est comme s’il faisait partie intégrante de moi. Comme s’il était « humain ». Je ne le vois pas comme un objet. Il me parle. On communique.

Mon mari, parfois, se montre un brin jaloux de ma relation avec lui. Et nous en rions tous les deux.

C’est un lien inextricable et inexplicable.

C’est comme le peintre avec son pinceau, sa toile et ses tubes de peinture…

Image par hoahoa111 de Pixabay

Quand je joue, je me sens plus forte, vivante et libre

Mon piano m’a aidé à traverser les tempêtes de ma vie.

Comme si rien ne pouvait m’atteindre…

Petite, je savais que, même si je rencontrais des problèmes à l’école, j’allais retrouver mon tendre piano. Et qu’il me consolerait.

Et même après plusieurs années sans piano, dès que j’ai repris, j’ai ressenti immédiatement les mêmes sensations que lorsque j’étais enfant.

Je me sens comme invincible auprès de mon piano. Après une dure journée de travail, quelques minutes passées à jouer me plonge dans un tourbillon de plénitude. Je me sens sur un petit nuage.

Même les problèmes s’éparpillent pour ne me laisser qu’une sensation de bonheur infini.

Ma petite dernière a beau revenir en larmes car elle a rapporté une mauvaise note, je ne vais pas en faire cas… Je reste hyper-concentrée, voire hypnotisée. Aucune distraction ne peut m’extirper de ma bulle.

Le piano est libérateur, catalyseur d’émotions. C’est un puissant exutoire…

Il nous permet d’exprimer nos émotions les plus intenses. De retrouver la personne que l’on est profondément. Avec le piano, impossible de tricher !

Je me sens plus forte. Et vivante !

Terriblement vivante. Il n’y a pas plus belle sensation pour moi.

Je m’exprime. Mon corps tout entier s’exprime. Ma tête aussi. J’ai l’impression de donner aux autres, de m’ouvrir, de transmettre mes pensées, mes croyances. 

Comme un danseur s’exprimer à travers son corps, moi je m’exprime à travers les notes, les mélodies que je crée. Et même les morceaux ultra-connus, j’essaie toujours de les interpréter à ma manière. En fait, je n’essaie pas… Je suis entière, c’est tout.

Et puis, quelle liberté incroyable m’offre le piano !

Je ne peux pas l’expliquer…

Alors que la vie nous impose un milliard de règles, de principes, avec le piano, j’ai l’impression qu’il n’y a plus de règles. En tout cas, j’aime les contourner.

Et je crois que c’est pour cette raison que je m’adonne à l’improvisation autant que possible.

Avec l’impro, je me sens vraiment libre ! Je laisse mes doigts flirter avec les touches… C’est eux qui me guident. Ma tête, elle, est complètement ailleurs. Et mes pieds ne touchent pratiquement plus le sol…

Vous l’avez compris, mon piano, c’est toute ma vie.

Et pourtant, malheureusement, j’ai dû m’en détourner quelques années.

De longues années même…

À SUIVRE…

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