Hania Rani, la pianiste au grand coeur

Hania Rani est une pianiste et compositrice toute jeune et pourtant déjà si inspirante. Comme on dit : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ».

Née en 1990, d’origine polonaise, elle partage aujourd’hui sa vie entre Berlin et Varsovie. J’ai découvert Hania il y a 3 mois. C’était un samedi d’avril, à Tallinn ; et là, ça été le « choc ».

Il y a des rencontres musicales qui nous hypnotisent complètement et nous laissent sans voix, sans mot pour décrire ce que l’on ressent. Cela a été mon cas !

Une véritable révélation pour moi. D’ailleurs, j’avais écrit à ce moment-là un petit article sur elle pour vous expliquer pourquoi je m’étais fait piéger 😉

Vous étiez nombreux à m’avoir dit que sa musique vous faisait penser aux mélodies de Yann Tiersen et Ludovico Einaudi…

Cela me tient vraiment à cœur de vous faire connaître cette artiste exceptionnelle. Et comme vous êtes nombreux à m’avoir confié votre désir d’en apprendre plus sur Hania Rani, il me paraissait évident de lui consacrer ce nouveau portrait.

Dans cet univers où les hommes sont très présents, je suis heureuse de mettre à l’honneur des femmes ; des femmes qui m’enthousiasment lorsque je les écoute jouer.

Je vous partage quelques découvertes sur cette pianiste très généreuse au talent immense.

credit_Marta_Kacprzak
Table des matières

Quelles sont les influences de Hania Rani ?

Bercée depuis son plus jeune âge à la musique classique, Hania se met ensuite à écouter beaucoup de jazz et d’électronique. Parmi les artistes qu’elle affectionne particulièrement et qui l’inspirent, on trouve Radiohead, The Beatles, Nils Frahm, Murcof, ou encore Portico Quartet. On dit que Hania fait partie de cette génération de pianistes « néo-classiques », tout comme Nils Frahm- qui mélangent aisément les techniques de jeu plutôt « classiques » avec des influences un peu pop. Mais comme je n’aime pas ranger les artistes dans des cases, je dirais qu’elle est tout simplement une pianiste inclassable au talent brut.

Le temps des collaborations

Il faut savoir que Hania Rani a collaboré avec plusieurs artistes avant de se lancer en soliste. Elle a aussi créé un groupe en Pologne, nommé Tęskno, avec lequel elle a sorti un album en 2018. Voici quelques-unes de ses collaborations. Le titre Tak tak to ja avec Dobrawa Czocher :
Dans ce morceau, piano et violoncelle sont réunis. Hypnotique et enivrant, n’est-ce pas ? Ce que j’aime particulièrement dans la construction de ce morceau c’est qu’il y a une véritable progression. On monte progressivement en intensité. Il y a des variations et des ruptures de rythme qui donnent une émotion incroyable à ce morceau. On passe aisément d’une mélodie très douce à une mélodie plus rythmée et « volcanique ». Comme si on était pris dans une espèce de tourbillon infernale… Hania a également collaboré avec Christian Löffler. J’ai pu retrouver un extrait de leur collaboration. Enfin, Words Are Gone est le fruit de la collaboration avec Hior Chronik, dont voici l’extrait. Vous remarquerez que la nature est toujours très présente dans ses morceaux.
Fascinée depuis toujours par le piano, Hania va chercher à travers ses compositions, à exploiter au maximum les possibilités de cet instrument. Habituée des projets et des collaborations, elle ne pensait pas se lancer dans la création d’un album solo. Cela n’était pas forcément prévu. Pas plus qu’il n’était prévu qu’il soit exclusivement enregistré au piano étant donné qu’elle joue de plusieurs instruments. Esja est le titre de cet album. Un album tout en émotion, très intimiste, terriblement enivrant… C’est d’ailleurs ce qui nous charme, nous envoûte, je dirais même nous magnétise, tel un aimant. On pourrait l’écouter inlassablement pendant des heures 😉 L’un des titres de l’album s’appelle aussi Esja. On l’écoute…

Esja, un premier album prometteur

C’est entre Berlin, Varsovie et Reykjavik qu’Hania Rani a enregistré son tout premier album solo. La compositrice a choisi de donner à son album le nom du volcan islandais dominant Reikjavik. Tout comme Ludovico Einaudi, la jeune artiste aime intégrer des éléments naturels dans ses œuvres. Certains voient dans son travail des similitudes avec Philip Glass ; la répétition de notes dont l’artiste américain raffole, est très présente dans les morceaux de la jeune pianiste. Et comme elle aime nous étonner, Hania vient de sortir son 2e album, qui s’intitule « Home », et dont voici un extrait

Si vous voulez comprendre un peu mieux son univers, je vous invite à écouter le morceau Glass.

Une fois de plus, j’espère que vous avez aimé cette découverte. Comme je vous l’ai dit au tout début de l’article, pour moi, cela a été une véritable révélation ; et j’espère que c’est le cas pour vous aussi. Je vous quitte sur une vidéo spectaculaire. Vertigineux, n’est-ce pas ?
Vous aussi vous voulez jouer comme Hania ? Si, si, c’est possible ! Je vous invite d’ailleurs à découvrir mes cours d’improvisation musicale, durant lesquels je vous apprends à improviser progressivement, à prendre confiance en vous. Vous voulez jouer avec facilité et aisance au piano ? Apprendre à vous détacher d’une partition pour laisser libre cours à votre imagination et à faire parler vos émotions. C’est par ici.
À très vite,

Aurélie « 🌺 »

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Au piano, lorsqu’on lit une partition, nos yeux passent de la partition, aux mains et vice versa.

Nous utilisons le mouvement oculaire.

Nous nous plaçons au piano en regardant notre partition.

Puis, nous bougeons les yeux pour regarder nos mains sans baisser la tête.

Enfin, nous bougeons les yeux pour regarder la partition sans bouger la tête.

Nos yeux reviennent sur la partition, et retrouvent instantanément le bon endroit.

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