Comment vos oreilles peuvent changer votre vie de pianiste ?

Comment vos oreilles peuvent changer votre vie de pianiste ?

Note : cet article est un article invité écrit par Océane du blog Compo’Zik.

Avoir l’oreille en musique… Qui parmi toutes les personnes qui aiment la musique, et encore plus spécifiquement parmi les musiciens, n’a jamais rêvé d’avoir une oreille si développée et efficace qu’il arriverait à jouer n’importe quel morceau ? 

Ou bien pensé que,  grâce à cette oreille, sa vie de musicien serait BEAUCOUP plus simple, et surtout sa progression beaucoup plus rapide ?

À mon avis pas mal de monde. 

Et c’est bien normal. C’est toujours incroyable de rencontrer quelqu’un qui a cette capacité. Et, je dirai même plus, ça semble presque Magique.

Mais est-ce à la portée de tout le monde de développer cette compétence ?

Eh bien disons, oui et non. En réalité, ça dépend de quelle oreille on parle ! Parce que oui, en musique, on trouve plusieurs types d’oreilles différents, avec chacune leurs caractéristiques propres.

Mais est-ce que tous ces types d’oreille sont indispensables ou même nécessaires dans votre pratique du piano ?

C’est ce que nous allons tenter de découvrir tout au long de cet article.

Idées reçues, exemples et exercices concrets, tout y est détaillé.

Donc installez-vous bien confortablement et plongeons dans le monde vaste des différents types d’oreille (en musique bien sûr, sinon ça serait trop long 😊).

Femme écoutant de la musique

Table des matières

L’oreille la plus courante

Je parle ici de l’oreille musicale.

Je suis sûre que dans votre entourage, vous avez tous quelqu’un qui chante aussi bien qu’un croassement de corbeau, et qu’il ne s’en rend même pas compte.

Peut-être que vous êtes vous-même dans ce cas ? Mais je pense que c’est quand même plutôt rare pour un musicien d’en être à ce point-là.

Dans tous les cas, ces personnes n’ont absolument pas l’oreille musicale.

Mais, cette oreille reste tout de même la plus répandue. De nombreuses personnes ont l’oreille musicale sans pour autant avoir les deux autres types d’oreille dont nous allons parler tout à l’heure.

Mais qu’est ce que j’entends par oreille musicale ?

Il n’existe pas vraiment de définition officielle. Chacun peut interpréter cette notion à sa manière. Mais voici ma vision des choses.

Selon moi, avoir l’oreille musicale touche davantage à l’ordre du ressenti. Comme une sorte d’instinct musical qui fait que vous parvenez à battre la pulsation du morceau. Ou encore que vous pré-sentez la prochaine note qui va être jouée, sans trop savoir pourquoi.

Cette notion correspond aussi à la capacité d’entendre si une note est fausse au sein d’un ensemble musical. C’est-à-dire que vous savez s’il y a un problème dans une mélodie, mais sans savoir pourquoi précisément. Vous grimacez, c’est déplaisant à votre oreille. Mais vous parvenez parfaitement à faire la différence entre le côté désagréable, parce que vous n’aimez simplement pas le morceau que vous écoutez, et le côté où vous vous dites, « il y a une coquille là-dedans ».

Reste à savoir maintenant si cette oreille peut s’acquérir et se développer.

J’ai une bonne nouvelle. Elle peut effectivement être améliorée. Voyons cela de plus près.

Comment développer son oreille musicale

L’exercice le plus simple à réaliser est, sans surprise, d’écouter beaucoup de musique.

Mais attention, vous ne devez pas vous contenter d’une écoute passive, en fond musical. Cette approche ne vous apportera rien dans votre pratique musicale. Elle est juste bonne à vous faire passer un bon moment et à vous distraire après une journée de boulot. C’est déjà très important me direz-vous, ce n’est pas moi qui vais vous contredire. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici.

L'écoute active

Pour entrainer votre oreille, il est nécessaire de pratiquer une écoute active. Elle demande un niveau d’attention et de concentration nettement supérieur. Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?

Bon, c’est un peu vous qui allez bosser maintenant ! 😉

Prenez une chanson que vous aimez particulièrement pour commencer. Cherchez à identifier les différents instruments présents. Lesquels sont mis plus en avant ou plus en retrait ? Concentrez-vous plus spécifiquement sur un instrument précis, comme si, dans votre tête, vous augmentiez le volume de ce dernier.

Après, pour aller plus loin, identifiez les différentes parties constitutives du morceau : introduction, couplets, refrains, ponts, etc. Tentez de comprendre comment toutes ces parties s’enchainent, ce qui fait leurs liaisons et leurs spécificités.

Ecoutez également comment se place la voix par rapport à l’accompagnement et aux changements d’accords.

En faisant tout cela, vous passez en mode écoute active. Vos oreilles resteront davantage en éveil. Elles se développeront progressivement et vos capacités d’écoute et d’analyse seront de plus en plus fines.

Mais regardons maintenant comment développer cette oreille musicale dans une pratique pianistique et ce qu’elle peut vous apporter dans votre progression.

Développer son oreille plus spécifiquement au piano

Si vous êtes débutant dans l’apprentissage du piano, il est fort probable que, sans même vous en rendre compte, vous n’écoutiez pas vraiment ce que vous êtes en train de jouer.

Rien d’anormal là-dedans, rassurez-vous.

C’est simplement que votre cerveau est tellement occupé à gérer tout le reste (votre position face au piano, les notes à jouer, quels doigts utiliser, le rythme à respecter, etc.) qu’il ne laisse plus réellement la place à l’écoute.

Mais plus vous pratiquerez, moins ce sera vrai, heureusement.

Voyons tout de même un exercice pour améliorer votre oreille musicale directement sur le piano, en complément de votre apprentissage quotidien.

C’est parti, c’est encore à vous de jouer !

Quand vous travaillez à l’instant T sur un morceau, vous n’arrivez pas toujours à vous concentrer pleinement sur l’écoute de ce que vous faites. L’exercice ultime consiste à enregistrer vos sessions de révisions.

Attendez, ne partez pas tout de suite ! 😉 Je vais vous expliquer les différents bénéfices que vous pouvez en retirer.

Cela peut vous permettre de vous rendre compte de vos progrès au fur et à mesure et ainsi, de rester motivé.

C’est déjà un premier bénéfice non négligeable je pense ! N’est-ce pas ?

Ensuite, vous pourrez vous concentrer exclusivement sur l’écoute de votre morceau. Plus besoin de vous débattre avec toutes les autres difficultés.

Vous pourrez ainsi identifier, à tête reposée, les aspects qui doivent être améliorés.

Notez tout ce que vous observez.

Mais surtout, ne vous focalisez pas uniquement sur les défauts, sinon c’est la déprime assurée.

Il est également primordial d’identifier les aspects positifs de ce que vous jouez. S’envoyer des fleurs de temps en temps ne fait jamais de mal ! Apprenez à être le plus objectif possible dans l’analyse de votre propre travail. Cela vous sera d’une grande aide.

De cette façon, en identifiant les points à améliorer, vous saurez quoi travailler lors de votre prochaine séance. Vous ne pourrez bien sûr pas régler tous les problèmes en une fois. Ce serait même contre-productif d’ailleurs.

Choisissez donc un point spécifique et concentrez-vous dessus la prochaine fois que vous vous installez devant votre piano.

En enregistrant vos séances, vous pourrez mesurer les progrès apportés pour chaque point à améliorer au fur et à mesure.

Le fait de s’enregistrer régulièrement vous donne finalement une ligne directrice dans votre apprentissage. Cela vous permet de ne pas vous éparpiller en essayant de tout faire en même temps, tout en ayant le recul suffisant pour optimiser votre jeu et donc votre progression.

Et, plus vous vous enregistrerez, moins vous serez stressé en appuyant sur le bouton de démarrage. Mais ça, c’est plus facile à dire qu’à faire, je suis tout à fait d’accord avec vous ! 😉

Tout ceci étant dit, passons désormais au prochain type d’oreille.

L'oreille absolue, un don qui fait rêver

Je suis sûre que vous voyez où je veux vous emmener. 

Oui, nous allons nous pencher sur l’oreille absolue.

Cette oreille est souvent qualifiée de don ou d’une compétence Magique.

Mais qu’en est-il réellement ?

Un raccourci est très fréquemment évoqué quand on en donne la définition. On peut entendre ou lire un peu partout qu’avoir l’oreille absolue permet de faire instantanément la correspondance entre un son, peu importe son origine, et une note de musique.

Mais ce n’est pas tout à fait exact. Il faut y apporter une légère nuance. J’explique.

En réalité, dans sa version primaire, l’oreille absolue permet simplement d’identifier une fréquence sonore pour chaque son émis. Rien de plus.

C’est uniquement après un apprentissage des bases musicales qu’il sera possible d’établir un lien entre la fréquence et une note.

Mais là encore, un élément reste à préciser.

Chaque fréquence peut être associée à une note de musique. Cela signifie, qu’à l’inverse, chaque note correspond à une fréquence spécifique.

Donc, toutes les notes constitutives des instruments sont accordées selon des fréquences de référence : on parle du diapason.

C’est ce diapason qui sert de référence pour les personnes ayant l’oreille absolue. Une fois ce diapason mémorisé, elles n’auront plus besoin d’autres repères pour identifier les sons.

Cela implique une mémoire des fréquences à long terme

Mais alors, si l’oreille absolue se base sur un diapason de référence, il peut en découler un problème.

Si le diapason d’un instrument est modifié, l’oreille est littéralement perdue et son côté absolu n’est plus d’aucune aide pour le musicien. Pire, il peut avoir la sensation que tout sonne faux. Ce doit être très désagréable.

Et, à mon avis, le cerveau est tellement occupé à analyser toutes les fréquences que cela peut impacter le plaisir à écouter de la musique. Surtout si la justesse de l’instrument utilisé ou entendu n’est pas identique au diapason de référence.

L'oreille absolue : don ou handicap ?

Je pense donc que, dans une certaine mesure, ce don peut se transformer en handicap dans sa pratique de la musique. Ou même tout simplement dans le fait de profiter de la musique dans son ensemble.

Par ailleurs, il semblerait que cet apprentissage des bases musicales doit être réalisé dans les toutes premières années de l’enfance pour être efficace.

Tout se joue pendant la petite enfance

Mais pourquoi ?

Un lien a été prouvé entre acquisition de l’oreille absolue et développement du langage. C’est un peu comme si l’enfant apprenait deux langues en même temps. Son cerveau établit une correspondance entre chacune de ces deux langues. Donc plus précisément entre un son et un mot, en l’occurrence les notes de musique.

Reformulons tout ça pour tenter d’être plus clair, parce que là, c’est un peu flou !

Pour une personne « normale », chaque mot entendu va activer la zone du langage dans le cerveau. C’est grâce à cela que chaque mot à du sens.

Pour une personne qui a l’oreille absolue, c’est exactement le même processus qui va se dérouler lorsqu’elle entend un son. Le son va déclencher la zone du langage, et c’est comme cela qu’elle l’associe à une note spécifique. Un son a autant de sens pour elle que le langage parlé.

Il semblerait que la capacité d’avoir l’oreille absolue soit universelle. Mais pour augmenter les probabilités de l’acquérir, son entrainement doit se faire très tôt, en même temps que le développement du langage et dans un environnement particulièrement poussé musicalement.

C’est pour cela que la plupart des personnes ayant l’oreille absolue sont issues de famille de musiciens, souvent de haut niveau. Ils baignent depuis toujours dans un univers musical, ce qui leur rend accessible et facile la réalisation assidue d’exercices musicaux.

Grâce à cet environnement et ces exercices, ils développent la capacité d’associer un nom à chaque sonorité entendue. Ils intègrent ainsi le diapason qui leur servira désormais de référence.

L’étude confirme le fait que l’oreille absolue se développe très tôt dans la petite enfance. 

Plus les années passent, plus les possibilités de développer une oreille absolue diminuent.

Oreille absolue et virtuosité

Balayons ce préjugé.

Ce n’est pas parce qu’une personne a l’oreille absolue qu’elle sera un grand virtuose.

Pourquoi ?

Savoir associer un son à n’importe quelle note ne signifie pas forcément qu’on est en capacité d’agencer toutes ces notes pour obtenir un rendu mélodiquement cohérent.

Si leur apprentissage s’est uniquement arrêté à l’association entre fréquences et notes de musique, rien ne leur permettra de comprendre comment ces notes s’organisent entre elles pour être harmonieuses.

Prenons un exemple.

Imaginons que vous jouiez successivement 3 notes, La, Do, Mi.

Eh bien, quelqu’un qui a l’oreille absolue, reconnaitra effectivement précisément ces 3 notes, mais c’est tout. Il ne sera pas en mesure de comprendre la relation qui les unit. En l’occurrence ici, que ces notes forment un accord de La mineur.

En tout cas, pas sans un apprentissage un peu plus poussé de la théorie musicale.

Après, bien sûr, on ne peut pas nier qu’avoir l’oreille absolue peut être un atout. Si la personne a suivi, au moins un minimum, un apprentissage musical, ses chances d’être un très bon musicien sont décuplées. Notamment si, en complément de son oreille absolue, elle développe une oreille relative.

Quelle magnifique transition vers notre prochain sujet, vous ne trouvez pas ?! 😊

La vraie oreille magique

Vous l’avez compris, je parle maintenant de l’oreille relative.

Mais pourquoi je dis que c’est elle la VRAIE oreille magique ? Nous allons détailler tout cela, la question est très vaste.

Commençons par voir en quoi elle consiste précisément.

 

Rappelez-vous, je disais tout à l’heure que l’oreille absolue implique une mémoire des fréquences à long terme.

L’oreille relative implique, quant à elle, une mémoire des intervalles.

 

Concrètement, cela signifie que, grâce à l’oreille relative, il devient possible d’identifier la relation qui lie chaque note. Et, en plus de comprendre le rapport entre elles, grâce à une note de référence donnée, il est possible de déterminer quelles sont ces notes spécifiquement.

 

Reprenons notre exemple de tout à l’heure. Ce sera plus clair je pense !

 

Donc, nous avions imaginé que vous jouiez successivement les notes La, Do, Mi.

Quelqu’un avec une oreille relative entrainée ne pourra pas spécifiquement déterminer qu’il s’agit des notes La, Do et Mi. Mais en revanche, elle pourra comprendre la relation qui les unies. C’est-à-dire que la seconde note correspond à une tierce mineure par rapport à la première note, et que la troisième est la quinte de cette même première note.

De plus, si vous lui indiquez que la première note est un La, alors dans ce cas, son oreille relative va lui permettre de trouver le nom des deux autres notes, Do et Mi.

 

En résumé, l’oreille relative permet d’identifier des intervalles de notes et de comprendre leur rapport harmonique. Mais, pour reconnaitre plus précisément les notes entendues, elle a besoin qu’on lui donne une note de référence.

Voilà pour la théorie. Ce qui vous intéresse maintenant, c’est sans doute de savoir comment acquérir cette oreille.

Comment développer son oreille relative ?

Il existe de nombreux exercices pour entrainer son oreille et l’améliorer. Nous n’allons pas tous les développer ici, ce serait trop long.

Mais tout de même, voyons quelques belles pistes de travail.

Attention, une petite mise en garde s’impose.

Sachez qu’acquérir une oreille relative performante va vous demander pas mal d’heures d’entrainement. Ne vous attendez pas à obtenir des résultats probants dans l’immédiat. En étant dans cette optique, vous risquez fortement d’être déçu et de vous décourager. Ce serait dommage !

Dites-vous que c’est un travail à long terme, mais que le jeu en vaut la chandelle. Nous allons voir pourquoi dans la prochaine partie.

Alors, c’est parti ! Voyons comment mémoriser tous les intervalles musicaux.

Mémoriser les intervalles musicaux

 

Pour rappel, un intervalle est une succession de 2 notes. Par exemple, Do, Sol ou Mi, La, etc.

La technique consiste à associer une musique que vous connaissez sur le bout des doigts pour chaque intervalle. Et quand je dis ça, comprenez aussi bien les intervalles ascendants que les intervalles descendants. Ensuite, associez plus précisément les deux premières notes de cette musique. Cela vous aidera à mieux les identifier.

Puisque je ne connais pas vos goûts personnels pour le moment, je vais plutôt vous donner les repères que moi j’ai trouvé. Ça vous inspirera peut-être (ou pas !) 😉

Pour chaque exemple, je vais vous donner le nom de l’intervalle, deux exemples concrets de note, et la musique que j’y ai associé.

Voilà, cet exercice est la première étape d’un long chemin. Mais un chemin amusant je trouve !
 
À vous de jouer.

 

Trouvez vos propres correspondances maintenant :

  • Celles qui vont vous parler intimement.
  • Celles que vous retiendrez sans effort.
  • Celles qui vous sauteront aux oreilles quand vous les entendrez !

La prochaine étape consiste à entendre et à repérer ces intervalles mais lorsque les notes sont jouées simultanément… ça se complique.  Et de nombreux autres exercices vous attendent encore.

Dans ce cadre-là, je n’ai pas vraiment d’exemple ou de conseils à vous donner, à part, entrainez-vous et persévérez.

Je peux tout de même vous conseiller deux applications et logiciels qui vous guideront efficacement dans votre apprentissage.

Ear Master, le meilleur logiciel pour entraîner son oreille

J’ai découvert encore très récemment le logiciel Ear Master sur ordinateur. Je ne l’utilise pas, mais il est considéré comme le meilleur logiciel d’ear-training et il est même utilisé par de très nombreuses écoles de musique.

C’est, sans nul doute, une solution fiable et efficace.

De plus, je sais qu’une de ses fonctionnalités vous aidera à trouver vos chansons références pour chaque intervalle.

La liste qu’il propose est très diversifiée. Vous devriez trouver « chaussure à votre pied ».

Je vous invite vraiment à aller voir sur leur site pour obtenir davantage d’informations et connaitre tout le potentiel de ce logiciel qui semble faire l’unanimité.

Perfect-ear, une appli très pratique

Pour ma part, j’utilise donc l’application Perfect Ear. J’en suis très satisfaite et elle offre un panel très large d’exercices. Je suis loin d’en avoir fait le tour. De plus, j’aime beaucoup le fait de l’avoir toujours sous la main. Ça me permet d’en profiter dès que l’occasion se présente.

Vous y trouverez des exercices pour travailler votre oreille relative, aussi bien sur piano qu’au travers du chant.

Vous pourrez également renforcer votre maitrise de la rythmique, de la lecture de notes sur partitions, de la reconnaissance d’accords ou de gammes et bien d’autres encore.

Vous avez vraiment de quoi vous amuser pendant un bon petit moment.

Notez toutefois que ces deux méthodes d’apprentissage sont payantes pour avoir accès à l’ensemble des fonctionnalités et des exercices. Mais leur prix reste très raisonnable au vu des bénéfices que l’on en tire.

Bon, c’est bien beau d’avoir une oreille relative de compète mais, concrètement, en quoi va-t-elle vous apporter une aide dans votre pratique du piano ?

C’est ce que nous allons voir tout de suite.

L’oreille relative au piano, comment s’en servir ?

Je suis sûre que vous avez déjà entendu l’expression « jouer à l’oreille ».

Eh bien, on parle de l’oreille relative.

C’est elle qui va vous permettre de vous détacher des partitions, tout en comprenant toujours ce que vous êtes en train de jouer.

Et alors là, de nombreuses voies s’offrent à vous.

Bien sûr, tout ceci ne se fera pas du jour au lendemain. Il vous faudra un certain entrainement. Mais les exercices dont on a parlé tout à l’heure sont là pour vous aider ! Associés à quelques notions de théorie musicale, vos possibilités seront décuplées.

Après, ne tentez quand même pas de retranscrire directement une musique entière et particulièrement complexe. Vous risquez de vous confronter à un mur.

Choisissez vos morceaux de manière progressive.

Par exemple, pour votre premier repiquage à l’oreille, ne cherchez pas à retranscrire la main droite et la main gauche de votre morceau. Cela risque d’être un peu compliqué pour une première fois. Vous risquez juste d’être frustré et de vous dire que vous n’y arriverez jamais.

Prenez plutôt une chanson où vous connaissez déjà les accords qui la constituent. Et avec une suite d’accord pas trop longue. Vous trouverez sans aucun doute un tube que vous connaissez par cœur créé avec les fameux 4 accords magiques ! Le site La Boite à Chansons est une très bonne source pour trouver les accords de presque toutes celles que vous voulez.

Maintenant que vous avez les accords, concentrez-vous sur la mélodie. Ecoutez et réécoutez autant de fois qu’il le faudra la chanson de façon à retrouver toutes les notes qui la constitue. Faites le petit bout par petit bout.

La première note est toujours la plus compliquée à trouver. Après, ça va un peu mieux. Courage !

Et ensuite, assemblez les deux mains. Essayez de faire confiance à vos oreilles pour savoir quand changer d’accord. Validez votre hypothèse en réécoutant encore l’enregistrement.

Pour le prochain morceau, faites l’exercice contraire.

Prenez une mélodie que vous connaissez bien et tenter de retrouver vous-même les accords en vous aidant de la chanson officielle si besoin. Les accords que vous entendez sont-ils majeurs ou mineurs ? Quand faut-il changer d’accords pour coller à la mélodie ?

Cette technique est, selon moi, plus complexe que la précédente. Elle peut demander davantage de connaissances de la théorie musicale. Mais, avec de l’entrainement, ce n’est pas impossible.

Progressivement, au fur et à mesure que vous pratiquerez, vous entendrez de plus en plus clairement la mélodie.  Il vous sera de plus en plus facile et rapide de la retranscrire. Et ceci, parce que vous identifierez plus efficacement les intervalles entre chaque note.

De même, vous identifierez de mieux en mieux les progressions harmoniques pour retrouver la main gauche de vos morceaux favoris.

Et ainsi, vous parviendrez à repiquer des morceaux de plus en plus élaborés.

Pour la composition et l’improvisation, la méthode est un peu différente. Parce que là, vous ne partez de rien. Tout est à créer. Et c’est ça qui fait souvent peur. Je me trompe ?!

Mais pourtant, ne vous êtes vous jamais surpris en train de chanter un petit quelque chose que vous aviez en tête ? Comme une musique intérieure que vous n’aviez jamais entendue ailleurs.

Votre premier repiquage à l'oreille

Par exemple, pour votre premier repiquage à l’oreille, ne cherchez pas à retranscrire la main droite et la main gauche de votre morceau. Cela risque d’être un peu compliqué pour une première fois. Vous risquez juste d’être frustré et de vous dire que vous n’y arriverez jamais.

Prenez plutôt une chanson où vous connaissez déjà les accords qui la constituent. Et avec une suite d’accord pas trop longue. Vous trouverez sans aucun doute un tube que vous connaissez par cœur créé avec les fameux 4 accords magiques ! 

Le site La Boite à Chansons est une très bonne source pour trouver les accords de presque toutes celles que vous voulez.

Maintenant que vous avez les accords, concentrez-vous sur la mélodie. Ecoutez et réécoutez autant de fois qu’il le faudra la chanson de façon à retrouvez toutes les notes qui la constitue. Faite le petit bout par petit bout.

La première note est toujours la plus compliquée à trouver. Après, ça va un peu mieux. Courage !

Et ensuite, assemblez les deux mains. Essayez de faire confiance à vos oreilles pour savoir quand changer d’accord. Validez votre hypothèse en réécoutant encore l’enregistrement.

Pimentez votre prochain repiquage

Pour le prochain morceau, faites l’exercice contraire.

Prenez une mélodie que vous connaissez bien et tenter de retrouver vous-même les accords en vous aidant de la chanson officielle si besoin. 

Cette technique est, selon moi, plus complexe que la précédente. Elle peut demander davantage de connaissances de la théorie musicale. Mais, avec de l’entrainement, ce n’est pas impossible.

Progressivement, au fur et à mesure que vous pratiquerez, vous entendrez de plus en plus clairement la mélodie.  Il vous sera de plus en plus facile et rapide de la retranscrire. Et ceci, parce que vous identifierez plus efficacement les intervalles entre chaque note.

De même, vous identifierez de mieux en mieux les progressions harmoniques pour retrouvez la main gauche de vos morceaux favoris.

Et ainsi, vous parviendrez à repiquer des morceaux de plus en plus élaborés.

Pour la composition et l’improvisation, la méthode est un peu différente. Parce que là, vous ne partez de rien. Tout est à créer. Et c’est ça qui fait souvent peur. Je me trompe ?!

Mais pourtant, ne vous êtes vous jamais surpris en train de chanter un petit quelque chose que vous aviez en tête ? Comme une musique intérieure que vous n’aviez jamais entendue ailleurs.

Eh bien ça, c’est un début de composition ! 😉

Et grâce à votre oreille relative, vous pourrez désormais la retranscrire. Parce que chaque intervalle que vous chantonnez aura un sens sur votre piano. Et, avec l’expérience, vous entendrez les harmonies dans votre tête. Vous pourrez ainsi assembler main droite et main gauche pour obtenir un rendu mélodiquement et harmoniquement cohérent.

Après, composition et improvisation présentent un processus similaire, mais avec tout de même une différence majeure.

Simplement la rapidité avec laquelle vous devez réfléchir.

En composition, vous pouvez prendre le temps de dissocier chaque main dans votre processus de création. Avancer pas à pas. Réaliser des tests pour déterminer ce qui vous plait le plus. Vous pouvez vraiment y passer le temps que vous le souhaitez.

En improvisation, les deux mains doivent jouer ensemble directement. Toute décision musicale prise est jouée instantanément. Pas de retour en arrière possible, pas de possibilité de corriger une faute. Mais, en revanche, une grande spontanéité s’offre à vous.

L’improvisation implique donc une plus grande maitrise de son oreille relative pour ne pas se retrouver à jouer des notes au hasard en espérant qu’elles sonnent bien. Chaque choix d’intervalle est très vite anticipé. Vous entendez parfaitement la mélodie dans votre tête avant même d’avoir joué les notes.

La composition, quant à elle, permet aux oreilles moins entrainées de prendre leur temps. Il y a très probablement moins de lâcher prise, mais elle perdure dans le temps quand l’improvisation est éphémère.

A vous de voir ce que vous préférez. Mais sachez que ces deux approches sont très complémentaires. Les deux vous apporteront quelque chose d’unique dans votre jeu et votre progression au piano.

Pour conclure

Voilà, ça y est, nous en avons fini avec les différents types d’oreille en musique.

Vous connaissez maintenant les définitions précises de chacune d’entre elles.  Et surtout, leur intérêt ou non dans votre vie de musicien.

Vous avez découvert que l’oreille absolue s’acquiert en même temps que le langage. Donc si vous ne l’avez pas au moment où vous lisez ces lignes, vous ne l’aurez jamais. 

Mais quelle importance ?

Il vous reste encore deux autres approches pour améliorer votre oreille. Et si vous décidez d’enrichir votre oreille musicale et relative, vous avez déjà largement de quoi vous occuper.

En plus, vous l’aurez compris, ces deux types d’oreille sont largement suffisants pour progresser dans votre pratique du piano. Votre vision de la musique dans son ensemble sera radicalement modifiée. De nouvelles perspectives musicales s’ouvriront toujours davantage devant vous. C’est un monde sans limite.

Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! C’est parti.

Bien sûr, c’est un apprentissage à long terme. Tout le monde ne progressera pas de la même manière et au même rythme. Mais peu importe.

Trouvez votre propre cadence. Déterminez la méthode qui vous convient le mieux. Travaillez régulièrement et ne perdez pas espoir de perfectionner significativement votre oreille.

C’est un objectif atteignable par tous. La seule chose qui diffère, c’est la rapidité avec laquelle vous obtiendrez des résultats. Chacun possède ses propres capacités. Et tout le monde ne part pas avec les mêmes bases. C’est tout.

Donc accrochez-vous, allez-y étape par étape et vous verrez vos possibilités pianistiques progressivement s’enrichir. Et ça, vous serez d’accord avec moi, c’est toujours très plaisant de voir que nos efforts sont récompensés. 😊

Retranscrire des musiques à l’oreille, improviser ou composer, tout ceci sera progressivement à votre portée !

Je finis par un petit secret. Mon truc à moi, c’est la composition.

Et si c’est un univers qui vous intéresse, vous pouvez aller jeter un coup d’œil sur le blog Compo’Zik

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