Grand amateur de café, travailleur infatigable, Jean Sébastien Bach est un musicien fabuleux. Il a laissé derrière lui une foule d’œuvres, dont une partie est consacrée au clavecin et à l’orgue. Il était considéré comme le meilleur organiste Allemand en son temps. Né en Allemagne, orphelin à 10 ans, père de 20 enfants issu de 2 mariages différents, il mourra aveugle en 1750 à 65 ans.

Ce compositeur a fait partie de ma vie musicale dès mon plus jeune âge, je l’ai découvert en concert. J’ai eu la chance d’avoir des parents mélomanes. Ils m’emmenaient aux concerts de musique très jeune. Parfois je m’endormais bercée par la musique…

Et c’est grâce à ces sorties familiales que j’ai découvert les magnifiques concertos de Brandebourgeois. C’est de la musique pour orchestre, et certains concertos sont de véritables chef-d’oeuvre. J’ai immédiatement été séduite et transportée par la musique de Jean-Sebastien BACH.

Aujourd’hui je vais dévoiler pourquoi j’aime autant Bach et pourquoi est-ce si bon d’en jouer au piano. Je suis sûre que la lecture de cet article vous convaincra de regarder les morceaux de Bach d’un peu plus près.

Alors, c’est parti ! Je vous donne 8 bonnes raisons de jouer du Bach au piano 😉

Crédit photo, Philipp.

Bach c'est facile

Alors, non. Jouer du Bach , n’est pas facile du tout. En réalité, jouer du Bach c’est plutôt difficile. Mais, J.S. Bach a donné des cours. Oui, il a écrit de nombreuses partitions pour ses élèves. Alors de nombreuses partitions sont arrivés jusqu’à nous. Des partitions accessibles dans les premières années de piano. J.S. Bach travaille avec acharnement pour faire évoluer la technique instrumentale. Ses recueils pédagogiques sont très accessibles par les jeunes pianistes. Ce sont des pièces très intéressantes qui sont largement au-dessus de la simple étude. Elles sont souvent les prémisses de grandes œuvres. On y retrouve la patte de l’auteur. Les pianistes commencent en général avec Le petit Livre D’Anna Magdalena Bach. C’est un recueil de morceaux qui comprend beaucoup de pièces de Jean Sebastien lui même.

Première bonne raison de jouer du Bach au piano : pour jouer dans toutes les tonalités

Dans le clavier bien tempéré Bach a écrit 24 préludes et fugues dans chacun des tons et 1/2 tons de la gamme, en Majeur et en mineur. C’est idéal pour être à l’aise avec les touches noires ! A chaque nouvelle pièce, les doigts doivent trouver de nouveaux repères. La différence entre les touches noires et les touches blanches est un véritable problème pour les pianistes débutants.

Deuxième bonne raison : pour l'indépendance des mains

Pendant qu’une main joue une mélodie avec un legato parfait, l’autre main accompagne en détachant légèrement avec un portando. Les deux mains ont un geste complètement différent, ce qui est très difficile à réaliser. 
En plus, Bach excelle dans l’art de l’ornementation. Les ornementations sont des notes très rapides que l’on ajoute pour embellir la partition. Elles sont repérables sur la partition par des signes au dessus des notes. A chaque signe correspond une ornementation différente. Bach a créé une table des ornementations pour guider les interprètes à jouer ces ornements. Je vous ai mis l’exemple du petit prélude n°1 juste en-dessous. Vous verrez les ornementations écrites. Par exemple, à la main gauche. Vous voyez des noires avec des ornementations. Pour les jouer, il faudra jouer des triples croches. Et là, ça se travaille !

Pour l'égalité des doigts

L’écriture de Bach regorge de pièces avec un flot constant de notes. Les notes s’écoulent sans relâche, c’est d’une grande fluidité. Il faudra acquérir beaucoup de souplesse et d’aisance rythmique pour avoir cette belle fluidité. Vous aurez peut être besoin de pratiquer quelques exercices de Hanon pour vous aider à obtenir une égalité parfaite. Certains pianistes affirmeront même : “ce n’est pas utile de faire des exercices si je joue du Bach”.

Découvrez pourquoi j’aime tant jouer Bach au piano sur 1piano1blog.com

Pour faire travailler la main gauche

La main gauche se déplace tout le temps, saut de quarte, de quinte, saut d’octaves. Vous ne pourrez pas cacher votre main gauche faiblarde en jouant Bach. Dans les fugues, la main gauche joue autant que la main droite.

Pour les gammes, arpèges et accords brisés

On trouve beaucoup de gammes montantes et descendantes. Au lieu de travailler une gamme dans une tonalité, en jouant un prélude, vous en jouerez au moins 3 ! Vous pourrez aussi vous amuser en imitant les doigtés d’époque sur les gammes montantes. Du temps de Bach on n’utilisait peu ou pas le pouce, il était l’un de premiers à l’utiliserPouce 2e doigt dans les gammes ascendantes de la main gauche. Et 3e doigt par dessus le 4e pour la main droite. Essayez, vous verrez ce n’est pas si facile. Je connais certains élèves réfractaires aux doigtés modernes qui seraient ravis de savoir ça. Il utilise la technique des arpèges et des accords brisés.

Pour la richesse d'écriture

Bach est maître dans l’art de la fugue (dérivé du canon en plus complexe).
La ligne mélodique énoncée seule au début sera poursuivie par une 2e ligne mélodique, puis une 3e et parfois une 4e. C’est un vrai plaisir d’entendre les voix mélodiques fluides s’enchevêtrer. Elles semblent s’emmêler et se démêler au fur et à mesure de la pièce. Plaisir partagé pour les doigts, les oreilles et le cerveau. Quand on joue Bach, un minimum d’analyse musicale s’impose pour comprendre et bien jouer la pièce.

Il est maître dans l’art du choral, sa fonction de maître de chapelle l’oblige. Il écrira 389 chorals. L’écriture est basée sur les accords et met en valeur l’harmonie.

Pour faire comme Chopin et les autres

Chopin, chaque jour jouait un ou plusieurs préludes et fugues de Bach. Quand à Mozart, il a transcrit 5 fugues à 4 voix du clavier bien tempéré pour quatuor à cordes (K 405). Schumann lui, conseillait à ses élèves de travailler les fugues de grands maîtres dont celles de Bach.

 

 

Partition du petit prelude de Bach.

On aimera d’autant plus jouer les œuvres de Bach en sachant que :

 

 

  • il s’est battu toute sa vie pour obtenir un salaire, des conditions de travail et des interprètes convenables.
  • Bach est modeste, et n’avait peut être pas conscience de son génie.
  • il a fait, à 20 ans, le voyage à pied d’Arnstadt à Lübeck (près de 400km) pour rencontrer et entendre Buxtehude.
  • J.S. Bach a fait un formidable travail de synthèse de l’histoire de la musique.

Cet homme cultivé et brillant, qui connaît le latin et le grec, a étudié l’histoire et la géographie, mais n’a jamais voyagé en dehors de son pays. Pourtant l’oeuvre de Bach est l’aboutissement des 8 siècles de contrepoint et des différentes civilisations musicales qui l’ont précédée.

Toute sa vie il aura l’habitude de lire et copier les grands compositeurs. Il n’est pas un révolutionnaire, il se méfie des formes nouvelles qui n’ont pas été longuement éprouvées.

Pour faire connaissance avec ce génie exceptionnel, commencez par le Petit livre d’Anna Magdalena, les Petits Préludes et Fugues, et les Inventions. Et, à moins que vous ayez un très bon niveau de piano, vous pouvez écouter la crème : « lclavier bien tempéré » et « les variations Goldberg ».

Et vous, quel Bach aimez-vous ? Laissez-moi votre réponse dans les commentaires -^^-

Bach au piano

Vous en rêvez mais n’osez pas franchir le pas ? Vous souhaitez jouer ces pièces de musique baroque, mais vous ne savez pas pas quoi commencer. Je vous présente aujourd’hui un petit échantillon de la musique de Bach à jouer au piano. Une petite “compilation” d’1piano1blog sur le thème de Bach au piano. Vous trouverez dans cet article de la lecture, des partitions, des morceaux à écouter et un tutoriel complet.

Jouer Bach au piano, par où commencer ?

Puis pendant mon défi piano, j’ai eu l’occasion de vous jouer 3 pièces de Bach. Les 2 premières sont tirées du “Petit Livre d’Anna Magdalena Bach” et la 3e pièce est issue des “Petits préludes et fugues”. Ces pièces sont accessibles dès la 2e année de piano :

Le petit livre d'Anna Magdalena Bach

Voici deux pièces issues du petit livre d’Anna Magdalena Bach. Anna Magadelean était la 2e femme de Bach. Ce livre est un florilège de pièces adaptées à son niveau de piano. C’est souvent avec ce receuil que le pianiste en herbe débute avec Bach.

Le Menuet en Sol Majeur

Le menuet est à l’origine une danse à 3 temps.

Jouer le menuet en Sol Majeur présente plusieurs intérêts :

  • Pour travailler les extensions et la souplesse des doigts.  Le menuet débute avec les notes de l’accord de Sol Majeur. Comme les sons sont joués successivement, on dit que l’accord est joué arpégé. Ces arpèges sont joués en alternance à la main droite et à la main gauche. Jouer des accords arpégés demande une bonne extension des doigts car les touches sont écartées les unes des autres. C’est pour cette raison que tu vois mes mains dans une position en extension sur le clavier du piano.
  • Pour travailler l’indépendance des mains grâce au legato / non legato. Passé les accords arpégés, nous avons une main droite mélodique et une main gauche qui accompagne. Ce passage demande une bonne indépendance des mains. La main droite joue des notes liées et la main gauche joue des notes non liées. C’est une écriture typique de Bach.
  • Pour travailler les différentes types de déplacements sur le clavier. Dans ce menuet en sol, on joue dans la position de Sol au début de la pièce. Mais ensuite, il y a de nombreux déplacements. Les mains ne restent pas posées de façon statique sur les mêmes touches du clavier. Les mains se déplacent vers l’aigu, vers le grave en fonction des besoins. Pour les déplacements on utilise la technique du saut ou bien la technique du passage du pouce. 
  • Pour travailler la mémoire. Il est idéal pour travailler la mémoire. Dans ce menuet nous avons des répétitions. Dès le début, le motif sur l’accord arpégé de Sol est répété 2 fois. A la fin du menuet, la première partie du menuet est reprise à l’identique. On dit que nous avons une structure en ABA.  A représentant la première partie, B, représente la 2e partie et A : le retour de la première partie. Avoir des répétions nous aident à apprendre par coeur. Tout en ayant une vigilance accrue pour ne pas s’emmêler les pinceaux.

Le Menuet en Ré mineur

Jouer le menuet en ré mineur plaît un peu plus difficile.

La mélodie est plus difficile à mémoriser que la mélodie du menuet précédent. Elle bouge beaucoup passant du grave à l’aigu. Il y a beaucoup de déplacements, des sauts de 10e rapide à la main droite dans la partie 2 et des passages de pouce un peu partout.

D’ailleurs en parlant de pouce, admire ce beau pouce sur une touche noire à 0,04 minute. C’est là, une belle preuve qu’on peut mettre un pouce sur une touche noire. C’est vraiment la meilleure solution à cet endroit 🙂

Le petit prélude en do mineur issu des “petits préludes et fugues”

Cette fois-ci nous sommes dans une écriture totalement différente. D’une manière générale, l’écriture des préludes est plus abordable. Certains préludes sont même relativement facile. Prends le célèbre prélude en Do Majeur, d’un point de vue technique pianistique, il n’est pas difficile du tout. Sa difficulté est ailleurs : dans la mémorisation et l’endurance pour tenir dans la durée.

Ce Prélude en Do mineur a une écriture avec une main droite et une main gauche en alternance. Ce qui fait qu’il est très abordable pour le déchiffrage.

Par contre, la tonalité de Do mineur est difficile car nous avons 2 à 3 touches noires. Je dis 2 à 3 touches noires car Bach aime utiliser les différents modes mineurs dans ce morceau. Le mode mineur harmonique et le mode mineur mélodique descendant (ou mode mineur naturel).

Il y a 3 bémols à la clé  dans ce prélude : Si, Mi et La. Cela veut dire que ces 3 notes seront jouées sur les touches noires. Mais parfois, Bach utilise dans ce morceau des Si bécarres (le bécarre annule le bémol). Nous jouons alors, le Si sur une touche blanche du piano.

Jouer avec le Si bémol, c’est jouer avec le mode mineur naturel. Jouer avec le Si bécarre c’est jouer avec le mode mineur harmonique. C’est bien là, la difficulté du mode mineur chez Bach. Car il aime utiliser les différents modes mineurs.

Il faut donc une bonne gymnastique pour mémoriser les « Si » :  Si bémol ou Si naturel. (quand je dis Si naturel cela veut dire, le Si normal sur la touche blanche normale.)

Il utilise aussi le Fa #. Dans ce cas là nous serons en sol mineur. Le passage à Sol mineur est à 0,27 minute de la vidéo.

Une partition à jouer pour les “débutants” :

Dans le cadre des cours de piano solidaire libre et gratuit, j’ai partagé la partition du Petit Prélude en Do Majeur. Elle est accessible à partir de la 3e année de piano, voire la 4e année sur vous jouez les ornements.

Mais que sont les ornements me demandez-vous ? Les ornements ou ornmentations sont des petites notes ajoutées grâce à des signes au-dessus de la portée. Il y a les mordants, les grupettos, les trilles… Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous en dis plus dans le chapitre juste en-dessous. 

Je vous conseille de laisser de côté les ornements  au début. Jouez la partition telle quelle, c’est déjà difficile. Ensuite quand vous l’avez dans les doigts mettez en place les ornements tranquillement.

C’est important de savoir faire les deux car les ornements sont des notes ajoutées et ils peuvent varier en fonciton des pianistes.

Les ornements écrits sur la partition en-dessous sont tirés de la table des ornements de Jean-Sebasien BACH lui-même. Je préfère vous indiquer ces ornemens-là car en fonction des époques, les interprètes les jouent différement. Jean-Sébastien BACH a écrit une table des ornements. Je vous conseille de commencer par jouer ces ornements. Ensuite quand vous vous sentirez plus aguérri-e, vous pourrez vous inspirer de vos pianistes préférés.

La leçon sur les ornements chez Bach

J’ai écrit un article entièrement dédié aux ornements chez Bach. Il ne s’agit pas des relevés des ornementations chez les pianistes-concertiste, mais de la table des ornements écrites par Jean-Sebastien Bach lui-même. En tant que pédagogue, J.S. Bach a écrit une table pour référencer tous les ornements existants. Ainsi les apprenants peuvent se referrer à une source sûre pour jouer les ornements comme il faut. 

En suivant ce lien, vous aurez accès à la transpcrition de la table des ornementations. Vous y retrouverez les mordants, les grupettos… La table des ornementations de J.S. Bach.

Un tutoriel pour les "pianistes confirmés" :

Enfin pour les plus avancés d’entre vous, le tutoriel complet pour apprendre à jouer le célèbre Adagio en ré mineur de Marcello & Bach, BWV 974.

Suivi du cours complémentaire pour apprendre à jouer l’Adagio avec les ornements : Tous les ornements de l’adagio BWV 974 de Bach / Marcello.

Vous trouverez certainement parmi tout ce contenu quelque chose pour vous ! Choisissez une pièce intéressante et abordable pour vous et mettez-vous au piano.

Jouer Bach au piano est tellement plaisant, quand on commence à mettre son nez dedans, il est difficile d’en sortir !

Je vous souhaite : Bon Bach au Piano !

Leçon sur les ornements chez Bach

Les ornements ou ornementations sont très à la mode dans la musique ancienne. Il sont présents dans maintes et maintes musiques. Vous pourrez les repérer facilement sur vos partitions car ils sont écrits par des petits signes étranges que-dessus de la portée musicale. A l’écoute, les ornementations sont des notes jouées à toute vitesse.

Il est très fréquent de trouver des signes d’ornementation dans les parititons de Bach et de ses contemporains. Mais il est aussi très difficile de s’y retrouver car les ornements en musique sont joués différemment selon les époques, les pays et les compositeurs. 

Dans cet article, je partage avec vous  la table des ornements écrites par J.S. Bach lui-même. C’est une excellente base pour commencer à jouer les ornements dans les partitions de Bach. Ensuite, avec un peu d’habitude, vous pourrez être plus créatif ou vous inspirer du jeu des pianistes concertistes dans les oeuvres du répertoire.

La table des ornements de J.S. BACH

Les ornements sont « des petites notes (…) ajoutées par le compositeur pour enjoliver et agrémenter le texte musical et en augmenter la beauté ».

Au départ, les ornementations  étaient improvisés. Au milieu du XVIIe siècle l’art de l’ornementation atteint une extrême complexité. Avec le temps, ils deviennent de plus en plus souvent notés. Soit entièrement, soit avec des signes spéciaux.
Les compositeurs français et allemands publient leur table.

Les signes y sont répertoriés mais peuvent avoir une signification différente. La table des ornements de Bach apparaît dans le Klavierbüchlein für Wilhelm Friedemann Bach. Elle donne des indications sur l’interprétation des différents signes avec l’annotation suivante : «Explication des différents signes, montrant comment jouer certains ornements correctement». Et ça c’est Bach qui le dit !

Les ornementations ou embellissements sont formées par la note diatonique juste au-dessus ou en-dessous de la note principale. On commence toujours par la note auxiliaire, sauf pour l’exemple n°2. La première note est jouée exactement sur le temps. Le choix du ton ou le 1/2 ton est déterminé par la tonalité. Quand la tonique d’une tonalité mineure a un mordant, on prend la note sensible. Quand la note auxiliaire est jouée juste avant l’ornement, elle doit être répétée au début.

Les mordants

La note avec le signe est écrit dans la première mesure, la manière de jouer selon Bach est écrite dans la deuxième mesure :

Le mordant supérieur

Bach appelle cette figure le “trillo”. Aujourd’hui on l’appelle le mordant. Ce mordant est un battement commençant par la note supérieure. La note écrite est DO. Pour jouer le mordant supérieur, on commence par jouer la note immédiatement au-dessus du DO : le Ré. On termine par le DO. Pour jouer le mordant supérieur, on joue des battements : Ré-Do-Ré-Do-Ré-Do.

Le mordant inférieur

La 2e figure nous montre le mordant inférieur. Regardez bien, le signe est différent du premier car il est barré. Ce mordant inférieur commence par la note écrite. Il fait un aller-retour en passant par la note inférieure. On joue Do Si Do. C’est le seul ornement qui commence par la note écrite.

La double ornementation

Voici une double ornementation, le mordant supérieur suivi immédiatement par le mordant inférieur. Pourle jouer je commence par la note au-dessus, ici le Ré. ensuite je joue mes battements en enchaînant directement avec le mordant inférieur. Je joue : Ré do Ré do Ré do Si Do.

Le Grupetto

Bach n’appelle pas le grupetto : “grupetto”, mais “cadence”. Mais, de nos jours, le mot cadence désigne autre chose, nous y reviendrons plus tard. Le grupetto est noté avec un S allongé au-dessus de la note.

On part de la note supérieure, puis la note écrite, la note inférieure et retour sur la note écrite. Dans notre exemple, on part de la note juste au-dessue du Do. C’est à dire qu’on joue Ré, Do, Si, D,  Ré. À l’époque baroque, on parlait de « tour de gosier », vu dans “Les règles de l’Interprétation Musicale à l’époque Baroque” de J.C. Veilhan.

Les tremblements

Dans l’exemple 5, la petite cédille nous indique de partir de la note inférieure. ensuite c’est le même battement que celui du mordant supérieur. On joue : Si Do Ré Do Ré Do Ré Do.

Dans l’exemple 6, c’est le même procédé avec seulement la première note différente. La cédille est dirigée vers le haut. Le point de départ est le Ré. Pour jouer ce tremblement, je joue Ré Do Ré Do Ré Do Ré Do.  
***Doppelt (allemand) signifie double.  

Sortez vos lunettes ! Ou bien prenez une loupe. Dans l’exemple 7 et 8 , le mordant de la fin est barré. C’est très difficile à voir.

Les appogiatures

Exemple 9 appogiature inférieure et exemple 10, appogiature inférieure. C’est noté grâce à un petit “c” à gauche de la note. Ce signe est dirigé vers le bas ou vers le haut.

L’appogiature est le terme utilisé aujourd’hui pour désigner une dissonance appuyée sur le temps. Elle consiste à jouer une note voisine de la note attendue. Elle ne paraît pas fausse car elle se résout sur la note réelle (note faisant partie de l’harmonie, dans notre cas, note écrite).

Dans les exemples 11 et 12, nous avons 2 manières d’écrire l’ornementation pour un résultat identique.

 Avec ce guide, écrit par Bach vous pourrez jouer vos ornements de la manière approuvée par Jean Sébastien lui-même ! Mais ce ne sera pas toujours simple. Vous aurez de quoi réfléchir quand vous appliquerez cette table dans le contexte d’une œuvre de Bach.

Si cette table est correcte pour jouer Bach, elle ne l’est pas pour jouer d’autres compositeurs de la même époque. Chaque compositeur ayant ses propres codes.

Et vous, sur quelle oeuvre de Bach allez-vous appliquez ces ornements ? Partagez le dans les commentaires, merci !

76 réponses

  1. Bonjour, je déchiffre la fugue 914 et vos indications sont très précieuses, merci !

  2. bonjour
    je viens de découvrir votre blog en cherchant plus d’infos sur les ornements dans l’aria des variations Goldberg. J’adore mais ma technique est insuffisante pour les jouer toutes, mais l’aria, ça va ! Bach c’est pas facile et si on se trompe de doigté, on est fichu, au bout on n’a pas assez de doigts !! j’ai 67 ans, j’ai étudié le piano enfant , mais comme avec mes parents on a beaucoup bougé, j’ai eu beaucoup de profs de piano, et pas toujours des très bons; Et puis après le bac, terminé : fac, enfants, travail…je m’y suis remise avec un prof depuis une douzaine d’année, et c’est un vrai bonheur, parce que je fais toujours des progrès, en technique et en interprétation.
    pour en revenir à mon cher Jean Sébastien, j’ai écouté les versions enregistrées de grands pianistes avec la partition sous les yeux et je remarque que ce qui est joué en mordant inférieur est écrit en double (ce que ma prof m’avait indiqué)…
    en tous cas merci

    1. J’ai scrupuleusement recopié le manuscrit de la table d’ornementation de Jean Sebastien Bach éditée dans le Petit livre pour Wilhem Friedeman Bach. Il faut ensuite adapter selon les oeuvres 🙂

  3. Enfin le blog qui me convient ! Bravo pour la qualité de vos articles. Je travaille mon piano en “m’échauffant” avec deux inventions de JS Bach. Ensuite, je travaille des œuvres plus difficiles comme le prélude de la partita 1. Que pensez-vous de la pédale dans Bach ? On voit souvent de grands interprètes l’utiliser de façon ponctuelle…

    1. Tout d’abord je vous félicite pour vos échauffements. Jouer 2 inventions de Bach, c’est vraiment excellent. A continuer !
      Question pédale, je n’utilise que très peu dans les oeuvres de Bach.

  4. Bonjour, je travaille l’aria du Golberg au piano et au clavecin et j’ai des avis divergents. Faut-il jouer la petite note écrite en double croche avant le ré blanches dans les 2 ° et 4° mesures, 2° temps avant le temps ou sur le temps. En ce cas faut-il mettre en valeur les ré blanches ou la petite note d’appoggiature. La règle baroque veut l’ornement sur le temps, mais au piano, il parait qu’on peut faire autrement et mettre en valeur les blanches. Merci de me donner votre avis personnel. C’est un sujet de débat et on n’arrive pas à le trancher.

    1. Bonjour Isabelle, je comprends votre embarras devant votre partition. Pour ma part, je joue les ornements selon la règle baroque (qui peut changer en fonction des compositeurs!). Lorsque j’ai transcrit sur ce blog cette table d’ornementation de Bach, je voulais montrer le point de vue Bach lui-même. Et j’aime m’y tenir, alors je joue l’ornement sur le temps.
      Je vous souhaite beaucoup de bonheur et de plaisir avec cette magnifique partition ! 😉

  5. Bonjour,
    J’aime beaucoup Bach, tous les jours je joue le prélude en do majeur du clavier bien tempéré. Je n’arriverai jamais à me lasser de cet air. Actuellement j’apprends un autre prélude, en do mineur ( 999) c’est de loin mon préféré. Je débute au piano et le déchiffrage est encore pénible mais je joue une dizaine de mesures presque au tempo. Mais quel plaisir!
    La passion selon St Matthieu est l’une des mes oeuvres musicales préférées.
    Merci pour vos articles
    franck

    1. Bonjour Franck,
      je te comprends d’aimer Bach . Le prélude en Do mineur est une pure merveille, bon courage pour ton apprentissage !

  6. Bonjour,

    J’aime beaucoup Bach, je joue presque tous les jours plusieurs de ses inventions à 2 voix, et J’étudie pour le moment la sinfonia n° 15 à 3 voix, et bien que j’y travaille depuis plusieurs mois, je n’y suis pas tout encore tout à fait, mais ça ne me décourage pas, au contraire, en étudiant Bach, on apprend la rigueur et la précision, c’est très enthousiasmant.

    1. Bonjour Geneviève,
      merci partager votre passion pour Bach. Les inventions à 2 vois sont incontournables pour le pianisite. Je vais regarder de plus près à la sinfonia n°15, elle semble intéressante elle aussi 🙂

  7. Bonjour Aurélie. D’abord merci pour tout le travail que vous faites et les precieux conseils dont vous faites beneficier les débutants.

  8. Bonjour Aurélie et d’abord merci pour le travail que vous faites et qui profite à de nombreux débutants dont je fais partie. Bach est en effet un régal à écouter. Je me suis attaquée au bwv 974 que j’adore mais je peine car difficile à mon goût mais je persiste car la motivation est là et chaque petit pas gagné me comble de joie.

    1. Effectivement cet adagio est bien plus difficile qu’il n’y parait. Il faut déjà un bon niveau pour s’attaquer à ce morceau !

  9. Bonjour Aurélie,

    Merci pour cette mine de renseignements sur Bach. Je suis ravie de cette introduction à Bach car justement ma prof de piano vient de me donner à travailler 1 invention de Bach. Je fais du piano depuis 1 an, je me suis commis cette semaine un peu et, si les mains séparées ça va je trouve très difficile d’associer les 2 mains mais 100 fois sur le travail…comme disais le dicton.
    Merci
    Nathalie

    1. Bonjour Nathalie,
      oui Bach est très exigeant et toute la difficulté réside dans l’indépendance des mains.
      Avec la persévérance, on peut tout. Le secret est là.

  10. J’ai tenté BWV 974 et je n’ai pas eté convaincue….A voir avec d’autres morceaux peut-etre Mais merci pour ces explications

      1. Bonjour, je travaille cette partition depuis deux mois avec l’aide d’une vidéo sur YouTube tube… j’avance peu à peu… mais c’est vrai que c’est difficile car comme vous le dites, c’est un jeu de rythme et de gamme.. je m’interroge cependant car la partition jouée sur ma vidéo est transposée ! 5 tons d’écart avec la tonalité normale… je me suis posée la question de savoir si cette transposition était dû au fait que la partition ait pu être écrite pour un autre instrument (violoncelle ???) … en tout cas, J.-S. Bach m’a toujours plu. Mon premier professeur de piano m’avait fait apprendre une des pièces du livret de Magdalena… depuis que j’ai repris le piano, je essaye aussi de jouer d’autres pièces (entres-autres, celles écrite pour violoncelle). C’est en écoutant Pieter Wispelwey que m’est venue l’envie… J’ai la chance d’avoir un piano numérique de bonne qualité et lorsque je travaillais ces partitions, je cherchai le meilleur son de cello…. Cela m’a permis de me familiariser un peu avec le solfège… et les notes hors des portées je vous suis maintenant depuis plusieurs semaines, et vos intervention sont juste magiques et me permettent d’avancer. Je ne me suis pas inscrite à vos cours car je dois déménager prochainement (retraite oblige)… mais je pense que dans un avenir proche certaines choses seront sans doute possible… tout comme l’annonce que vous avez passée, il y a quelques jours… j’ai bien hésité à répondre. Le fait que je vais partir à la retraite m’a freinée dans cet élan… je me suis dit qu’il valait sans doute mieux laisser la place à d’autres, plus jeunes et dont le besoin d’avoir un revenu est plus important que pour moi qui suis en fin de carrière (informatique et assistance technique à distance). merci encore pour votre aide et vos conseils. Prenez soin de vous et de vos proches…. bien cordialement, Nathalie

  11. Bonsoir Aurélie.

    Oui j’adore Bach. J’ai joué “Jésus, que ma joie demeure – choral de la cantate n° 147 – en sol majeur”, vraiment magnifique. J’ai également joué “Musette – extrait du petit livre d’Anna Magdalena Bach”, superbe également. Ces deux partitions n’ont pas été faciles mais comme je le dis à chaque fois avec du travail et de la patience le résultat est au rendez-vous.
    En ce moment je joue “le chœur des Bohémiens et des Matadors de Verdi” ainsi que “Muzette de Robert de Visée où il existe la présence de mordants supérieurs”. Très joli.
    J’adore également Berlioz (la symphonie fantastique), Tchaïkovski (le lac des Cygnes),
    Schubert (la Truite) etc…
    Tu vois tu sais tout ou presque de moi. Jouer, jouer et jouer encore et encore, c’est ma
    passion. Je profite de ma retraite autant que cela m’est possible. A bientôt de te lire.
    Amicalement Dany.

    1. Quel beau programme Dany,
      je vois que Bach fait vraiment partie de ton répertoire et que cela s’étoffe avec de très belles pièces classiques et Romantiques.
      Merci pour ce partage, cela donne des idées de morceaux à jouer.
      Bravo pour cette motivation et je t’encourage à continuer. Je trouve ça génial !

  12. Bonjour,

    Et bien moi, je suis autodidacte et j’ai commencé le piano avec une petite prélude en do majeur.
    C’est ce qui m’a motivé pour la suite. Voilà maintenant 2 ans que je joue.

    1. C’est formidable de voir que Bach peut être joué dès les premières leçons de piano. Le prélude n°1 est très joli 🙂

  13. Bonjour Aurélie et d’abord merci pour tout le travail que vous faites et dont vous faites profiter les apprentis pianistes. Pour ma part j’aime beaucoup Bach ; je débute le piano et je me suis attelée au bwv 974 qui me touche particulièrement mais qui est difficile. Je persévère car je suis très motivée et ca je pense que c’est un des piliers de l’apprentissage. Et chaque progrès accompli me comble de joie. Merci encore pour votre générosité.

    1. Bravo pour cette motivation. Devenir pianiste demande de la persévérence et de la ténacité. Accrochez-vous !

  14. Bonjour ! moi je suis tombé amoureux de la Partita 2 en do mineur (BWV 826). C’est vrai que jouer du Bach est plus difficile qu’il n’y parait. Qu’il est difficile d’acquérir l’indépendance des 2 mains !

    Il faut persévérer !

    1. C’est tout à fait ça Christophe, il faut persévérer !
      La partita en do mineur est très belle, j’approuve totalement 🙂

  15. Bonjour. Je suis désolé mais je ne comprends pas. Avec vos explications sur les ornements, dans l’aria des variations Goldberg, je ne reconnais pas du tout la partition lrques j’écoulte Gould ou d’autres. Notamment le mordant commençant par la note supérieure n’est vraiment pas ce que j’entends (mais c’est ce que je vois sur la partition). Je suppose que quelque chose m’échappe.

    1. Bonjour François,
      ce n’est pas étonnant de ne pas comprendre quand on sait que chaque interprète joue le mordant à sa manière en respectant plus ou moins les indications de l’époque.
      Ici vous avez la table des ornements écrite par JS Bach lui même. Il l’a écrite pour donner le mode d’emploi aux instrumentistes.
      Je n’ai fait que la recopier.
      A vrai dire, les instrumentistes ne respectent pas souvent cette table.
      Voyez cette table comme une indication servant de base et faites comme vous le ressentez. C’est à dire :
      appliquez à la lettre les indications de Bach
      ou bien laissez faire votre instinct pour interpréter à votre manière.

  16. Oh lala…!!! tellement beau! et prenant! C’ est pour moi ce travail !. Il y a juste que je ne sais pas me situer sur mes capacités. 5 ans de cours mais je ne suis pas une flèche :)) .Je vais essayer de toutes façons . Je voudrais en tout cas éviter de télécharger et surtout imprimer les partitions que vous proposez. Il me semble avoir vu sur votre site un livret qui les regroupe mais je ne le retrouve pas .Mille fois merci , ne serait ce que pour le bonheur de l’envie de jouer .

    1. Bonjour Martine,
      merci pour votre commentaire chaleureux.
      je n’ai pas fait de livret car les partitions sont issues d’une méthode ou de recueil. Je mets le lien à chaque fois.

  17. Je trouve que Bach est difficile à jouer. Il faut avoir une bonne technique pianistique pour commencer. Les fugues me semblent difficiles comparées aux préludes ou aux inventions.
    Mais c’est tellement beau. Bach était un génie et un visionnaire.
    A lire le livre “Bach et le nombre” qui explique comment il composait ses oeuvres avec la symbolique des nombres.

  18. Je m’y suis remise à la quarantaine, et à l’orgue surtout ; j’ai eu la chance de tomber sur un élève de Marcel Dupré, un Maître, mais ça ne rigole pas !
    J’ai réussi à jouer la triple fugue de Bach avec lui, celle qui m’a scotchée à 18 ans, en écoutant Maître Fleury à la cathédrale de Dijon. Je n’ai eu de cesse de vouloir m’attaquer à cet instrument terrible qu’est l’orgue. Et je continue, sur un 3 claviers pédalier. Je suis en retraite depuis deux ans, j’en profite !
    Continuez, soyez tenaces, volontaires, combatifs, ne décrochez jamais, vous obtiendrez tout ce que vous voudrez. Nos aptitudes humaines sont phénoménales ! Bien cordialement, M. Ponsot

    1. Bonjour Michèle,
      quelle belle histoire !
      merci pour votre message si positif et encourageant. On a tant besoin d’un coup de pouce de temps en temps 🙂

  19. Bonsoir Aurélie, merci de votre réponse si sympa, et de toutes les autres belles histoires de ces musicien (ne) s qui représentent la Passion (sans jeu de mots pour Bach)
    que l’on a pour un, voire plusieurs compositeurs. En ce moment je joue Schumann, une esquisse, ce n’est pas Bach, certes, mais comme c’est beau, et difficile aussi !
    J’aime tellement Bach que j’ai fait un vitrail rond style Tiffany (un mètre de diamètre) sorti de mon imagination. Et qu’y a t-il à l’intérieur ? Bach, bien sur ! Autour, un clavier, et sur ce clavier, tous les 18 cm, un tuyau d’orgue ! Avec les porcelaines des jeux collées autour. J’ai mis un an pour le faire, comme pour jouer un prélude et fugue ! Bon courage à tous, mais quand on aime, on ne compte pas !

    1. J’adore cette idée d’être un artiste dans l’âme : pas seulement la musique mais aussi le vitrail. C’est magnifique !

  20. Bonjour, cela fait maintenant quelques années que je jour du piano et j’adore Bach. J’adore sa manière de faire “converser” les différentes voix. L’écriture de Bach est très riche et c’est un plaisir d’entendre tous son art du contrepoint. Alors c,’est vrai, je peut parfois être “saturée” par un trop plein de note au bout d’une heure de Bach mais c’est toujours un plaisir de s’y remettre le lendemain.
    En ce moment, j’essaye de jouer un de ses concertos pour clavecin (bwv 1058). c’est simple je ne peu plus m’en passer, j’ai ces mélodies entétantes en tête. Il m’arrive d’enregistrer la partie clavecin avec mon yamaha arius puis de jouer un autre voix juste pour la satisfaction de l’ensemble (je n’ai malheureusement pas de violoncelliste ou violoniste chez moi…).
    En ce qui concerne les pédales, je suis d’accords, à utiliser avec parcimonie; de toute manière Bach est souvent mieux au clavecin sans être un intégriste pour autant.

    1. Bonjour Baptiste,
      merci pour ton message. J’adore ta façon de travailler. Je vois que tu as déjà un bon niveau. En enregistrant et en jouant la partie du violoncelle, tu fais preuve “d’intelligence musicale”. Cela prouve que tu aimes vraiment ce que tu fais. Bravo !

  21. Bonjour Aurélie,
    Je n’aimais pas du tout Bach, plus jeune. Je me suis mise au piano sur le tard et ai commencé par apprendre seule le prélude en do majeur, et ai changé d’avis sur Bach. C’est un excellent morceau à apprendre pour les débutants, ça se corse juste à la fin et demande un peu de technique pour restituer quelque chose d’harmonieux.
    J’essaierai le prélude en do mineur, mais pour le moment je suis sur la sonate au clair de lune de Beethoven, et il y a du travail, surtout quand on est débutant !… mais j’y arriverai .
    Merci pour vos conseils.

  22. Merci Aurélie,
    Pour ce “chapitre” sur Bach. Les 8 bonnes raisons sont de très bonnes raisons, je suis de ton avis. Il est incontournable. Grâce à toi, j’ai découvert un doigté auquel je m’essaierai, et qui me semble complètement anti-naturel mais qui doit avoir sa raison d’être.
    Les oeuvres pour clavier sont difficiles, mais quand je le travaille, j’ai la sensation de travailler plusieurs difficultés en même temps, ce qui n’est pas pour me déplaire.
    Ce que je tiens à dire, c’est que la musique de Bach est cérébrale et fait appel à d’autres exigences que la plupart de ses contemporains.
    On lui “oppose” une alternative intéressante en matière de pédagogie : les sonates de D. Scarlatti. Qu’en penses-tu ?
    Merci encore et bonne journée !

  23. Bonjour Aurélie,
    J’aime aussi jouer du Bach, d’abord parce qu’il me remet les “humeurs” à l’endroit lorsque je suis triste ou perturbée; que je me sens un peu brouillon et que j’ai besoin d’accomplir une tâche qui demande d’avoir les idées claires. Il remet les choses à l’endroit dans mon âme et dans ma tête. Il en est ainsi depuis que j’ai 7 ans et j’en ai 75 maintenant. Grand merci à lui et à toi, chère Aurélie qui sert de guide sur le grand chemin de la musique.

  24. Merci pour ce long passage sur Bach. Depuis toujours j’aime ce compositeur qui m’a beaucoup inspiré. Je ne suis pas un grand pianiste et n’ai jamais suivit des cours avec un professeur. Je suis totalement autodidacte. Je suis compositeur depuis 1962 et membre de la Sacem mais non connu du grand public. Bach m’a toujours inspiré. Je fais partie des compositeurs de l’époque ou pour pouvoir déposé à la Sacem il fallait passé un examen prouvant que l’on connaissait la composition. Maintenant cela n’existe plus pour la variété. Du moment que vous publié vous touchez des droits.

  25. Bonjour Aurélie,
    Merci de nous parler de Jean-Sébastien Bach. J’aime sa musique. J’aime son écriture, les ornementations, pas toujours indiquées sur certaines partitions, mais qui sont si agréables à l’oreille, même si cela demande un certain temps d’entraînement pour les jouer. Quotidiennement, je rejoue le prélude n°1 (BWV846) que Caroline nous a expliqué dans les bonus des cours plaisir piano et je réécoute l’interprétation jouée si bien par Katia. J’ai appris les inventions1 et 4. Là, j’aimerais apprendre les Inventions n°8 de Bach.
    Je profite pour te souhaiterun joyeux anniversaire et longue vie Aurélie.
    Emilie

  26. Bonjour Aurélie,
    Bien sûr que Bach fait partie des artisans de la musique que nous connaissons, je ne connais pas de musiciens, ayant reçu une formation dite classique, même modernes rock, ne pratiquant pas l’art de la fugue du prélude où du concerto, personnellement j’aurais adoré pouvoir jouer un certain concerto italien en F BWV 971, peut être commencerais je dans cette vie pour le terminer dans la prochaine où pas.
    A Bientôt
    Jean Luc

  27. Bonjour Aurélie
    Je crois que le premier morceau que j’ai réussi à apprendre par cœur est le menuet en G dur BWV anh 114 de Bach. Je le joue ainsi que le canon de Pachelbel (en version arrangée) tous les jours. J’essaie d’y mettre un peu d’interprétation. Avant de commencer la formation de Plaisir piano, j’essayais d’apprendre Air on the G strings (aussi en version arrangée) que j’aime beaucoup, mais plus difficile pour moi, que j’ai abandonné et que je pense reprendre quand je serai arrivée au bout de la formation. Merci pour toutes ces informations données dans cet article sur Bach.

  28. J’ai un faible pour les variations Goldberg, qui ne sont pas de mon niveau malheureusement

  29. Pour composer comme il l’a fait toute sa vie avec une sensibilité et une virtuosité phénoménale ce fût sans doute un être inspiré et en harmonie avec la vie j’aurais beaucoup aimé le rencontrer

  30. Bonjour Aurélie, j’ajouterai une neuvième raison personnelle de jouer du Bach, sa musique swingue! Ceci étant dit j’ai apprécié votre transcription des ornements du prélude BWV 924 mais il y a quand même deux erreurs de recopie dans les mesures 1 et 7 : 2 suites d’accord identiques qui n’existent pas dans l’original. Je pense qu’on a déjà dû vous le dire. Bravo pour votre punch et pour votre amour de ce magnifique instrument. Moi, je vais continuer pour arriver à bout de ce prélude dont les ornements défient mes vieux doigts.
    Cordialement
    Gérard PASQUAL

  31. Bonjour,
    C’est vrai que lorsque j’étais enfant, je trouvais que Bach était un peu “ennuyeux”. Mais maintenant, plus j’avance, plus je trouve cette écriture fantastique. On peut jouer des dizaines de fois un morceau, et à chaque fois on découvre une nouvelle subtilité d’écriture. C’est pour cela que je partage ton avis sur la nécessaire analyse du morceau. Cela nous aide à entrer dans cette complexité toujours présente malgré les apparences. il est nécessaire de travailler énormément la technique pour jouer Bach comme si tout était simple!!! Pas de pédale, cela veut dire que les tenues de notes doivent être strictement respectées, le portando dont tu parles doit lui aussi être parfaitement équilibré, les ornementations sont parfois complexes à exécuter dans le tempo, et puis les différentes lignes mélodiques, qui se croisent, se répondent, passent d’une main à l’autre, bref tout cela est un vrai enchantement musical permanent. Je regrette maintenant d’avoir découvert cette richesse un peu tard. En ce moment, je travaille la partita n°1 et je reprends le concerto italien. C’est toujours un vrai bonheur.
    Merci pour ces analyses, et ce partage,
    Hélène

    Merci pour tes analyses.

  32. Ce que je préfère chez Bach, ce sont les suites pour violoncelle seul. Existe-t-il quelque part une adaptation pour piano ?

  33. bonjour Aurélie,
    J’aime écouter Bach sur grandes orgues. Une oeuvre que j’apprécie beaucoup et la messe en si mineur et les concertos brandebourgeois.
    Merci pour cette magnifique page sur Bach.
    Amicalement

  34. Jean Sébastien Bach représente pour moi la musique la plus pure qu’il puisse exister… Sa rigueur mathématique fait qu’il ne sera jamais démodé…
    Même le piètre pianiste que je suis arrive à se faire plaisir avec le début de la toccata en ré mineur la seule partition que j’ai pu apprendre seul avant de trouver un professeur de piano… j’ai aussi une anecdote amusante avec la partition de
    “la chorale du veilleur” qui est la seule partition que j’ai solfiée entièrement en la chantant le soir même du jour où je l’ai achetée

  35. Bonjour Aurélie

    Tout d’abord, j’espère que ton anniversaire c’est bien passé.

    J’ai quelques pages choisies de Bach avec les extraits de « Le petit livre d’anna Magdanela, Petits préludes et fugues, et Inventions à 2 voix. Tout un programme de travail avec des tonalités majeures, mineures, des altérations différentes de quoi faire travailler pour un bon moment avec de la patience et de la persévérance.

    J’aime jouer le petit prélude BWW999 excellent pour apprendre à jouer les accords en arpège.

    Compositeur baroque emblématique qui a inspiré de grands musiciens comme Chopin, Bach s’impose comme l’un des musiciens les plus influents pour les artistes de jazz, de Jacques Loussier à Keith Jarrett, en passant par Edouard Ferlet qui improvisent autour de sa musique en la faisant swinguer. L’écriture très rythmique et ses pièces courtes selon les jazzmen sont propices à l’improvisation.

    Je vous invite à aller sur internet pour écouter du Bach façon jazz. C’est un pur régal.

    Merci Aurélie pour tout ton travail.

    Sergio

  36. Bonjour Aurélie
    pour moi Bach est incontournable. Sa musique est comme divine et émotionnelle. j, apprécie de jouer les préludes et une invention . on apprend beaucoup en jouant BAch.
    Patricia

  37. Bonjour Aurelie,
    Je suis content que tu parles de Bach. Oui c’est un compositeur extraordinaire. Pourtant c’est vrai certains s’ennuient avec Bach!!!? Comme certains qui n’aiment pas les mathématiques…. Je ne sais pas pourquoi. En tous cas oui Bach est d’une extraordinaire richesse.
    Je n’aime pas tout Bach (et evidemment je ne connais pas tout …).
    Mais j’aime ce que j’ai joué: le largo du 1056 magnifique! (il me manque un petit orchestre, l’accompagnement au piano ne donne pas la même chose…, l’allemande BWV815 , le choral BWV 639 si profond, il faudra que j’apprenne le BWV 974 (Queffelec magnifique !), etc… le choix ne manque pas…
    Bon c’est vrai qu’il est difficile. L’independance des mains, les differentes voix, le son (nature, intensité;…) de chaque note (ce que j’appelle le rubato spatial par opposition à Chopin, mais il y a autant de sentiment dans Bach, l’expression est seulement differente )… Cela fait travailler et beaucoup apprendre.
    Les ornements : on est en plein dans le baroque. Cela me fait penser aux eglises baroques, mais … je préfère les romanes!…. Et puis les ornements étaient un peu fait pour le clavecin, non?. On peut ne pas les faire au piano (?)…
    Merci pour tes mails, ton travail que j’apprecie. Je vois que tu en as beaucoup vu ton annonce/demande et c’est tant mieux. Je comprends que tu ne puisses répondre à tout/tous.
    Dominique (l’autre…)

  38. Bonjour Aurélie,
    Voilà qui va me rafraîchir la mémoire. J’ai tendance à confondre les ornements, d’autant plus que, si je ne m’abuse, ils changent selon les époques, les compositeurs, c’est un peu le fouillis dans ma tête (et la flûte possède aussi les siens !).
    Merci pour cette bonne idée et ce précieux document.
    Bonne journée.

    1. Oui les ornements dont différents selon les époques, les pays et les compositeurs. C’est pour cette raison que c’est difficile de savoir jouer les ornements.

  39. Merci pour cet article très intéressant et enrichissant. Je connaissais certains mordants mais pas tous. Heureuse de les découvrir. Bonne journée Aurélie. Danielle.

  40. Bonjour Aurélie,
    Il y a une coquille dans la partition du petit prelude en do majeur : sur le 4eme temps de la première mesure le do se résout sur le si et il y a changement de position.
    Cordialement,
    Elie

    1. Bonjour Elie,
      Merci pour ta remarque. En effet, il y a une grosse coquille !

  41. Bravo Aurélie pour cette bio de Bach, et tout ce qui suit. Je suis entièrement d’accord avec toi. Je pense qu’en travaillant Bach, qui est tout de même très “cérébral” au bon sens du terme, on doit faire travailler des régions du cerveau pas assez sollicitées chez d’autres compositeurs. Et puis…. ça change un peu des études pour la main gauche de Czerny (qui ont le mérite d’exister); ça me fait penser ….euh oui : je vais m’y remettre !!! Merci et bonne journée Aurélie !

    1. Bonjour Claire,
      oui c’est sûr : Bach est vraiment un compositeur cérébral ! Et je suis comme toi, je joue avec davantage de plaisir un Bach qu’un Czerny !

  42. Bonjour Aurélie
    Moi aussi j’adore Bach. J,ai commencé par les petits préludes. Pour moi Bach me permet d’avancer et grâce a ta formation que j,ai suivi en 2017.J’ ai pu comprendre comment grâce a ce compositeur on pouvait apprendre par cœur un morceau. J, aime la répétition et les enchaînements dans Bach j, aime aussi ce coté des variations d,un thème a l’autre. Merci beaucoup pour expliquer les ornementations.
    Patricia du Canada

    1. Bonjour Patricia,
      je te retrouve fidèle au piano depuis plusieurs années. Je suis vraiment heureuse de voir ta progression et surtout de voir que tu as toujours autant de plaisir à jouer du piano.
      À bientôt !

  43. Bonjour Aurélie
    J,ai oublié de mentionner les inventions et les fugues de Bach. Plus on découvre Bach, plus on aime, préludes, menuets, inventions et ensuite on continue Quelle merveille sa musique si rigoureuse, et mathématiques
    Patricia

    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi Patricia ! Bach est un compositeur à apprivoiser.

  44. j’ai beau tout faire pour écouter du Bach les menuets préludes et autres mais son style reste trop convenu à mon goût. En tout cas avec cette article j’ai appris plein de chose sur cette personne humble et son parcours atypique de vrai passionné, merci mademoiselle Chevalier.

    1. Bonjour Jean-Marc,
      merci pour ton commentaire. Bach est un compositeur qui gagne à être connu, au moins pour son histoire. Après, je compreds tout à fait que le style ne soit pas ce que tu recherches.

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