Les gammes en mouvement contraire au piano

Les gammes en mouvement contraire

Bonjour les accros du piano et bienvenue dans “L’instant Piano”. Aujourd’hui dans cette vidéo je vais vous parler des gammes en mouvement contraire.

Pourquoi jouer des gammes en mouvement contraire ?

La gamme en mouvement contraire va favoriser l’amplitude et va vous faire jouer les bras écartés. D’habitude pour les gammes, les 2 mains jouent en mouvement parallèle. On l’a vu dans les gammes à l’octave et dans les gammes en tierce. Les 2 mains montent ensemble dans l’aigu et les deux mains reviennent ensemble vers le grave.

Là, dans le mouvement contraire, on démarre du même son et on va s’écarter progressivement pour revenir ensuite.

Démonstration.

Alors, au début on va écarter d’une octave seulement pour avoir une amplitude de deux octaves, je reviens. Puis je vais descendre ma main gauche de deux octaves et à ma main droite je vais monter de deux octaves, donc là je vais avoir une amplitude de quatre octaves et je reviens.
Et enfin je vais pouvoir aller jusqu’à trois octaves de chaque côté et je vais me retrouver avec les mains très écartées. Et c’est ça, de ne plus voir la main gauche et la main droite quand je regarde en face de moi, d’avoir les mains écartées pratiquement au maximum.

Parce qu’au piano, plus on avance, plus on joue des morceaux difficiles et plus on a besoin de cette amplitude. Les grands maîtres classiques l’utilisent beaucoup : dès qu’on est dans du Chopin, dans du Debussy, du Liszt et j’en passe… Dans toutes ces oeuvres là, on a besoin d’avoir beaucoup d’amplitude. On l’a également quand on a une main gauche qui bouge avec une basse et un accord. Ce sont des choses qui se retrouvent très très souvent. Même dans Satie, on a cette amplitude là puisqu’on a souvent cette basse plus l’accord avec une mélodie dans les aigus. Donc on a vraiment besoin de s’habituer à jouer large.

Ensuite pour la dextérité des doigts et pour l’indépendance des doigts c’est aussi très très bon. Puisque je vais ajouter une nouvelle façon, une nouvelle combinaison par rapport aux deux combinaisons que je connais déjà. C’est à dire la combinaison des doigts des gammes à l’octave et la combinaison des doigts des gammes en tierce. C’est une nouvelle façon de faire, il va falloir que je synchronise ma main droite et ma main gauche d’une façon encore différente. En jouant les gammes en mouvement contraire, je vais utiliser ma vision périphérique. Mes deux mains vont être très écartées, je ne pourrai pas les regarder toutes les deux en même temps.

C’est là qu’intervient la vision périphérique. La vision périphérique c’est quand je regarde un point, en fait, quand je regarde juste devant moi. Je fixe quelque chose mais je continue à voir tout ce qu’il y a autour.  C’est ça la vision périphérique. Et c’est elle dont on va se servir pour contrôler. C’est à dire qu’on ne pourra pas être sans arrêts comme ça à regarder à gauche et à droite. Ça va nous déstabiliser ce n’est vraiment pas bon pour nous. Nous allons utiliser cette vision périphérique quand les deux mains vont être écartées.

Ce qui nous intéresse là, c’est le port de tête, c’est de ne pas tourner la tête à gauche et à droite puisqu’on va avoir les mains écartées. On ne va regarder ni la main gauche ni la main droite sans arrêts et être comme ça, comme à un match de tennis. Ça ce n’est pas possible.

On utilise à ce moment là la vision périphérique. Quand je fixe un point devant moi, je vois le point bien sûr et je vois également tout ce qu’il y a autour de ce point. C’est ce qu’on appelle la vision périphérique.

Dans les gammes par mouvement contraire, j’ai relevé sept niveaux de difficulté. Alors c’est parti, 1er niveau de difficulté.

Les gammes en mouvement contraire les plus faciles sont les gammes qui vont garder le doigté identique aux deux mains. C’est à dire que je démarre comme je vous l’ai dit tout à l’heure, je démarre avec la note sur la touche : par exemple en Do, je vais mettre les deux pouces sur le Do. En gamme de Ré, ce sera les deux pouces sur le Ré, en gamme de Mi, les deux pouces sur le Mi etc, etc … Donc je mets mes pouces sur la même note. Si mes deux pouces sont trop gros pour tenir sur la même note je vais les décaler un petit peu. Je vais en mettre un, un peu plus au-dessus que l’autre, comme ça. Alors là, peu importe, on peut être comme ça ou comme ça, peu importe, ça, c’est vous qui voyez la manière ou vous êtes le plus à l’aise. Et les doigtés identiques, c’est à dire : pouce, deux, trois, le passage du pouce ensemble, pouce, deux, trois, quatre, cinq. Voilà, mes deux mains jouent exactement le même doigté. Et là ce sont les gammes les plus faciles. Dans ce groupe de gammes en mouvement contraire faciles, nous avons Do, Sol, Ré, La et Mi Majeur.

Le deuxième niveau de difficulté (dont certaines gammes du premier groupe font partie d’ailleurs) est que les touches noires des gammes ne vont pas forcément tomber en même temps. On a vu que le doigté allait être identique aux deux mains : pouce deux, trois, pouce, deux trois, quatre….. mais qu’en est-il des touches noires ?

Les touches noires ne vont pas forcément tomber en même temps. C’est le deuxième niveau de difficulté.  Dans ce niveau de difficulté, nous avons Sol, Ré et La Majeur.

Alors là, j’ai un 2 bis dans les niveaux de difficultés : puisque dans ces gammes Majeures nous avons une surprise. Et cette surprise est plutôt agréable. Puisque nous avons la gamme de Mi Majeur qui va avoir les mêmes doigtés aux deux mains et les touches noires vont tomber en même temps. Et ça c’est génial.

Du coup, Mi Majeur, c’est ma préférée.

Le Troisième niveau de difficulté va se retrouver dans les gammes de Fa Majeur et Si Majeur. Vous savez, ces deux gammes qui sont si faciles à jouer quand je les joue à l’octave  car les pouces tombent en même temps. Et là, cacahouète, ça ne marche plus !

Ce qui fait qu’en mouvement contraire ces deux gammes deviennent des gammes difficiles.

Ensuite nous avons les gammes commençant par les touches noires. Alors le premier problème avec les touches noires déjà c’est que les doigtés sont complètement différents. Ça vous le savez, puisque nous ne pouvons pas, nous n’avons pas l’habitude de mettre des pouces sur les touches noires.  Ce n’est pas très pratique de mettre les pouces sur les touches noires. Du coup, on va forcément commencer avec un deuxième ou avec un troisième doigt sur les touches noires. La plupart du temps on va commencer avec le deuxième doigt sur la touche noire et mettre le pouce juste après.

Et sur cette touche noire, j’ai remarqué que si je mettais la main gauche plus au-dessus et la main droite plus en-dessous sur la touche noire ça fonctionnait mieux. Et ça c’est valable sur toutes les gammes en mouvement contraire commençant sur les touches noires.

Les gammes par mouvement contraire commençant par les touches noires sont Fa#, Sol# , La#, Do#, et Ré#. Mais alors attention les doigtés sont différents aux deux mains.

Et ça, c’est difficile.

Cinquième point, sur les gammes en mouvement contraire commençant par les touches noires, nous avons beaucoup de doigtés différents et ça, c’est difficile.

Mais, sixième point, nous avons une surprise. La surprise est que : les gammes La bémol et Mi bémol Majeur ont le même doigté aux deux mains. Ce qui rend ces deux gammes accessibles à jouer.

Si je veux faire une gamme par mouvement contraire qui commence par une touche noire, j’ai plutôt intérêt à choisir Mi bémol Majeur ou La bémol Majeur.

Mais qu’en est-il des gammes mineures alors ?

« Les gammes mineures » sera notre septième et dernier point. Les gammes mineures vont retrouver exactement les mêmes points décrits  précédemment auxquels on va ajouter une difficulté supplémentaire par la seconde augmentée.

La seconde augmentée est l’intervalle un peu bizarre qui termine la gamme mineure. Par exemple je vous joue Do mineur. La seconde augmentée se situe entre le sixième et le septième son de la gamme, qui crée un écart un peu plus grand qu’à l’habitude. Entre le La bémol et le Si bécarre, nous avons un ton et demi d’écart. C’est à dire que nous avons trois touches. Habituellement notre écart n’est jamais plus grand que deux touches. C’est à dire un Ton. Mais là, nous avons la seconde augmentée et une des caractéristiques du mode mineur classique. Et cette seconde augmentée va vraiment ajouter une difficulté pour jouer les gammes en mouvement contraire. Evidemment elle ne va pas tomber en même temps au même moment à la main droite et à la main gauche. Donc là, cela va rendre les gammes mineures beaucoup, beaucoup mais beaucoup plus difficiles. Cette difficulté  est due à cet écart plus grand.

Les gammes Fa diése mineure  et Ré diése mineur  en mouvement contraire vont être des gammes très difficiles. Et la palme d’or de la difficulté je la décerne aux gammes Sol diése mineur et Do dièse mineur qui détrônent toutes les difficultés.

Ce matin j’ai organisé mon travail en faisant d’abord toutes le gammes en mouvement contraire Majeures puis toutes les gammes en mouvement contraires mineures. J’ai commencé par les gammes en touches blanches puis ensuite j’ai fait la série en touches noires.

Quand j’ai joué mes gammes et que je n’étais pas trop préoccupée par les notes ou par une difficulté je me concentrais vraiment à jouer avec le bout des doigts confortables sur les touches. J’adore me concentrer sur la touche et sur la douceur de la touche. Parce qu’en fait je trouve que les touches du piano  sont douces et agréables au toucher sur nos petites phalanges. Et je me suis concentrée vraiment la-dessus pour avoir un son moelleux. Et pour ne pas jouer des gammes comme une brute. Parce qu’en fait, j’avais un peu ce défaut là parce que j’avais un professeur qui me demandait toujours de jouer un peu en force et moi je n’aime pas trop ça.

En fait, je préfère un jeu plus doux avec un son moins dur. C’est bien d’avoir de la puissance, mais c’est bien aussi d’avoir un joli son bien moelleux. Et c’est ça que je recherche.

Donc quand vous faites des gammes, même si c’est un travail technique, vous pouvez aussi veiller à ça à être confortable dans vos touches. Parce que ça fait aussi partie de la technique.

Le fait que je fasse beaucoup beaucoup de gammes en ce moment, ça peut me fatiguer si je joue trop en force. Il faut vraiment que je sois complètement relâchée de tout le haut du corps. Et que mes doigts, même s’ils appuient bien au fond des touches, n’appuient pas en force. En fait ça ne sert à rien, ça va faire des chocs répétés et ça va me fatiguer les mains pour rien. Je me suis beaucoup concentrée sur cette douceur, j’aime beaucoup ça.

Voilà, cet épisode touche à sa fin. C’était l’instant Piano spécial gamme en mouvement contraire. Moi j’ai adoré faire cette vidéo, j’espère que vous aurez plaisir à l’écouter. En tout cas, si vous avez aimé, mettez-moi un énorme LIKE et si vous pensez que ce contenu peut intéresser d’autres pianistes, partagez-le s’il vous plait.

Il est temps pour moi de retourner au piano, et je vous dis à très bientôt.

Bye bye et en attendant bon piano !

 

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3 réflexions au sujet de « Les gammes en mouvement contraire au piano »

  1. merci Aurèlie vos explication sont d’une clarté precise ce qui démystifie de beaucoup la complexité de la musique j’apprécie énormément et jai toujours hate de voir la suite p/s pour les pratique c’est
    genial bye bye

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